Le chef de la Coalition Avenir Québec, François Legault, en visite dans une résidence pour aînés, à Châteauguay, lundi.

Immigration: la CAQ gagnerait à mieux expliquer ses positions, selon un candidat

DELSON — Si le chef caquiste François Legault ne semble pas croire que son message sur l’immigration soit mal perçu auprès des communautés culturelles, l’un de ses candidats laisse entendre que le parti devrait mieux expliquer ses positions.

La Coalition avenir Québec (CAQ) tiendra un rassemblement militant dans Montréal-Nord, lundi soir, lors duquel elle mettra de l’avant cinq de ses candidats issus des communautés culturelles, dont le neuropédiatre d’origine haïtienne Lionel Carmant, qui tente de se faire élire dans Taillon, au sud de Montréal.

En entrevue en marge d’un événement en matinée à Châteauguay, M. Carmant a reconnu qu’il fallait expliquer davantage le message de la CAQ sur la baisse des seuils d’immigration.

«Ce sont des familles qui, depuis des générations, votent libéral. C’est de la résistance au changement. Et la seule façon de vaincre la résistance au changement, c’est d’expliquer son point», a-t-il expliqué.

«C’est difficile sur des clips télé de quelques secondes. Là on va être tous présents pour expliquer aux gens ce qu’on veut faire vraiment.»

Mieux intégrer à la société québécoise

La CAQ propose de baisser le seuil annuel d’immigration pour qu’il passe de 50 000 à 40 000. Le parti souhaite accueillir moins d’immigrants, pour, dit-il, mieux les intégrer dans la société québécoise.

Interrogé à savoir si les communautés culturelles comprenaient bien le message de son parti, M. Carmant a répondu par la négative.

«Non, parce que tout ce qu’on dit, c’est qu’on veut diminuer (les seuils), mais ce qu’on veut c’est améliorer, ensuite on va pouvoir augmenter», a-t-il soutenu.

«Moi, je donne toujours l’exemple du restaurant. On a un super restaurant, il y a 200 places, mais on a juste cinq serveurs. Après 30 minutes, moi je m’en vais.»

Le chef caquiste ne semblait pas penser que son message pouvait être mal perçu auprès des communautés culturelles.

«On a cinq candidats de la communauté haïtienne», a déclaré M. Legault en mêlée de presse à Delson.

«On sent qu’il y a un appui, en tout cas, dans la communauté haïtienne.»