Actualités

Des outils pour le développement de la petite enfance

BÉCANCOUR — Le regroupement Mission Tout-Petits a profité de la Grande semaine des tout-petits, lundi, pour lancer des outils développés en lien avec ses priorités. Le soutien et la prévention auprès des enfants vulnérables sont au cœur des actions du regroupement qui réunit 12 partenaires de la MRC de Bécancour.

Le plan d’action 2017-2018 de Mission Tout-Petits comporte trois priorités, dont la première est de favoriser le développement du langage chez l’enfant de zéro à cinq ans. Cinq outils ont été élaborés en lien avec cet objectif: un CD-DVD et un livret de chansons, des aimants pour soutenir la stimulation du langage dans le quotidien, des contes interactifs dans les bibliothèques, des boîtes à jeux pour l’éveil du vocabulaire, ainsi que du coaching en stimulation du langage par une orthophoniste.

En parlant des aimants qui présentent des stratégies et des moyens pour les appliquer dans la routine, Ophélie Couspeyre, coordonnatrice de Mission Tout-Petits, indique: «C’est un outil très ludique, très simple d’accès même pour les familles dont les parents sont de faibles lecteurs. Le message qu’on souhaite transmettre aux parents, c’est qu’ils n’ont pas besoin d’en faire plus; on leur donne un petit coup de main pour bonifier ce qu’ils font déjà.»

En ce qui concerne les contes interactifs, qui comprennent une période de lecture et un bricolage, Mme Couspeyre mentionne: «On fait un éveil à l’écrit, un éveil aux livres. C’est un facteur de réussite scolaire quand on est intéressé aux livres. De ces contes-là découlent des boîtes de contes disponibles dans chaque bibliothèque partenaire. Les familles peuvent partir avec la boîte et reproduire l’activité à la maison pour poursuivre l’appropriation.»

Mme Couspeyre a aussi parlé des Espaces biblio-jeux, déjà implantés dans trois endroits. Trois nouveaux espaces s’ajoutent, soit le Centre du Plateau Laval, le Carrefour familial de Manseau, et La Clef de la galerie à Fortierville. Des boîtes de jeux sont proposées aux familles, toujours dans l’optique de stimuler le langage d’une façon ludique. Une fiche descriptive outille le parent dans l’appropriation du jeu.

Une autre priorité du regroupement est de «renforcer les capacités des parents à jouer leur rôle de premier éducateur». Les partenaires de Mission Tout-Petits ont suivi une formation sur l’approche personnalisée, qui privilégie le rôle d’accompagnateur des intervenants. 

Des ateliers parents-enfants seront proposés pour consolider l’estime de soi des parents et des enfants à travers le jeu. Ces ateliers bonifiés de périodes de discussion et d’échanges, seront offerts au Centre du Plateau Laval, au Carrefour familial de Manseau et La Clef de la galerie à Fortierville.

«Pour le volet famille, la priorité était que les intervenants puissent soutenir et valoriser le parent dans son rôle de premier éducateur de son enfant. Dans l’approche personnalisée, l’intervenant n’est pas un expert, mais un accompagnateur qui observe. Cette formation a été offerte aux intervenants du territoire dans les milieux de la santé et des services sociaux, dans les services de garde, et dans les milieux communautaire et scolaire pour que tout le territoire soit teinté par cette approche. On souhaite établir une relation d’égal à égal entre les familles et les intervenants», explique Mélanie Frigon, directrice adjointe à la pédagogie au CPE Chez-Moi Chez-Toi.

La troisième priorité du regroupement Mission Tout-Petits vise l’inclusion des familles en contexte de vulnérabilité dans la communauté. «On constate que malheureusement, les familles vulnérables sont encore victimes de stigmatisation. On veut travailler à l’inclusion des familles plus vulnérables, sensibiliser les gens à leurs réalités, désamorcer les préjugés et faciliter l’accueil des familles dans différents événements ou activités. On veut que les gens se sentent accueillis», formule Marie-Line Audet, directrice de la Corporation de développement communautaire de la MRC de Bécancour.

Des démarches seront faites aussi pour rejoindre ces clientèles, les guider vers les ressources et les inciter à participer aux activités et événements organisés dans leur communauté.

