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Les projets de gymnases prennent forme aux écoles Laflèche et Villa-de-la-Jeunesse

SHAWINIGAN — Les travaux entourant la construction des nouveaux gymnases des écoles Laflèche de Shawinigan et Villa-de-la-Jeunesse de Saint-Élie-de-Caxton s’amorceront dès cet été, a annoncé, lundi, la commission scolaire de l’Énergie.

Ces projets annoncés il y a quelques mois sont attendus avec impatience par les élèves et le personnel de ces établissements scolaires. «Avec des infrastructures sportives améliorées, les élèves des écoles Laflèche et Villa-de-la-Jeunesse pourront enfin profiter d’une plus grande offre d’activités scolaires et parascolaires, tant sportives qu’artistiques, à compter de l’année scolaire 2019-2020», se réjouit la commission scolaire, dans un communiqué de presse.

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École incendiée à Saint-Sylvère: la Commission scolaire critiquée

SAINT-SYLVÈRE — Le conseil municipal de Saint-Sylvère déplore le manque de transparence de la Commission scolaire de la Riveraine dans le dossier de la reconstruction de l’école incendiée l’été dernier.

C’est que les élus ont appris tout récemment l’existence d’une réponse ministérielle positive qui date du 9 novembre 2017. Dans une correspondance adressée à la directrice générale de la CS, Johane Croteau, le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur annonçait qu’un montant de 6 450 000 dollars était réservé dans le cadre du régime d’indemnisation. Pourtant, cette information n’a pas été divulguée lors d’une rencontre publique tenue ultérieurement, soit le 19 décembre 2017.

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«On s’explique mal cette radicalisation»

TROIS-RIVIÈRES — Jean-Marie Lafortune, président de la Fédération québécoise des professeur(e) s d’universités, qui représente 7000 des 10 000 professeurs au Québec, s’est rendu à l’Université du Québec à Trois-Rivières, jeudi, en soutien aux professeurs en lock-out.

Comme la plupart des gens, il n’a pas vu venir la décision. «On s’explique mal cette radicalisation de l’administration», dit-il. «Dans le contexte des négociations, c’est le geste le plus extrême qui puisse être posé», rappelle-t-il.

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Musulman(e)? Et après?

Trois-Rivières — Fortement intéressé par la question des préjugés et des stéréotypes, Mathieu Lizotte, étudiant à la maîtrise en éducation à l’Université du Québec à Trois-Rivières, comptera parmi les participants au 86e Congrès de l’ACFAS qui se déroulera du 7 au 11 mai. Sa présentation portera sur le guide pédagogique Québécois(e), musulman(e)... et après? auquel il a participé lors de sa création.

M. Lizotte fera alors le point sur l’implantation dans le milieu scolaire et la réception qu’a reçue ce guide élaboré par le centre Justice et foi en collaboration avec l’organisme LaVOIEdesFemmes et l’UQTR à la suite de l’exposition éponyme.

M. Lizotte a pu constater, lors de ses différentes visites dans des écoles, «un besoin d’outils, car le cours d’éthique et culture religieuse, malheureusement, est donné souvent par des enseignants qui ne sont pas formés là-dedans. On le donne en complément de tâche à des enseignants de français ou de mathématiques», constate-t-il.

«Même les enseignants qui sont formés en culture et éthique religieuse sont contents d’avoir des outils supplémentaires», dit-il. Ce que M. Lizotte a pu remarquer, en effet, c’est «l’imprévisibilité des élèves. On ne sait pas comment les élèves vont réagir par rapport à un sujet et on ne sait pas quand ce sujet-là va s’inviter dans notre classe. Donc, un enseignant de français peut dire: Je ne me sens pas à l’aise. Je n’ai pas d’outils. Je n’enseignerai pas ça. Il est toutefois possible que dans son manuel, il y ait des images stéréotypées. Il est possible qu’un élève ait des propos stéréotypés. C’est possible aussi qu’un événement soit survenu entre deux élèves sur l’heure du dîner et ça surgit dans sa classe en après-midi», fait valoir M. Lizotte.

Idéalement, il faut donc que les enseignants soient prêts, estime-t-il.

La perception du public à l’égard des musulmans a en effet été affectée par de nombreux événements largement médiatisés au cours des dernières décennies. Il suffit d’évoquer les attentats du 11 septembre 2001, la multiplication des discours politiques pour justifier les interventions militaires au Moyen-Orient, les débats sur les accommodements raisonnables, l’affaire Shafia, l’essor du groupe armé État islamique, les tueries à Charlie Hebdo et au Bataclan sans compter les tristes événements du Centre culturel islamique à Québec.

Comment, en dépit de l’imposant battage médiatique qui a accompagné ces événements, apprendre aux jeunes à réfléchir par eux-mêmes et à ne pas se laisser entraîner par les préjugés? Les moyens pris par le guide sont assez simples. Dans un des chapitres, on part, par exemple, d’une fausse prémisse voulant que «les adolescents sont paresseux» et qu’une étude le prouve. En apprenant à démanteler un tel préjugé, les jeunes sont amenés à faire le même processus envers les musulmans, et ce, en éliminant deux facteurs, la peur de l’autre et surtout, l’ignorance qui est souvent à l’origine de cette peur.

Face au préjugé voulant que les «musulmans vont nous envahir», par exemple, le guide rappelle qu’ils ne constituent que 3 % de la population québécoise. Quant au port du voile qui, selon les préjugés, est une obligation imposée par les hommes musulmans, le guide indique qu’en «Occident et au Québec en particulier, le voile est avant tout une question de choix.» Le guide précise toutefois que la pression, dans certains pays, est forte pour l’imposer, «mais ces pressions sont politiques et culturelles», souligne le guide. Quant aux fameux accommodements religieux, le guide indique que «dans une recherche réalisée en 2007 par Paul Eid pour la Commission des droits de la personne du Québec, on constate que pour la période 2000 à 2006, une demande d’accommodements religieux sur deux déposée à la Commission est attribuable à un plaignant chrétien». Reste à savoir, toutefois, si ces données ont changé depuis.

Lorsque l’élève explore le guide et répond aux pistes de réflexion qui lui sont proposées, «il n’y a pas une bonne réponse», explique M. Lizotte. 

«On n’est pas en mathématiques ou en sciences où l’on démontre que A plus B égale C. On attend que l’élève réfléchisse sur les questions d’éthique. Ça implique d’être ouvert à des points de vue qui peuvent être contraires aux nôtres. On doit accepter l’autre dans sa différence», plaide-t-il.

Notons que le guide est accessible gratuitement en ligne.

Le Congrès de l’ACFAS se déroulera à l’Université du Québec à Chicoutimi, cette année. Plusieurs institutions de la région y prennent part, dont l’UQTR, le Cégep de Trois-Rivières, le Collège Laflèche, la Commission scolaire de l’Énergie, le CIUSSS-MCQ, et le Centre d’études collégiales des premières nations Kiuna.