Depuis qu’on a signifié et confirmé à François Ouimet (photo) qu’on privilégiait la candidature de l’ancien hockeyeur Enrico Ciccone en lieu et place de la sienne, il a reçu de très nombreux messages de soutien et d’affection de la part de ses collègues députés libéraux, y compris de ministres.

François Ouimet remercie Jean Charest

Lorsqu’il était premier ministre, Jean Charest a toujours eu un véritable souci et beaucoup de considération humaine pour les membres de son caucus, témoigne le député François Ouimet, éjecté du groupe libéral par la haute direction du Parti libéral du Québec et par le premier ministre Philippe Couillard la semaine dernière.

Les propos de Jean Charest à son endroit ont agi comme un «baume» sur sa «blessure», confie le député de la circonscription de Marquette en entrevue au Soleil. «Un très grand baume», insiste-t-il.

«M. Charest a toujours eu ce côté humain. C’était très fort chez lui lorsqu’il était le chef du parti.» Le libéral déchu dit constater que c’est encore le cas.

Il prend soin d’ajouter que le prédécesseur de M. Charest, Daniel Johnson, «avait ce côté-là aussi».

François Ouimet ne mentionne pas le nom de l’actuel premier ministre, Philippe Couillard.

Lundi, alors qu’il était interviewé sur les ondes de la radio BLVD par Nathalie Normandeau, Jean Charest a déclaré que la décision d’expulser le député de Marquette «laisse une impression» d’«improvisation». M. Charest a jugé «étonnant» que M. Couillard ait montré la porte à ce député «très efficace» et «apprécié dans son comté».

Pour justifier sa décision, Philippe Couillard a expliqué avoir voulu faire de la place à un nouveau visage.

Les appuis des collègues

Depuis qu’on a signifié et confirmé à François Ouimet qu’on privilégiait la candidature de l’ancien hockeyeur Enrico Ciccone en lieu et place de la sienne, il a reçu de très nombreux messages de soutien et d’affection de la part de ses collègues députés libéraux, y compris de ministres. Même s’ils ne l’étalent pas publiquement, plusieurs sont mal à l’aise avec la décision de leur parti.

Des élus de la Coalition avenir Québec et du Parti québécois, ainsi que «des anciens chefs d’autres formations», lui ont aussi écrit.

François Ouimet a décidé de tirer un trait sur la vie politique. Il ne se présentera pas comme candidat indépendant. «Je n’ai pas envie de m’accrocher», dit-il simplement.

Jeudi, jour du déclenchement des élections, une publicité paraîtra dans un journal local de sa circonscription dans laquelle le député remerciera ses électeurs. Ce seront ses adieux politiques.