Éducation

Besoins croissants de professionnels dans le milieu de l’éducation

(Trois-Rivières) Pas moins de 20 % des élèves, soit un sur 5, au Québec, vivent des besoins particuliers, des troubles d’apprentissage ou un handicap pouvant compromettre leur parcours scolaire. Malheureusement, les ressources professionnelles en milieu scolaire ne sont pas suffisantes pour venir en aide à tous ces jeunes afin qu’ils puissent réussir leurs études.

La présidente de la CSQ, Louise Chabot et la présidente de la FPPE-CSQ, Johanne Pomerleau, étaient à Trois-Rivières, vendredi matin, pour prendre la parole devant le personnel professionnel réuni en colloque à ce sujet puisque ce phénomène «est à la hausse», indique Mme Chabot.

Par «professionnels», on entend le personnel des secteurs administratif et pédagogique, mais aussi les psychologues, psychoéducateurs, orthophonistes, conseillers d’orientation et orthopédagogues qui donnent des services directs aux élèves.

Louise Chabot a vivement déploré que malgré des besoins croissants chez les élèves, dans les écoles du Québec, le nombre de professionnels pouvant les aider à réussir n’est pas suffisant.

«Le ministre de l’Éducation (Sébastien Proulx) avait annoncé 1500 nouvelles ressources dès septembre», rappelle-t-elle. Malgré tout, on est toujours en déficit par rapport aux coupes importantes faites en début de mandat par le gouvernement.

Ce qui suscite la grogne de Mme Chabot, c’est que «le ministre des Finances, Carlos Letão annonce des surplus. Depuis l’arrivée du gouvernement libéral, c’est 10 milliards $ de surplus budgétaires qui ont été engrangés dans les coffres de l’État», dit-elle, «alors qu’en même temps, on a coupé sévèrement dans les services en éducation. C’est un non sens», fulmine-t-elle.

«Ils coupent et d’une autre main, ils promettent des baisses d’impôt pour les prochaines élections. Pour nous, ce n’est pas un choix», martèle la présidente.

Johanne Pomerleau ajoute que de plus en plus de parents réclament des services professionnels dans les écoles pour leurs enfants. «Le gouvernement avait promis l’ajout de 1500 ressources. On savait qu’il ne s’agissait pas nécessairement de 1500 nouveaux professionnels, mais on espérait qu’il y en aurait suffisamment pour faire une réelle différence», dit-elle. «Force est de constater que ce n’est pas le cas.» 

Au terme d’un recensement, la Fédération a en effet découvert que dans les 69 commissions scolaires qu’elle représente, «nous avons réussi à dénombrer environ un ajout de 250 nouveaux professionnels», dit-elle. «Plusieurs de ces postes-là sont précaires», précise-t-elle.

Même si ces ajouts «amènent un peu d’air frais», reconnaît-elle, on est encore loin des 375 postes équivalents temps complet qui ont été perdus lors des coupes exercées par le gouvernement actuel, souligne Mme Pomerleau.

Cette dernière estime que le travail exercé par les professionnels fait souvent la différence pour les jeunes et c’est ce coup de pouce, dans bien des cas, qui leur permet de persévérer jusqu’à l’obtention d’un diplôme secondaire, ou plus encore.

Les professionnels représentent aussi un support important pour les enseignants, souligne-t-elle.

Comme les professionnels sont peu nombreux, «ils savent qu’ils peuvent faire une différence, mais malheureusement, quand ils n’ont pas les conditions pour le faire, quand la tâche est trop lourde, quand ils ont l’impression qu’il y a plus de travail qu’ils voudraient faire que de travail qu’ils ont le temps de faire, ils sont stressés et découragés par tous les jeunes qu’ils ne peuvent pas aider», fait valoir Mme Pomerleau. 

C’est d’ailleurs ce phénomène, commun à bien des professions, qui a inspiré le thème du colloque des professionnels, vendredi: «Inspire ta passion, expire ta pression.»

Afin de réfléchir sur le stress qu’ils vivent dans ces conditions, les professionnels avaient invité deux conférencières réputées, Sonia Lupien, directrice du Centre d’études sur le stress humain de même que la psychologue Rose-Marie Charest.

