Gabriel Nadeau-Dubois est venu au Grand Prix de Trois-Rivières vendredi pour discuter avec les gens des idées de Québec solidaire.

Bain de foule pour Gabriel Nadeau-Dubois

Trois-Rivières — Le co-porte-parole de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois, était de passage ce vendredi au Grand Prix de Trois-Rivières. Entouré de son équipe de candidats dans la Mauricie, M. Nadeau-Dubois a profité de l’après-midi pour rencontrer des citoyens sur place et discuter des idées que le parti compte présenter lors de la prochaine campagne électorale. Des idées qui tranchaient d’une certaine façon avec l’événement en cours, un événement appelé à évoluer selon Gabriel Nadeau-Dubois.

«On n’est pas ici pour faire la morale à personne. Le Grand Prix de Trois-Rivières n’est pas un événement parfait, mais s’est déjà amélioré dans les dernières années et continuera à évoluer dans les prochaines années. Toute la société est en train d’évoluer vers des modes de fonctionnements moins polluants», note Gabriel Nadeau-Dubois, qui parlait notamment des grands principes qui seront défendus dans le Plan de transition énergétique que compte proposer Québec solidaire.

Ce plan misera non seulement sur la bonification du transport interrégional, mais également sur l’électrification des transports. Et alors que le bruit des moteurs à essence se faisait entendre hors de la salle de presse où le politicien rencontrait les journalistes, il constate que des changements intéressants ont été apportés à la technologie, permettant de faire évoluer le sport de la course automobile.

Un point qui a particulièrement interpellé le directeur général du Grand Prix, Dominic Fugère, qui a voulu faire savoir à Gabriel Nadeau-Dubois que les voitures électriques faisaient déjà partie de l’univers de la course automobile à Trois-Rivières. «Nous on pense que la voiture électrique fait partie de l’avenir et ça va faire partie de notre avenir», a lancé M. Fugère.

Le co-porte-parole de Québec solidaire a notamment discuté des enjeux importants dans la région, à savoir l’accès à Internet haute vitesse et le transport interrégional. «Il y a un problème d’accès à Internet haute vitesse. Québec solidaire va avoir, durant la prochaine campagne électorale, une proposition concrète et audacieuse pour répondre à ce problème-là. Le modèle libéral qui est repris par la CAQ pour donner accès à Internet, c’est un modèle qui ne fonctionne pas. On donne de l’argent au secteur privé, on se croise les doigts pour que le secteur privé donne le service, mais dans les faits, ça ne fonctionne pas. On va proposer un nouveau modèle qui va répondre à un besoin dans plusieurs secteurs de la région», mentionne-t-il.

Même son de cloche pour le transport interrégional, où Québec solidaire s’engage à présenter un plan audacieux pour améliorer le service, note Gabriel Nadeau-Dubois qui déplore qu’à l’heure actuelle, une personne souhaitant se rendre de Trois-Rivières à Drummondville en transport en commun parcourra la distance en 5 heures.

ABI
En ce qui concerne le lock-out du côté de l’Aluminerie de Bécancour, Gabriel Nadeau-Dubois persiste et signe. «Il faut forcer la reprise des négociations et il faut menacer ABI. Si vous ne réglez pas, vous n’aurez plus de tarifs préférentiels. C’est aussi simple que ça», a-t-il lancé. Celui qui s’était rendu sur les lignes de piquetage cet hiver afin d’offrir son soutien aux travailleurs syndiqués martèle qu’il est inadmissible que des fonds publics servent à financer un lock-out.

«Quand on donne des tarifs préférentiels d’Hydro-Québec à une entreprise, il faut qu’il y ait une contrepartie. Une des contreparties est de maintenir des emplois de qualité dans les régions. En ce moment, ABI ne respecte pas sa partie du deal. Pour nous, il faut que le gouvernement mette ses culottes et force un règlement», martèle-t-il.

La tournée de l’équipe de Québec solidaire s’est poursuivie vendredi à Trois-Rivières, avec une visite à la microbrasserie Le Temps d’une Pinte ainsi qu’un bain de foule à l’Amphithéâtre Cogeco, avant le spectacle du Cirque du Soleil.

«On est en campagne électorale, l’objectif c’est de rencontrer les gens. C’est ce qu’on vient faire ici. Ce n’est pas en restant seul dans notre coin qu’on va convaincre les gens que Québec solidaire a un bon projet de société. Des gens qui appuient notre projet, il y en a partout. 60% des membres du parti sont à l’extérieur de Montréal. Notre défi est de montrer que ces propositions sont crédibles, réalistes, et que si les gens veulent du changement, il ne faut pas opter pour un changement superficiel», conclut-il.