Le chef du Parti québécois Jean-François Lisée

Finies les attaques? Le chef du PQ promet une fin de campagne positive

LONGUEUIL — Après avoir été la cible de certaines critiques pour sa stratégie d'attaques contre Québec solidaire, le chef du PQ Jean-François Lisée a affirmé jeudi matin qu'il sera positif en cette fin de campagne, et martèle qu'il est «l'homme du rassemblement».

Et à ceux qui rêvent de l'indépendance du Québec, il lance cet avertissement: si le PQ n'est pas élu le 1er octobre, on s'éloigne sans contredit de cet objectif.

Le chef avait le ton beaucoup plus posé ce jeudi, à quelques jours de la fin de la campagne électorale.

Il a refusé de répondre à plusieurs questions l'amenant à critiquer la coporte-parole de QS Manon Massé, et n'a pas non plus voulu commenter la sortie acerbe, la veille, de l'ex-chef bloquiste Gilles Duceppe contre celle-ci. M. Lisée avait auparavant passé plusieurs jours à s'en prendre à la formation solidaire, qu'il accusait de camoufler son programme et d'avoir un «chef caché» qui tirait les ficelles.

Il ne faut pas personnaliser le débat, a-t-il dit jeudi matin à Longueuil. Il faut plutôt regarder les programmes.

Message rassembleur

M. Lisée ne promet pas qu'il n'y aura plus d'attaques de sa part contre d'autres chefs, mais soutient que cela ne sera pas la partie dominante de son message. Car celui qu'il veut faire passer est celui du «rassemblement». Mais pas derrière n'importe qui: seul le PQ peut incarner le changement, plaide-t-il.

Si une coalition possible a déjà été écartée par le chef péquiste, il promet, si son parti est élu, de travailler avec tous les autres partis au cas par cas, bref, dossier par dossier.

Sur la souveraineté, M. Lisée est d'avis qu'il a contré l'impression qu'il n'en parlait pas au cours de la campagne. La question avait été soulevée car le PQ ne promet pas de mener un référendum sur la souveraineté dans un premier mandat.

On a parlé d'indépendance tous les jours, a soutenu M. Lisée en point de presse jeudi matin.