Avant de les entendre, toutefois, on a fait place à une demi-douzaine de jeunes élèves du secondaire qui ont accepté de raconter comment les professionnels les ont aidés à vivre leur stress et leurs détresses. Les problèmes à l’école de ces jeunes émergeaient d’ennuis familiaux, de la dyslexie et du TDAH, d’une grosse peine d’amour, de crises de panique ou d’angoisses profondes.

Avec toute leur candeur, ils ont raconté comment les professionnels ont joué un rôle unique et précieux qui leur a permis d’apprendre à gérer leurs situations.

«On vit dans une espèce de culture de performance», constate un de ces jeunes. Pour évacuer leur stress, ils ont appris à faire du sport,  à méditer, à respirer comme il le faut, à passer du temps dans la nature, à remettre le choses en perspective et en écrivant. Et ils en sont très reconnaissants.

Actualités

Une nouvelle Zone entreprendre au Collège Shawinigan

Shawinigan — Le Collège Shawinigan a dévoilé, mardi, sa nouvelle Zone entreprendre de même que son plan d’action triennal en entrepreneuriat éducatif.

La Zone entreprendre est un local où logeront les étudiants du Club entrepreneur du Collège de même que la toute nouvelle entreprise-école OPUS qui sera gérée par les étudiants. L’objectif de l’entreprise-école «est de donner des services aux organismes communautaires et aux jeunes entrepreneurs pour leur tenue de livres», explique Lucie Hamel, directrice adjointe des études. 

«Ce sont des étudiants en technique de comptabilité et de gestion qui vont faire de la tenue de livres supervisée par un enseignant», explique-t-elle.

«On veut faciliter la tenue de livres chez les petites entreprises, mais également donner une expérience pertinente de travail à nos étudiants en comptabilité et de l’expérience d’entrepreneur à nos étudiants qui seront directeurs des ressources humaines, directeur du marketing, de la finance, etc», résume-t-elle.

Pour l’instant, c’est une première au Collège Shawinigan, «mais on vise à élargir notre carte de services avec d’autres programmes qu’on a ici, au Collège», indique Mme Hamel.

Guy Dumais, directeur du Collège Shawinigan, indique que le développement des compétences en entrepreneuriat chez les étudiants est d’autant plus important que Shawinigan «a reconverti son économie grâce au leadership des dirigeants de la Ville et surtout grâce aux initiatives personnelles entrepreneuriales des gens d’ici», souligne-t-il. Le projet du Collège veut continuer, dit-il, «à maintenir chez nous ce désir d’entreprendre chez nos jeunes».

Après avoir lancé sa Zone culture et sa Zone développement durable, il était donc naturel pour le Collège de créer aussi sa Zone entreprendre. L’orientation de ce projet est axé, «sur l’esprit d’entreprendre et le développement des valeurs entrepreneuriales», indique Mme Hamel. 

«Le développement des valeurs d’autonomie, la créativité, la persévérance, la confiance en soi, l’esprit d’équipe et l’engagement» sont autant d’attitudes qui «peuvent soutenir le développement de tous les étudiants comme futurs professionnels et techniciens engagés dans leur milieu, capables de travailler en équipe et d’être créatifs», fait-elle valoir.

«L’engagement des étudiants dans des projets entrepreneuriaux, en plus de développer leurs valeurs entrepreneuriales, peut également avoir un impact important sur la persévérance et la réussite de nos étudiants», fait valoir Mme Hamel.

Le plan d’action triennal adopté par le Collège Shawinigan permettra donc de soutenir le Club entrepreneur du Collège, de mettre en place l’entreprise-école, de soutenir les enseignants qui mettront sur pied des projets d’entreprises en classe, de soutenir les étudiants, d’animer des activités de sensibilisation, de tenir des galas de reconnaissance et des activités régionales.

Le Club entrepreneur, qui compte une douzaine de membres actifs, dépasse les frontières du Collège Shawinigan puisque ses membres donnent des conférences dans les écoles secondaires et même au Salon de l’emploi.

Le Collège compte sur l’appui de Vision entrepreneuriat Desjardins qui s’est engagée à lui verser 4000 $ par année pour la durée du projet, soit jusqu’en 2018-19.

