Le maire de Québec Régis Labeaume

Hausse du nombre de nouveaux arrivants à Québec: toujours pas d’engagement du PLQ

S’il se dit favorable à la demande du maire Régis Labeaume d’accueillir à Québec 10% des nouveaux arrivants dans la province chaque année, le Parti libéral du Québec (PLQ) ne s’est toujours pas formellement engagé à y donner suite.

En point de presse, jeudi matin, le ministre sortant de la Capitale-Nationale, Sébastien Proulx, a réitéré que son parti «veut répondre favorablement» au maire de Québec, mais qu’il veut aussi «répondre favorablement à l’ensemble des municipalités» qui réclament davantage d’immigrants pour faire face à la pénurie de main-d’œuvre. 

Aucun engagement formel, donc, d’augmenter à 5300 le seuil de nouveaux arrivants dans la capitale chaque année, comme le réclame le maire Labeaume, qui veut faire passer la proportion absorbée par Québec de 6,2% à 10%. 

«C’est clair qu’on veut répondre favorablement à ceux qui veulent davantage d’immigration. Mais en passant, ce n’est pas la seule façon de combler les emplois, il y a aussi la formation [des travailleurs], il y a l’automatisation…» a souligné Sébastien Proulx, dont le parti veut aussi favoriser la participation des travailleurs expérimentés, des autochtones et des personnes avec un handicap sur le marché du travail.

Seuils d'immigration maintenus

Après avoir évoqué une hausse éventuelle du nombre de nouveaux arrivants, le chef du PLQ, Philippe Couillard, a promis plus tôt cette semaine de ne pas augmenter les seuils d’immigration avant d’être assuré que toutes les politiques d’intégration et de francisation «soient en place et fonctionnent».

Le premier ministre sortant a expliqué qu’il ne voyait pas la nécessité de toucher à la fourchette de 50 500 à 54 500 qui figure actuellement dans la planification gouvernementale.

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LABEAUME JUSTIFIE LA HAUSSE DE SALAIRE DU NOUVEAU DG DE LA VILLE

Les 15 000 $ de plus accordés au nouveau directeur général de la Ville de Québec, Luc Monty seront «remboursés dès la première semaine» selon le maire de Québec compte tenu du CV et des relations de la recrue.

Luc Monty a été sous-ministre des finances du gouvernement du Québec pendant sept ans et la Ville de Québec lui offre un salaire annuel de 314 000 $. «Pour aller le chercher, il fallait que je fasse ce qu’il faut», a justifié Régis Labeaume, qui s’est dit pas mal fier de son recrutement alors que la Ville de Québec n’était pas seul sur les rangs pour embaucher M. Monty. 

«Le plus gros projet qui s’en vient, c’est de gérer et d’investir trois milliards $ dans un système de transport structurant avec tout ce que ça comporte de négociations financières avec les deux gouvernements. […] Et Luc [Monty] connaît tout le monde, il a négocié avec le gouvernement fédéral pendant sept ans et il connaît tous les projets du gouvernement du Québec», a mentionné le maire de Québec.

M. Labeaume a confié connaître M. Monty depuis 15 ou 20 ans et qu’ils avaient «fait des choses» ensemble dans le passé. Luc Monty remplace André Legault, qui avait été embauché en 2013. Celui-ci était alors président-directeur général de la Commission administrative des régimes de retraite et d’assurances (CARRA). 

M. Legault qui devait prendre sa retraite a été convaincu par le maire Labeaume de devenir président du comité directeur du réseau structurant de transport en commun. Céline Fabriès