Le chef libéral Philippe Couillard lors de son passage à la fête de la Fierté à Québec, en fin de semaine

Au tour des libéraux de promettre une meilleure couverture cellulaire

ÎLES-DE-LA-MADELEINE — Le Parti libéral renchérit pour brancher tous les Québécois à internet haute vitesse et étendre la couverture cellulaire partout d’ici à 2020: Philippe Couillard s’est engagé, lundi, à ajouter 200 millions $ de plus aux 300 millions $ déjà engagés pour y arriver.

Il en a profité pour décocher une flèche au fédéral, qui manque à ses responsabilités selon lui dans le domaine des télécommunications, tout en critiquant son inaction concernant les tarifs élevés en téléphonie et internet.

Ainsi, s’il est réélu, le PLQ porterait ses investissements à 500 millions $ sur cinq ans pour améliorer la couverture cellulaire et les services internet haute vitesse.

Actuellement, pas moins de 240 000 foyers n’ont pas accès à internet dans les régions et localités éloignées.

L’objectif serait d’assurer un service internet haut débit à 100 % des citoyens d’ici à 2020, tandis que 90 % d’entre eux pourraient avoir accès à internet fixe à très haut débit.

En conférence de presse à Havre-Aubert, aux Îles-de-la-Madeleine, M. Couillard a souligné que Québec doit intervenir, parce que ce sont des zones non rentables pour les grands fournisseurs de services internet.

Il a rappelé que c’est la responsabilité du fédéral, par la voie du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC), mais qu’il n’allait pas attendre Ottawa.

«Si le fédéral veut se joindre à nous, bienvenue, mais moi, je ne l’attendrai pas», a-t-il répété.

La Coalition avenir Québec (CAQ) s’était aussi engagée à investir 400 millions $ pour fournir un accès équivalent d’ici à 2022, mais M. Couillard a assuré qu’il ne s’agissait pas de surenchère du PLQ.

Le chef libéral a par ailleurs déploré le coût des services Internet et de téléphonie au Québec en s’en prenant au CRTC.

«C’est difficile à comprendre qu’on paie tant pour des services qui coûtent moins de l’autre côté de la frontière. Je peux comprendre qu’il y a des endroits plus isolés, de plus vastes territoires, qui peuvent expliquer certaines choses. Mais il y a plus d’explications à donner, plus d’actions à mener, pour qu’il y ait des prix plus compétitifs pour les consommateurs et les entreprises.»

S’il est réélu, M. Couillard s’engage également aussi à nommer un ministre des Régions qui se consacrerait notamment à développer des infrastructures numériques performantes.