Le Collège participe au Projet d’éducation entrepreneuriale du cégep (PÉEC) financé par le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur et s’est doté, l’an dernier, d’une ressource en entrepreneuriat.

Il est aussi membre des Communautés entrepreneuriales de Shawinigan et de Mékinac.

Éducation

Le Loricorps de l’UQTR intéressé

Trois-Rivières — Le Loricorps de l’UQTR, ce laboratoire de recherche interdisciplinaire sur les troubles du comportement alimentaire, s’intéresse de près au projet Lab-École qui a récemment lancé un appel à toutes les commissions scolaires pour leur demander de sélectionner une école bâtie ou à bâtir pouvant être transformée en «école du futur».

Ce projet, rappelons-le, est piloté par l’architecte Pierre Thibault, le chef Ricardo Larrivée et le sportif Pierre Lavoie qui veulent apporter un regard neuf sur l’utilisation de l’espace dans les écoles et sur la santé des jeunes.

«Ce projet est très fortement liée à ce qu’on fait au Loricorps», explique la directrice du laboratoire, Johana Monthuy-Blanc, professeure à l’UQTR.

«Ils ont mis en place trois chantiers», résume-t-elle. L’un d’eux vise «l’environnement écologique de l’individu», dit-elle. «Le deuxième est le chantier sur l’alimentation» et le troisième a trait aux saines habitudes de vie afin de prévenir les troubles chroniques.

«C’est exactement ce que l’on fait au Loricorps», dit-elle.

Annie Julien, membre professionnelle du Loricorps de l’UQTR, «a vu ce rapprochement», dit-elle. Mme Julien est chargée de cours à l’Université, enseignante en éducation physique à l’école secondaire Chavigny et membre du Loricorps où elle est doctorante.

Mme Julien y a vu tant d’intérêt qu’elle est devenue membre du conseil d’administration du Lab-École.

Pour l’instant, la question d’une collaboration entre le Lab-École et le Loricorps demeure toujours un point d’interrogation puisque ce projet est tout à fait nouveau. «Il faut leur laisser le temps de s’organiser», fait valoir la professeure Monthuy-Blanc.

«Pour l’instant, le Loricorps n’a pas la prétention de dire qu’il est associé au Lab-École», précise la directrice.

La Commission scolaire du Chemin-du-Roy dit ne pas être encore au courant de la démarche du Lab-École, indique la responsable des communications, Anne-Marie Bellerose.

Du côté de la Commission scolaire de l’Énergie, «pour l’instant, rien n’est envisagé», signale la coordonnatrice aux communications, Renée Jobin.

«Nous travaillons beaucoup avec nos équipes pédagogiques et nos services des ressources matérielles pour mettre en place des pratiques probantes en enseignement», précise-t-elle.

Finalement, le responsable des communications à la Commission scolaire de la Riveraine, Pascal Blondin, répond qu’il «n’y a rien de prévu pour le moment, mais on aimerait bien», laisse-t-il entendre.

Santé

Grand Défi Pierre Lavoie: 40 000 $ pour deux écoles

Trois-Rivières — Deux écoles primaires de Trois-Rivières se partagent 38 650 $ pour améliorer leurs installations sportives grâce à la participation de l’équipe cycliste du Port de Trois-Rivières - Roue libre au Grand Défi Pierre Lavoie.

Cette équipe composée de huit personnes a roulé 1000 km lors du dernier événement qui sert à promouvoir les saines habitudes tout en étant un moyen d’amasser de l’argent soutenant l’atteinte de ces saines habitudes de vie. L’école Curé-Chamberland pourra revitaliser sa cour en aménageant un terrain de basketball, pendant que l’école Saint-François-d’Assise achètera entre autres une douzaine de vélos stationnaires à pédaliers silencieux qui pourront être utilisés en classe par les élèves qui ont besoin de bouger davantage pour maintenir leur niveau de concentration.

La remise du chèque a été effectuée vendredi matin dans le gymnase de l’école Curé-Chamberland. Devant l’accueil bruyant et enthousiaste des élèves, Pierre Lavoie est venu leur rappeler que bien manger et bouger au moins 60 minutes par jour font partie de la recette pour adopter de saines habitudes de vie.

