Les élèves de l'école primaire Marie-Immaculée de Maskinongé devront être déplacés dans les locaux de la Municipalité en raison de fissures apparues dernièrement sur le bâtiment scolaire.

Des élèves de Maskinongé déplacés

Alors que des fissures inquiétantes viennent d'apparaître dans leur école, les 76 élèves de l'école primaire Marie-Immaculée devront terminer l'année scolaire dans les locaux de la Municipalité.
Les parents des élèves de l'école Marie-Immaculée ont opté à l'unanimité jeudi soir pour le déplacement des élèves dans les locaux de la Municipalité.
Des analyses plus poussées du sol et de la structure du bâtiment détermineront dans les prochains mois le véritable état de santé de l'école de la Commission scolaire (CS) du Chemin-du-Roy. 
La direction de l'école et de la CS a dressé jeudi soir le portrait de la situation aux nombreux parents présents lors d'une rencontre spéciale. Elle a expliqué qu'en avril 2015, une fissure a été observée et un mur était légèrement décalé.
Dès lors, la CS a donné le mandat à une firme d'ingénierie de faire la lumière sur la situation. Les ingénieurs ne déterminaient toutefois pas à l'époque que la sécurité des élèves et du personnel était compromise.
En février 2017, de nouvelles fissures ont été découvertes dans l'école. La même firme a aussitôt été mandatée afin d'étudier la situation. Les ingénieurs recommandent maintenant de faire des tests plus poussés dans les quatre prochains mois.
Sans ces résultats, il est impossible à l'heure qu'il est de connaître le véritable état de santé de l'école ni même si elle pourra accueillir à nouveau des élèves en septembre prochain.
«Afin d'assurer la sécurité des élèves et des membres du personnel, la CS recommande donc de déplacer les élèves dès la semaine prochaine», a affirmé devant les parents réunis le président de la CS du Chemin-du-Roy, Claude Lessard. «Nous n'avons pas tardé à prendre des mesures.»
D'ici les quatre prochains mois, les analyses détermineront s'il y a un risque important pour la sécurité des élèves. Bien qu'ils estiment qu'il n'y a pas de risque imminent pour la sécurité des occupants de l'école, les ingénieurs concluent que les risques seront accrus lors de la période de dégel. La directrice générale de la CS, Hélène Corneau, n'hésite pas à parler de travaux de réparation qui pourraient s'élever à 1 million $. 
«Nous allons tenir les parents informés de la situation. Mais je ne peux pas vous promettre que les élèves seront de retour en septembre», avoue Mme Corneau.
La direction de l'école a envisagé plusieurs possibilités pour relocaliser les 76 élèves répartis dans quatre classes. Tous les locaux disponibles dans les écoles primaires des communautés avoisinantes ont été répertoriés.
Dans les circonstances, la direction de l'école assure que la qualité de l'enseignement et des services sera maintenue. «Les élèves sont des tout-petits. Nous ne voulons pas les chambouler», affirme Martine Paquin, directrice de l'école Marie-Immaculée. 
Deux scénarios ont été proposés pour le retour en classe le 23 février. Le premier scénario prévoit de relocaliser le groupe du préscolaire de 5 ans et des deux groupes de 1re année à l'école Saint-Justin, dans la municipalité voisine. Le groupe de 2e année serait relocalisé à l'école Saint-Joseph de Maskinongé. Le transport scolaire et les services de garde seraient aménagés en conséquence.
«Nous sommes conscients que nos écoles sont petites. Nous allons devoir ajuster les installations. Mais nous avons la collaboration des équipes-écoles», a précisé Mme Paquin avant que les parents ne rejettent cette option. 
Le deuxième scénario consiste à offrir les cours dans les locaux de la Municipalité de Maskinongé. La Municipalité a proposé à l'école d'utiliser son centre communautaire et son centre des loisirs. Cela permettrait d'éloigner le moins possible les élèves de l'école. Le maire de la localité, Roger Michaud, avoue en entrevue qu'il devait offrir cette option à la CS. 
«Je dois en discuter avec le conseil municipal, mais je vois mal la Municipalité charger un loyer pour que nos enfants utilisent ces locaux. Et leurs parents payent des taxes scolaires et municipales», précise le maire. 
Unanimement, les parents ont donc opté pour utiliser le centre communautaire et le centre des loisirs de la Municipalité de Maskinongé. Les parents souhaitaient garder les quatre groupes dans le même environnement. Le service de garde doit toutefois être déplacé à l'école Saint-Joseph de Maskinongé.