Marylène Ménard, présidente du Comité de mobilisation pour l’agrandissement de l’école Notre-Dame.

École Notre-Dame: une vidéo et une pétition en attendant l'agrandissement

Le Comité de mobilisation pour l’agrandissement de l’école Notre-Dame de Notre-Dame-du-Mont-Carmel ne lâche pas le morceau.

Il vient de lancer, dans les réseaux sociaux, une vidéo de deux minutes qui met en évidence l’étroitesse du bâtiment dans lequel les élèves doivent évoluer et la nécessité de leur offrir plus d’espace.

On peut voir et partager cette vidéo sur la page Facebook Agrandissement de l’école Notre-Dame.

On y apprend que depuis 1996, la population de Notre-Dame-du-Mont-Carmel est passée de 4835 à 5800 personnes.

La présidente du Comité, Marylène Ménard, rappelle que la capacité maximale de l’école est de 400 enfants. Or, ils sont 430 cette année, dit-elle et ce nombre va encore grossir en 2019.

Le manque de vestiaires fait en sorte qu’il faut faire de la place pour les manteaux et les bottes à même les classes.

Plus de 300 enfants dînent à l’école et, par manque d’espace, c’est aussi dans les classes qu’ils mangent leurs repas. C’est également dans leurs classes que se font certaines activités de la garderie.

Les familles de Notre-Dame-du-Mont-Carmel, rappelons-le, tiennent à ce que leurs enfants fassent leur parcours scolaire dans la municipalité où ils habitent.

Mardi, au retour du long congé pascal, une pétition de 2000 signatures a d’ailleurs été remise à ce sujet au député de Saint-Maurice, Pierre Giguère, qui la déposera sous peu à l’Assemblée nationale.

La député entend la déposer «le plus vite possible et dans les règles de l’art». Il se dit optimiste, car le dossier «est encore sur la table, ce qui est une excellente nouvelle», estime-t-il. «C’est un dossier compliqué», précise-t-il, parce que «Shawinigan-Sud est tellement près et il y a des locaux libres.»

Néanmoins, le député se dit en faveur du projet d’agrandissement. «On ne veut pas diviser les familles», dit-il en indiquant que la qualité de vie est importante et qu’en faisant tout leur parcours scolaire primaire au même endroit, les plus vieux peuvent garder les plus jeunes après l’école dans les familles où il y a deux, trois ou quatre enfants.

Il y a longtemps que le Comité demande, sans succès, d’obtenir une rencontre avec le ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx. Mme Ménard raconte que cette rencontre a finalement eu lieu à l’improviste dès que le comité a appris que M. Proulx serait présent au Salon du livre de Trois-Rivières où il présentait son ouvrage Un Québec libre est un Québec qui sait lire et écrire. Aucun sous-entendu d’engagement ni de promesse n’est toutefois ressorti de cette rencontre improvisée, dit-elle.

Mme Ménard indique que le comité doit absolument tirer partout, présentement, pour se faire entendre puisque les décisions concernant les agrandissements et constructions d’écoles, au Québec, se font en avril, c’est-à-dire ce mois-ci et seront annoncées en juin, ce que confirme le député Giguère.