Tout en souhaitant qu’un jour, les écoles du Québec aient des gymnases construits pour accueillir les enfants et les adultes et ce que ces établissements soient accessibles en soirée afin de devenir un véritable milieu de vie, M. Lavoie a répété l’importance à accorder à la mission des enseignants pour ériger une société future en meilleur état.

«Un médecin sauve des vies, mais un enseignant sauve des sociétés. Je rêve que le budget accordé à l’éducation soit aussi élevé que celui du système de santé, qui est le double, pour corriger les problèmes de santé par l’éducation», a déclaré M. Lavoie, qui incite les municipalités à faire ce qu’il faut pour assurer la sécurité des citoyens lorsque ceux-ci se déplacent à pied ou à vélo.

Une des meilleures équipes

M. Lavoie reconnaît volontiers que la contribution de l’équipe de cyclistes du port trifluvien est au-delà de la norme.

«Les montants sont environ de 5000 $ pour les écoles. Ici, c’est exceptionnel. L’équipe Roue libre est dans mes meilleures. Et on est content pour le milieu. Le plus important est le leadership du directeur et des enseignants. Ça vaut la peine d’investir. Ça devient des écoles différentes. C’est beau, ce qui se fait en éducation. Le futur du Québec est ici.»

L’argent amassé par l’équipe du Port de Trois-Rivières - Roue libre provient notamment de la contribution de nombreux partenaires du port. Gaétan Boivin, président et directeur général de l’administration portuaire, a fait partie des cyclistes qui ont roulé 1000 km. Les efforts consentis pour participer à cette épreuve et pour s’y préparer en valent le coup, selon lui.

«Lorsqu’on est commanditaire d’un événement, on participe, mentionne M. Boivin. C’est une question de mobiliser l’équipe. On est privilégié de pouvoir donner un peu de temps, de ramasser de l’argent et de la distribuer dans une école. Aujourd’hui, c’est la récompense. Les jeunes arrivent avec des dessins, viennent nous voir, ils ont des idées (pour utiliser l’argent). Ça nous allume beaucoup.»

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Défi Pierre Lavoie: près de 40 000 $ pour deux écoles

(Trois-Rivières) Deux écoles primaires de Trois-Rivières se partagent 38 650 $ pour améliorer leurs installations sportives grâce à la participation de l’équipe cycliste du Port de Trois-Rivières - Roue libre au Grand Défi Pierre Lavoie.

Cette équipe composée de huit personnes a roulé 1000 km lors du dernier événement qui sert à promouvoir les saines habitudes tout en étant un moyen d’amasser de l’argent soutenant l’atteinte de ces saines habitudes de vie. L’école Curé-Chamberland pourra revitaliser sa cour en aménageant un terrain de basketball, pendant que l’école Saint-François-d’Assise achètera entre autres une douzaine de vélos stationnaires à pédaliers silencieux qui pourront être utilisés en classe par les élèves qui ont besoin de bouger davantage pour maintenir leur niveau de concentration.

La remise du chèque a été effectuée vendredi matin dans le gymnase de l’école Curé-Chamberland. Devant l’accueil bruyant et enthousiaste des élèves, Pierre Lavoie est venu leur rappeler que bien manger et bouger au moins 60 minutes par jour font partie de la recette pour adopter de saines habitudes de vie.

Actualité

Transport scolaire: mieux vaut réserver dans les temps

Lac-aux-Sables — Le transport scolaire est devenu une affaire assez compliquée pour Raphaël St-Amand. Sa fille, Trycia, qui fréquente l’école primaire La Providence, à Saint-Tite, ne peut pas prendre l’autobus pour se rendre à l’école, le matin, mais il y a de la place pour elle dans l’autobus pour revenir à la maison, le soir, à Lac-aux-Sables.

Chaque matin, le père de quatre enfants doit donc faire un aller-retour de 60 kilomètres pour aller reconduire sa fille ou s’organiser avec des amis pour la transporter jusqu’à l’école. Ce qui est encore plus choquant, dit-il, c’est que son lieu de travail à lui n’est qu’à cinq minutes de sa résidence.

Ce parent rage parce qu’il paie en plus les 220 $ de transport exigés par la Commission scolaire de l’Énergie même s’il ne reçoit, au bout du compte, que la moitié du service. «J’ai payé dans le vide», se plaint-il.

