La Commission scolaire du Chemin-du-Roy n'est pas encore en mesure de se prononcer sur l'avenir de l'école Marie-Immaculée.

L'avenir de l'école Marie-Immaculée toujours incertain

La Commission scolaire du Chemin-du-Roy ne possède pas encore toutes les informations nécessaires afin de décider ce qu'il adviendra de l'école Marie-Immaculée de Maskinongé. Chose certaine, les élèves termineront la présente année scolaire dans les classes aménagées dans le centre communautaire de la petite localité.
C'est ce que la direction de la Commission scolaire a confirmé à la cinquantaine de parents d'élèves qui étaient présents lors de la courte séance d'information qui s'est tenue avant la rencontre de début d'année à laquelle la direction et les enseignants de l'école les avaient conviés.
Fait à noter, le président de la Commission scolaire, Claude Lessard, la directrice générale, Hélène Corneau, ainsi que le directeur des ressources matérielles par intérim, Stéphane Ayotte, s'étaient déplacés pour la séance d'information qui n'a duré qu'une quinzaine de minutes. D'autres membres de l'état-major de la Commission scolaire et le député de Maskinongé, Marc H. Plante, étaient également présents.
Rappelons que la rentrée des classes de septembre s'est faite dans le centre communautaire pour les élèves de maternelle à deuxième année de Maskinongé. La Commission scolaire du Chemin-du-Roy les avait initialement déplacés à cet endroit en février dernier après que des fissures eurent été observées dans la structure de l'école construite en 1952.
Le directeur des ressources matérielles soutient que des analyses plus approfondies, visant à déterminer la nature du sol ainsi que l'état de la structure et des fondations du bâtiment, seront nécessaires avant de prendre une décision. Ce dernier ajoute que les résultats de ces analyses, qui devraient être disponibles plus tard cet automne, permettront de choisir entre plusieurs scénarios.
«Il faut arriver avec une étude comparative pour savoir si nous apportons des correctifs [au bâtiment], on le reconstruit ou bien on agrandit l'école Saint-Joseph [qui accueille tous les autres élèves d'âge primaire de Maskinongé]», explique M. Ayotte avant de préciser que les scénarios des travaux correctifs et de l'agrandissement de l'école Saint-Joseph sont les plus probables pour le moment.
Afin que le dossier chemine le plus rapidement possible, M. Ayotte espère que les spécialistes seront en mesure de déposer les rapports au mois de novembre afin qu'une décision puisse être prise avant le congé des Fêtes.
Toujours dans le but d'accélérer le processus, la Commission scolaire formulera très rapidement une demande d'ajout d'espace au ministère de l'Éducation afin d'être fin prête si le scénario de l'agrandissement de l'école Saint-Joseph devait être préconisé. Les commissaires adopteront d'ailleurs une résolution en ce sens lors de la prochaine séance ordinaire, prévue pour ce mercredi.
«On a vu arriver ça avec les rapports des analyses préliminaires, alors on s'est dit que l'on devait travailler sur plusieurs scénarios. Et la date magique était le 22 septembre pour un agrandissement. Sinon, on aurait été reporté d'un an», indique le directeur des ressources matérielles.
En ce qui a trait aux raisons pour lesquelles la décision n'est pas encore prise, et ce, même si l'affaissement a été constaté en février dernier, la Commission scolaire rappelle que les spécialistes doivent suivre un processus précis dans un tel cas. Elle attribue donc les délais à cette marche à suivre.
«On ne peut pas abandonner ou aliéner un bâtiment comme ça sans être allé au fond des choses», mentionne M. Ayotte.
Pour l'instant, la Commission scolaire n'est pas en mesure de s'avancer sur les coûts des différents scénarios.
Pour sa part, le député Marc H. Plante assure que le ministre de l'Éducation est déjà au fait de la situation et qu'il allait tout faire pour que les choses bougent rapidement.
«La priorité, c'est de garder les enfants à Maskinongé», lance-t-il.