L’orgue Casavant de l’église Notre-Dame-des-Sept-Allégresse n’a toujours pas trouvé preneur.
L’orgue Casavant de l’église Notre-Dame-des-Sept-Allégresse n’a toujours pas trouvé preneur.

Église Notre-Dame-des-Sept-Allégresses: que faire de l’orgue Casavant?

Amélie Houle
Amélie Houle
Le Nouvelliste
Trois-Rivières — Alors que la majorité du mobilier religieux des cinq églises du diocèse de Trois-Rivières qui ont récemment été vendues bénéficiera d’une seconde vie, un objet précieux a quant à lui plus de difficulté à trouver preneur. Il s’agit de l’orgue Casavant de l’église Notre-Dame-des-Sept-Allégresses qui est toujours en attente d’un nouveau propriétaire.

En effet, alors que le souhait de la paroisse était de voir l’orgue être relocalisé dans la salle rénovée J-Antonio-Thompson, les discussions entreprises en ce sens avec la Ville de Trois-Rivières au cours des dernières semaines n’ont finalement pas porté fruit, si bien que l’orgue est toujours disponible à l’heure actuelle.

Ainsi, l’énorme instrument se retrouve de nouveau sur le marché afin de trouver un nouveau propriétaire.

«La compagnie Casavant contribue, par son site Internet, à offrir cet orgue. Si aucun projet de relocalisation de l’orgue ne se concrétise dans notre région ou au Québec, l’impressionnant instrument pourrait bien résonner à nouveau, par exemple, aux États-Unis», pouvait-on y lire dans un communiqué envoyé aux médias, vendredi.

D’ailleurs, à cet effet, les responsables de la paroisse Du-Bon-Pasteur mentionnent ne pas vouloir tirer profit de cette vente, mais bien d’en faire bénéficier, encore une fois, la population mélomane ou religieuse.

De leur côté, les autres éléments du mobilier religieux, tels que des vases et objets liturgiques, des œuvres d’art, des statues et des croix de clochers ont trouvé preneur.

C’est notamment le cas de la croix du clocher de l’église Saint-Jean-de-Brébeuf qui sera relocalisée dans un mémorial préparé au cimetière Saint-Louis, en plus de celle du clocher de l’église Sainte-Marguerite qui prendra pour sa part place au cimetière Saint-Michel.

«La personne responsable au diocèse de la relocalisation du matériel pour le culte et l’art sacré nous informe des besoins dans les églises et chapelles de la Mauricie et nous aide à relocaliser des éléments. Les paroisses ou communautés chrétiennes de chez nous qui ont besoin de certains éléments peuvent prendre contact avec nous», explique l’abbé François Donaldson.

Il a toutefois été impossible d’en savoir plus sur le sujet vendredi, puisque personne n’a retourné les appels du Nouvelliste.

Suite des choses

Par ailleurs, en ce qui a trait à l’acceptation des offres d’achat non sollicitées pour les églises Saint-Sacrement, Saint-Jean-de-Brébeuf, Sainte-Marguerite, Notre-Dame-des-Sept-Allégresses et Jean-XXIII, les avancées sur le projet pastoral renouvelé visant à accompagner les communautés touchées par la perte de leur église devraient être connues au cours des prochaines semaines.

«Nous verrons à la poursuite des partenariats religieux tant avec les Franciscains qu’avec la cathédrale de Trois-Rivières, afin que la population du centre-ville soit desservie. L’Équipe pastorale paroissiale, avec l’implication de bénévoles ou d’éventuels nouveaux employés pastoraux, préparera ainsi un plan d’activités qui tiendra compte des défis de vivre la spiritualité catholique aujourd’hui», expliquait-on dans le communiqué.