Raphaël St-Amand a la garde de sa fille une semaine sur deux. Il dit avoir communiqué à plusieurs reprises avec la Commission scolaire de l’Énergie pour tenter de régler le problème, mais sans succès. C’est la première fois, dit-il, qu’il vit un problème de transport scolaire avec un de ses enfants.

La Commission scolaire, de son côté, indique que M. St-Amand est l’artisan de son propre malheur. «Il s’est réveillé au mois d’août quand il a vu passer les autobus scolaires», explique le directeur général, Denis Lemaire sans passer par quatre chemins.

«On aurait eu de la place pour sa fille, le matin et le soir. On a l’obligation de transporter les élèves à une première adresse. Dans ce cas-ci, la première adresse, c’est celle de la mère, à Saint-Tite», dit-il.

Quand la Commission scolaire établit le plan de transport scolaire, ajoute-t-il, «on attribue les postes pour les premières adresses et après, on va intégrer les demandes optionnelles (la 2e adresse). On fait ça tant qu’il y a de la place», explique-t-il. Or, il appert qu’il manquait de place pour la fillette de Lac-aux-Sables parce que la demande de transport n’a été faite qu’au mois d’août et que la maison de M. St-Amand est considérée comme une deuxième adresse.

Pour accommoder la petite Trycia, la Commission scolaire aurait dû débourser quelque 30 000 $ pour une berline ou 60 000 $ pour un autobus régulier, indique M. Lemaire.

Pour ce qui est du tarif de 220 $ chargé aux personnes qui utilisent le transport scolaire optionnel, il est fixe pour tous, peu importe la fréquence d’utilisation du service. Ceci a été décidé par la Commission scolaire à cause de la trop grande variété des besoins. Certains utilisent le transport une semaine sur deux, d’autres ne l’utilisent pas le midi. Il fallait uniformiser le tarif, plaide le directeur général. Il y a aussi les tarifs familiaux, ajoute-t-il et c’est sans compter les familles reconstituées. Une semaine, ils sont trois dans l’autobus et la semaine d’après, il y en a qu’un seul. On planifie tout ça», explique-t-il.

Quant à savoir pourquoi la fille de M. St-Amand a des problèmes de transport seulement le matin, le directeur général de la Commission scolaire explique que le transport scolaire «est comme une toile d’araignée. On a des circuits du primaire et des circuits du secondaire» et pas une école n’a les mêmes heures. «Donc des fois, il y a le primaire et le secondaire dans le même autobus et des fois pas», dit-il. Bref, les circuits du matin et ceux du soir ne fonctionnent pas du tout de la même façon, résume-t-il.

L’offre de transport aux parents arrive dès le mois d’avril, ajoute M. Lemaire. Si M. St-Amand s’était manifesté dans les temps, il aurait été mis en priorité, assure le directeur, «mais lui ne nous a dit ça qu’au mois d’août», alors que l’autobus était déjà plein. «Que voulez-vous qu’on fasse?», dit-il.

Denis Lemaire souligne que le transport scolaire de la Commission scolaire de l’Énergie est quelque chose d’assez complexe et représente le déplacement de 6700 élèves par jour et des trajets totalisant «50 fois le tour de la Terre par année», dit-il.

Selon M. Lemaire, cette situation suscite une question plus fondamentale. «Quand les parents sont en garde partagée, nous, comme organisation, jusqu’où on accommode?» questionne-t-il. «Où est notre limite? On va ajouter 30 000 $ parce qu’ils ont décidé qu’il y avait une garde partagée une semaine sur deux à Lac-aux-Sables et Saint-Tite?»

M. Lemaire invite à regarder la situation dans l’autre sens et à se demander quelle serait l’opinion des contribuables «s’ils avaient appris qu’on a injecté 30 000 $ pour dépanner le monsieur. Je pense que vous me direz: comme gestionnaire, ça ne va pas votre affaire et que le monsieur avait juste à s’organiser à temps», fait valoir le directeur général.

Éducation

Hélène Corneau prendra sa retraite

Trois-Rivières — Après 37 ans dans le domaine de l’éducation et 7 ans à la direction générale de la Commission scolaire du Chemin-du-Roy, Hélène Corneau fermera les livres en même temps que ses élèves, en juin, non pas pour les vacances, mais pour entreprendre sa retraite.

