Jean-Roch Ottawa, chef du Conseil de bande de Manawan.

Les élèves de retour en classe à l'école primaire à Manawan

La fermeture de l'école primaire de la communauté atikamekw de Manawan aura été de courte durée. Les quelque 500 élèves et membres du personnel ont pu réintégrer le bâtiment, lundi. L'école était fermée depuis mercredi dernier.
Des mesures exceptionnelles avaient dû être prises par la direction des services éducatifs de la communauté de Manawan après que des élèves et des membres du personnel de l'école primaire Simon-P.-Ottawa eurent ressenti certains malaises, dont des nausées, des maux de tête et des étourdissements.
Le conseil des Atikamekw de Manawan a fait savoir qu'une firme spécialisée a procédé à des tests d'air à l'intérieur du bâtiment. Selon les résultats, il n'y a aucune émanation de gaz dangereux. Des travaux de remplacement des appareils de chauffage pourraient être à l'origine du branle-bas de combat.
«Des machineries lourdes travaillent à proximité de l'école et probablement que les émanations de gaz d'échappement se sont retrouvées à l'intérieur par le système de ventilation et le va-et-vient des travailleurs de l'extérieur au sous-sol a fait en sorte qu'il y a eu des courants d'air trop fréquents et a entraîné des odeurs de mazout dans l'école», a tenté d'expliquer Annette Dubé, directrice des services éducatifs du Conseil de Manawan.
Selon les experts, la concentration était trop faible pour être considérée comme dangereuse pour la santé, mais elle pouvait créer de l'inconfort aux usagers.
Le conseil des Atikamekw de Manawan a aussi fait savoir que le service de l'aménagement communautaire travaillait avec la firme d'ingénieur responsable des travaux et l'entrepreneur général afin de trouver une solution pour éviter qu'un tel événement se reproduise.
«Il y a peut-être autre chose aussi. On n'est pas certain. Alors, il y a encore des gens d'une firme de l'extérieur qui sont encore sur place pour évaluer toutes ces choses-là. L'école c'est quand même une vieille bâtisse, elle a été construite en 1969», a mentionné le chef de la communauté, Jean-Roch Ottawa.
Ce dernier avait pressé la ministre des Affaires autochtones et du Nord, Carolyn Bennett de prendre le dossier de l'école primaire en main. Une école qui, selon lui, a atteint la fin de sa vie utile.
«L'école est désuète et il y a aussi le manque d'espace. Ça nous prend une nouvelle école ici à Manawan. Une école moderne avec les commodités d'un établissement qui va faire en sorte que nos jeunes puissent réussir. C'est aussi pour que le personnel puisse bien travailler. Ça fait 10 ans qu'on fait des démarches pour avoir une nouvelle école. C'est long 10 ans», a souligné le chef du Conseil des Atikamekw de Manawan.
«On est toujours en attente d'une rencontre avec la ministre pour lui déposer en main propre notre projet, les études, les devis pédagogiques, les rapports... On n'a pas de nouvelles», a-t-il ajouté.