Le chef du Parti québécois Jean-François Lisée

Jean-François Lisée assure ne pas avoir fait pression sur Guy Leclair

SAINT-CHARLES-SUR-RICHELIEU — Le chef du Parti québécois (PQ), Jean-François Lisée, a défendu jeudi sa gestion de l'affaire Guy Leclair, s'enorgueillissant d'avoir défendu jusqu'au bout le principe de présomption d'innocence.

«Je pense que j'ai été là-dessus un homme de principe. Les droits des citoyens ne changent pas parce qu'on est en campagne électorale», a-t-il plaidé en marge d'une annonce en matière d'agriculture.

«Moi, je pense que c'est un principe général de justice qui a guidé ma réaction», a-t-il ajouté, rappelant que le député sortant de la circonscription de Beauharnois avait clamé son innocence.

Ce dernier, contre qui des accusations de conduite avec les facultés affaiblies et de refus d'obtempérer à un ordre d'un agent de la paix avaient été déposées mercredi, a annoncé son retrait de l'équipe tard mercredi soir.

Il a posé un «geste politique de solidarité envers son équipe et sa cause», a commenté jeudi Jean-François Lisée.

Le chef du PQ a assuré jeudi que ni lui ni son entourage n'ont fait pression sur Guy Leclair pour l'inciter à jeter l'éponge. Il a indiqué n'avoir pas non plus tenté de retenir celui qui était député de la circonscription de Beauharnois depuis une dizaine d'années.

«Il a pris sa décision (...) J'ai respecté sa décision», a offert M. Lisée en point de presse à Saint-Charles-sur-Richelieu.

Le leader péquiste a déploré que la réalité politique d'une campagne électorale «préfigure le type d'un gouvernement qu'on veut avoir».

Il s'est félicité de n'avoir pas cédé lui-même à l'«énorme» pression - médiatique et politique - qu'ont les chefs politiques «tout de suite de discarter, enlever, tasser» certains candidats devenus embarrassants.