Mme Corneau a annoncé sa décision lors de la dernière séance du Conseil des commissaires. Première femme à occuper ce poste, elle aura été à la barre d’une commission scolaire de plus de 18 000 élèves des secteurs jeunes et adultes et d’un bassin de 2900 employés, une mission qu’elle a pu remplir «en comptant sur une solide équipe de gestionnaires et de son personnel fortement engagé à la réussite des élèves», dit-elle.

Même si elle quitte ses fonctions le 30 juin prochain, elle agira comme conseillère-cadre jusqu’en novembre 2018.

Sous son mandat, la Commission scolaire aura réalisé plusieurs dossiers importants, dont l’ouverture de deux écoles primaires d’éducation internationale, l’ouverture d’une école à vocation sportive, la réorganisation de différents services administratifs dans un objectif d’optimisation des ressources et de réduction des dépenses administratives et la mise en chantier du premier plan d’engagement vers la réussite scolaire.

Le mandat de Mme Corneau a aussi été marqué par le dossier du Centre sportif Alphonse-Desjardins qui avait fait l’objet d’une série de recommandations de la part du vérificateur général du Québec pour en redresser les finances. 

Le budget de la Commission scolaire est toujours affecté par cette affaire, d’ailleurs, comme l’a rappelé récemment le président de la Commission scolaire, Claude Lessard, au cours d’une conférence de presse.

La Commission scolaire poursuit d’ailleurs les anciens gestionnaires du CSAD pour 5,6 millions $ en lien avec cette affaire. En revanche, l’ancien directeur de la Commission scolaire, Michel Morin, poursuit la Commission scolaire pour 1,1 million $ tandis que l’ancien directeur général du CSAD, Jean-François Picard, poursuit à son tour la Commission scolaire pour 765 000 $ pour diffamation.

La Commission scolaire a émis un communiqué de presse, jeudi, faisant l’éloge de Mme Corneau qui a «piloté l’implantation d’un système d’analyse financière plus poussé, a amélioré les processus de gestion et a mis en place un leadership décentralisé où les responsabilités sont partagées avec les établissements. Comme directrice générale, Hélène Corneau a fait preuve d’innovation, d’efficacité et de performance dans un contexte d’importantes compressions budgétaires», souligne la Commission scolaire.

Sports

Du triathlon à Baie-du-Febvre

Baie-du-Febvre — Les succès encourus par les triathlètes de la région ces dernières années ont trouvé écho à Baie-du-Febvre, où un programme triathlon-études rallie déjà une douzaine d’élèves de l’école primaire Paradis, dont quelques-uns en adaptation scolaire.

Depuis la fin septembre, ces jeunes apprennent les rudiments du triathlon sous la supervision de l’enseignant Éric Lemay. La générosité de plusieurs partenaires du milieu, dont des entreprises locales et le Grand Défi Pierre Lavoie, ont permis d’amasser plus de 20 000 $ pour l’achat d’équipements, y compris les vélos de route. 

On parle d’un projet avoisinant les 30 000 $. Un petit miracle, surtout en milieu rural. Il s’agit d’ailleurs de la toute première concentration sportive de niveau primaire sur l’ensemble du territoire de la commission scolaire de la Riveraine. «C’est très stimulant. Les jeunes en parlent, les gens du village les voient courir. Plusieurs découvrent un nouveau sport», s’enthousiasme le directeur de l’école Paradis Donald Émond, lui-même éducateur physique.

Une présentation a été faite auprès des divers partenaires il y a quelques jours à Baie-du-Febvre, qui ont pu contempler les nouveaux vélos adaptés aux jeunes de même que les rouleaux d’entraînement, pratiques pour poursuivre la pratique du vélo lorsque la saison froide s’installe. Car il est évidemment question d’un programme s’échelonnant à l’année et qui, on l’espère déjà à l’école Paradis, fera des petits. 

«Nous avons créé un partenariat avec les Zéclairs de Nicolet, le club de triathlon. Jusqu’à maintenant, la concentration vise nos plus vieux en cinquième et sixième année. Par contre, nous travaillons à élargir l’offre pour faire l’acquisition de vélos destinés aux enfants de troisième et quatrième année.»

