Les conférenciers des Journées de la persévérance scolaire seront l'artiste-peintre Marisol Saint-Onge et son conjoint, Alin Robert, que l'on voit à l'avant-plan, et Stephan Maighan et le comédien Martin Larocque.

Persévérance scolaire: trois conférenciers parcourront la Mauricie

À partir de lundi et jusqu'au 14 février se tiendra la cinquième édition des Journées de la persévérance scolaire en Mauricie. Le point fort de cette semaine sera la tournée de conférences que feront dans les établissements de niveau secondaire et collégial de la région Stephan Maighan, le comédien Martin Larocque, ainsi que l'artiste-peintre Marisol Saint-Onge et son conjoint, Alin Robert.
Chacun partagera un message à partir de son vécu. «On les choisit parce qu'ils ont un message important à livrer. Ils n'ont pas nécessairement décroché, mais ils ont eu un parcours difficile. Ça donne des modèles aux jeunes, qui vivent aussi des parcours difficiles, et l'idée qu'ils peuvent s'accrocher, croire en eux et réussir», a relevé la semaine dernière Katya Pelletier, chargée de projet au COMPERES (Comité mauricien sur la persévérance et la réussite scolaires) pour la TREM (Table régionale de l'éducation de la Mauricie).
Le directeur de l'école Avenues-nouvelles a pour sa part comparé la Semaine de la persévérance scolaire au Super Bowl. «Il y a une saison qui vient avec ça. Notre saison, c'est toute l'année durant. On est en recrutement: identifier ces enfants qui risquent de ne pas arriver à bon port, les accompagner au quotidien, les encourager, les aider à cicatriser leurs blessures pour les inciter à aller plus loin», a plaidé François Paré.
«On associe la persévérance à la continuité, au courage, à l'énergie, à l'entêtement, à l'insistance, à l'obstination, à la patience, à la ténacité. C'est un peu tout ça, la persévérance. C'est aider ces enfants à canaliser cette énergie-là», a tenu à souligner M. Paré.
Selon des données officielles, la Mauricie se classe au 11e rang sur les 17 régions administratives du Québec pour le taux de sortie sans diplôme ni qualification (taux de décrochage). En 2011-2012, il s'établissait (toujours en Mauricie) à 18,1 % dans le secteur public, en baisse sur l'année précédente. En combinant les secteurs privé et public, on obtient un taux de décrochage de 19,3 % pour 2010-2011. «Il y a encore un élève sur cinq qui décroche», fait remarquer Mme Pelletier, qui est encouragée par la courbe descendante à ce chapitre au cours des dix dernières années.
Autre note plus positive: le taux de diplomation en cinq ans est en croissance. Il est passé de 56 % qu'il était pour la cohorte de 2004-2009 à 59,4 % pour celle de 2005-2010. De plus, il y a également une hausse chez ceux qui obtiennent leur diplôme d'études secondaires en sept ans au lieu des cinq ans prescrits. Le taux est passé de 70,3 % pour la cohorte de 2004-2011 à 72,5 % pour celle de 2005-2012. «Pour nous, c'est un gain important», se réjouit Mme Pelletier, qui ajoute: «L'idée, c'est de persévérer».
Mais l'objectif à atteindre est plus élevé encore. «C'est un défi de taille. En Mauricie, plus qu'ailleurs, au niveau socioéconomique, ce n'est pas ce qu'il y a de plus intéressant. Par contre, on travaille fort pour maintenir un niveau de persévérance le plus acceptable possible. Notre but visé demeure le même: 80 % pour l'obtention d'une première diplomation (avant 20 ans). C'est l'objectif ultime qu'on veut atteindre à ce chapitre», a affirmé Denis Lemaire, représentant des carrefours jeunesse-emploi de la Mauricie.
L'horaire des Journées de la persévérance scolaire est disponible à www.soyonscomperes.com.