La directrice générale du SSM, Stéphanie Plante.

Des écoles intègrent une deuxième semaine de relâche

Les élèves du Séminaire Sainte-Marie pourront bénéficier d'une seconde semaine de relâche en novembre, à partir de l'an prochain, tandis que le Collège Notre-Dame-de-l'Assomption, lui, annonce la création d'une semaine pédagogique. L'École Vision, de son côté, applique déjà cette mesure qui fait son nid dans la région tranquillement.
La directrice du SSM, Stéphanie Plante, estime que cette mesure «fera toute la différence» pour permettre aux élèves de se rendre aux vacances du mois de décembre.
Pour arriver à offrir cette deuxième semaine, le SSM y est allé d'un calcul simple. L'école de Shawinigan débutera deux jours plus tôt, soit les 28 et 29 août, au lieu du 30, et ce, même s'il n'y a pas de transport scolaire à ces dates. «On a fait un sondage», indique la directrice et les parents sont prêts à véhiculer leurs enfants ces deux jours-là.
Cette semaine de relâche contient déjà une journée pédagogique, ce qui fait trois. L'école ajoute à cela deux journées de compensation qui étaient prévues à la suite de journées portes ouvertes. On respecte ainsi les journées pédagogiques prévues au calendrier scolaire ainsi que les 180 jours de classe imposés par le ministère de l'Éducation tout en réussissant à faire apparaître une seconde semaine de relâche.
Selon la directrice, certains parents apprécient l'initiative puisqu'ils pourront ainsi planifier des voyages avec leurs enfants à une période moins achalandée que le temps des Fêtes sur le plan touristique.
Pour ce qui est de ceux qui ont des enfants fréquentant une autre école où il n'y aura pas cette deuxième semaine de relâche, Mme Plante estime qu'au SSM, le problème ne se pose pas puisque les enfants du SSM sont tous au secondaire et sont capables de rester seuls à la maison.
L'École Vision de Trois-Rivières applique déjà cette mesure, cette année et entend bien recommencer l'an prochain, indique la directrice, Caroline Melançon, puisque 95 % des parents sont d'accord, dit-elle. Les deux semaines sont positionnées en fonction des changements d'heure.
«On a offert un service de garde», pendant cette semaine-là et seulement une dizaine d'élèves ont demandé à en bénéficier, dit-elle. Dans cette école, on commence l'année une semaine avant tout le monde, soit le 24 août, afin de se permettre ce luxe.
À la Commission scolaire du Chemin-du-Roy, «le sujet a été abordé, mais nous avons pris la décision de ne rien changer», indique la responsable des communications, Anne-Marie Bellerose.
À la Commission scolaire de la Riveraine, il n'y a eu aucune discussion à ce sujet, indique le porte-parole, Pascal Blondin, tandis que du côté de la Commission scolaire de l'Énergie, une réflexion a été faite en ce sens, «mais l'option n'a pas été retenue», selon la coordonnatrice aux communications, Renée Jobin.
Au Collège Marie-de-l'Incarnation, le directeur, Réjean Lemay, explique que la création d'une semaine de relâche «briserait le rythme» pour les élèves du primaire, ce qui ne serait pas favorable, estime-t-il.
La chose aurait été faisable au secondaire, dit-il, mais selon lui, ce n'est pas en novembre, mais plutôt en avril ou mai que les élèves et même les enseignants, auraient besoin le plus de congés.
C'est tout le calendrier scolaire, estime-t-il, qui aurait besoin d'une réflexion plus globale. 
À l'école primaire Val-Marie «on a réfléchi à la question», indique la directrice, Carla Cholet. Cette dernière n'est pas du tout convaincue des avantages à faire relâche en novembre, d'abord «parce que l'étape est courte», dit-elle, mais aussi parce qu'il faudrait commencer l'année scolaire plus tôt.
Julie L'Heureux, directrice de l'Institut secondaire Keranna, ne voit pas non plus les avantages pédagogiques d'une deuxième semaine de relâche. L'idée a fait l'objet d'une discussion, mais «nous aimons mieux faire de petites pauses tout au long de l'année scolaire. Nous rencontrons nos objectifs pédagogiques quand même», assure-t-elle.
Au Séminaire Saint-Joseph, l'idée ne prend pas non plus, d'autant plus que le «défi du transport scolaire est très important dans le secteur de Trois-Rivières», fait valoir la directrice, Martine Roy.
Finalement, au CNDA de Nicolet, la directrice, Mylène Proulx indique qu'en novembre, il y aura non pas une semaine de relâche, mais plutôt une semaine pédagogique.
Ce sera congé pour la plupart, mais «si l'on a des reprises d'examens, des journées de formation, on peut les prendre à l'intérieur de ces journées», dit-elle.
Les élèves et les enseignants, explique-t-elle, étaient fatigués après les examens de la première étape. Avec cette semaine pédagogique, l'école règle du même coup un problème, car beaucoup de parents partaient en voyage en novembre et «les enfants manquaient une semaine» de toute façon, dit-elle.