Donald Émond le reconnaît: son idée, au départ, comportait certains risques. Après tout, il n’y a qu’une centaine d’écoliers dans son établissement. Il lui aurait été impossible de proposer un programme de hockey ou de baseball, par exemple.

 «Ça nous prenait un sport individuel. Dans la région, nous misons déjà sur une belle expertise en triathlon. Ça faisait quatre ans qu’on cherchait à se distinguer avec une concentration sportive. Je pense qu’on a trouvé!»

Le conseil d’établissement de l’école Paradis a eu un coup de foudre pour le projet. Ce ne fut pas très difficile de solliciter les entrepreneurs locaux non plus. D’où l’optimisme quant à la possibilité de former un deuxième groupe d’ici l’an prochain.

Un terrain de jeu idéal

À Baie-du-Febvre, les jeunes triathlètes en herbe retrouveront un terrain de jeu idéal pour s’épanouir. Les entraînements de course à pied sont prévus au coeur du village tandis que ceux à vélo se tiendront sur la route Janelle, une route peu achalandée qui mène au lac Saint-Pierre, ainsi que sur le site du Challenge 255. 

Pour l’entraînement en piscine, les élèves se rendront à l’École nationale de police du Québec à Nicolet, où ils seront pris en charge par des entraîneurs des Zéclairs.

Afin de suivre leur progression, les 13 triathlètes de cette première cohorte seront aussi munis de montres GPS. «On a pensé à tout», sourit Donald Émond, qui note déjà les effets positifs de l’émergence du triathlon dans sa petite école. «Les professeurs nous en parlent, les élèves sont plus motivés. Ça nous encourage à continuer.»

Éducation

École Sainte-Marie: on creuse à la fin du mois

Saint-Boniface — Après avoir bataillé ferme pour obtenir l’agrandissement de leur école, les citoyens de Saint-Boniface ont de quoi célébrer puisque la machinerie lourde amorcera enfin les travaux tant désirés dès la fin du mois de novembre.

Le conseil des commissaires de la Commission scolaire de l’Énergie vient en effet d’octroyer un contrat de 4 829 400 $ à l’entreprise P.A. Bisson du secteur Grand-Mère de Shawinigan pour procéder aux travaux d’agrandissement de l’école Sainte-Marie.

C’est une surface de 1346 mètres carrés qui sera ajoutée au bâtiment existant grâce à laquelle l’école pourra enfin être dotée d’un gymnase double répondant aux nouvelles normes et bénéficier de six classes supplémentaires sur deux étages. L’agrandissement se fera non pas sur la longueur de cet édifice rectangulaire, mais sur le flanc.

Cette école compte présentement 23 classes de titulaires et 5 d’entre elles sont logées dans l’édifice administratif de la municipalité par manque chronique d’espace. Le gymnase actuel doit être divisé en deux pour accommoder l’horaire des cours d’éducation physique des enfants.

L’école, avec ses 441 élèves, déborde depuis un bon bout de temps et les prévisions rendaient la situation intenable. Il y aura en effet 483 élèves en 2021-2022, indique le directeur général de la Commission scolaire, Denis Lemaire.

Bref, la concrétisation du projet d’agrandissement est très réjouissante pour les parents qui ont maintes fois manifesté leur désir de conserver les enfants dans le milieu.

Bien entendu, il faudra composer avec les désagréments d’un tel branle-bas de combat, et ce, de novembre 2017 au printemps... 2019 puisque les travaux s’avèrent longs et complexes.

Il ne s’agit pas seulement de construire la coquille extérieure, mais aussi d’harmoniser l’intérieur existant avec la nouvelle zone, fait valoir M. Lemaire.

«C’est comme si l’on construisait une mini école», dit-il, car on y trouvera six nouvelles classes, un nouveau gymnase double de même que des locaux de services pour du personnel comme les éducatrices spécialisées, par exemple, indique M. Lemaire.

«Ça va être une grosse année», prévoit le directeur général de la Commission scolaire, une année qui aiguisera peut-être un peu la patience des enseignants à cause du bruit et des vibrations. C’est toutefois le prix à payer pour passer du rêve à la réalité.