Les élèves de l'école Marie-Immaculée de Maskinongé feront leur rentrée scolaire 2017-2018 au centre communautaire.

La rentrée 2017-2018 de l'école Marie-Immaculée se fera au centre communautaire

La rentrée des classes de septembre de l'école Marie-Immaculée, à Maskinongé, se fera de nouveau dans le centre communautaire de la municipalité. La Commission scolaire du Chemin-du-Roy a annoncé, jeudi, que le rapport des ingénieurs chargés d'effectuer des tests sur le bâtiment de l'école serait remis durant la période estivale et analysé par la suite.
On se souviendra que les 76 élèves de maternelle à deuxième année de cette école ont dû être déplacés en février dernier après que des fissures eurent été observées dans la structure du bâtiment de l'école. Des ingénieurs ont alors recommandé que des tests plus poussés soient effectués sur la structure afin de connaître les travaux qui devront être réalisés. Du même coup, le scénario retenu par les gens de la communauté a été de déplacer les élèves vers le centre communautaire, où quatre classes ont été aménagées pour eux.
Selon la Commission scolaire, «c'est en septembre, lors de la rencontre de parents, que les conclusions du rapport d'expertise seront présentées». Selon la conseillère en communication, Anne-Marie Bellerose, il serait pour le moment prématuré de s'avancer sur un possible échéancier des travaux à réaliser, ou même sur les coûts liés à un tel chantier. Ainsi, les élèves reprendront le chemin des classes vers le centre communautaire, où ils passeront une partie de leur année scolaire 2017-2018, une partie encore impossible à définir dans le temps.
Le maire de Maskinongé Roger Michaud indique que d'accueillir les enfants au centre communautaire ne sera certainement pas un problème, d'autant plus que les lieux avaient été réservés au moins jusqu'en décembre prochain, et que l'option de prolonger reste toujours sur la table. L'organisme sans but lucratif qui gère le centre communautaire a accepté de louer ses locaux sans problème pour poursuivre l'installation de ces classes de fortune.
«Ça s'est avéré être une très belle alternative pour les élèves et aussi pour les professeurs. Depuis février, on a eu que de bons commentaires, même que les professeurs nous disaient qu'ils voulaient acheter le centre communautaire», a indiqué en riant le maire Michaud.
Seul le groupe de l'AFÉAS a dû céder sa place pour que l'école puisse aménager quatre classes afin d'accueillir les 76 élèves pour le reste de l'année. Le groupe a toutefois pu être relocalisé au centre des loisirs Desjardins.
«Pour nous, de prolonger la prochaine année scolaire là, ce n'est vraiment pas un problème. Ils sont bien installés. Et notre but était surtout de garder nos jeunes chez nous plutôt que de les envoyer dans des locaux vides à Louiseville ou ailleurs. Comme municipalité, on veut faire le maximum pour attirer et garder les jeunes familles, alors si les élèves peuvent aller à l'école dans la municipalité, c'est ce qu'on va privilégier. Tant qu'ils auront besoin, on va tout faire pour aider la Commission scolaire», indique Roger Michaud.
D'ailleurs, la Commission scolaire a tenu à souligner le partenariat développé avec la Municipalité durant cette période un peu inhabituelle. «On les remercie pour leur collaboration. Tout a bien fonctionné depuis qu'on a déplacé les élèves. Et comme ils ont terminé l'année scolaire à cet endroit, la rentrée sera relativement normale pour eux car ils vont retrouver leurs habitudes», note Anne-Marie Bellerose.