L'intimidation est toujours présente dans les écoles. Les victimes comme les témoins ont toutefois plus tendance à dénoncer rapidement.

Distinction entre conflits et intimidation

La professeure au département des sciences de l'éducation à l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), Geneviève Bergeron, explique qu'il est important de faire la distinction entre les conflits normaux et ceux qui relèvent de l'intimidation.
«L'intimidation se caractérise par le caractère répétitif et la persistance des gestes de celui qui intimide. La personne qui la subit souffre de manière importante et significative», explique la professeure qui tient à préciser que ses propos ne concernent pas le cas précis de l'école Immaculée-Conception. 
Geneviève Bergeron rappelle toutefois que Québec «a déployé de grands efforts dans la lutte contre l'intimidation à travers sa Stratégie gouvernementale de mobilisation de la société québécoise». L'application de cette stratégie est toutefois variable d'un établissement à un autre. «Pour différentes raisons, les plans ne respectent pas toujours certaines conditions gagnantes, leur efficacité en est affectée», note-t-elle.  
«La collaboration entre les parents et l'école est essentielle dans la lutte contre l'intimidation car il s'agit d'un phénomène qui résulte de l'interaction entre plusieurs facteurs liés à l'élève et au milieu social et scolaire dans lequel il évolue.»
La vigilance envers les comportements d'intimidation ne doit pas être baissée, affirme la spécialiste. «Il importe de ne pas tolérer les comportements d'intimidation, même s'ils paraissent inoffensifs et isolés au premier regard. Dans le contexte actuel, il importe de tenir compte du fait que plusieurs enseignants sont surchargés et épuisés, ceci rend plus difficile le développement d'une intervention concertée.»