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Taxes scolaires: une question d’orientation politique

TROIS-RIVIÈRES — Critiquée par la Coalition avenir Québec, défendue par les libéraux, la réforme de la taxation scolaire du ministre Sébastien Proulx continue de faire jaser.

Cette réforme prévoit que les contribuables d’une même région paieront le taux de taxe le plus bas de l’ensemble des commissions scolaires de ladite région. Cette orientation du gouvernement Couillard, qui lui coûte 499 millions de dollars, permet de mettre fin au «magasinage»: dans certaines régions du Québec où des commissions scolaires anglophones exigeaient un niveau de taxation plus bas, des contribuables y payaient leurs taxes scolaires même si leur enfant fréquentait une autre commission scolaire. Résultat? Les autres commissions scolaires étaient souvent forcées de hausser leur taux pour contrer le manque de revenus.

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Six élèves sacrés Anciens émérites

TROIS-RIVIÈRES — Le Séminaire Saint-Joseph de Trois-Rivières a souligné pour une 14e année consécutive le cheminement professionnel de six anciens élèves, vendredi soir, en leur conférant une place au sein du cercle des Anciens émérites. Une plaque honorifique a été attribuée à chacun d’eux, sous la présidence d’honneur de Martine Roy, directrice générale du Séminaire, et de Pierre Leclerc, supérieur de la Corporation.

Pour une quatorzième année, le Grand Salon du Séminaire Saint-Joseph a été le théâtre de nombreuses manifestations d’émotions et de fierté pour les six anciens qui ont été honorés pour leur cheminement professionnel exceptionnel dans leur domaine respectif.

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École Notre-Dame: une vidéo et une pétition en attendant l'agrandissement

Le Comité de mobilisation pour l’agrandissement de l’école Notre-Dame de Notre-Dame-du-Mont-Carmel ne lâche pas le morceau.

Il vient de lancer, dans les réseaux sociaux, une vidéo de deux minutes qui met en évidence l’étroitesse du bâtiment dans lequel les élèves doivent évoluer et la nécessité de leur offrir plus d’espace.

On peut voir et partager cette vidéo sur la page Facebook Agrandissement de l’école Notre-Dame.

On y apprend que depuis 1996, la population de Notre-Dame-du-Mont-Carmel est passée de 4835 à 5800 personnes.

La présidente du Comité, Marylène Ménard, rappelle que la capacité maximale de l’école est de 400 enfants. Or, ils sont 430 cette année, dit-elle et ce nombre va encore grossir en 2019.

Le manque de vestiaires fait en sorte qu’il faut faire de la place pour les manteaux et les bottes à même les classes.

Plus de 300 enfants dînent à l’école et, par manque d’espace, c’est aussi dans les classes qu’ils mangent leurs repas. C’est également dans leurs classes que se font certaines activités de la garderie.

Les familles de Notre-Dame-du-Mont-Carmel, rappelons-le, tiennent à ce que leurs enfants fassent leur parcours scolaire dans la municipalité où ils habitent.

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18 exposants de la région seront de la finale

TROIS-RIVIÈRES — La finale régionale de l’Expo-sciences Hydro-Québec s’est conclue samedi avec la cérémonie de remise de prix. Finalement, ce sont 18 jeunes de la région qui composeront la délégation de la Mauricie et du Centre-du-Québec lors de finale québécoise qui se tiendra du 19 au 22 avril à l’Espace Shawinigan.

Pendant les trois jours de la finale, l’école Chavigny a accueilli pas moins de 1500 visiteurs. Ceux-ci ont eu la chance de découvrir les projets scientifiques des jeunes provenant de plusieurs écoles de la région. Au total, ce sont 69 exposants qui ont présenté leur projet.

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Nominations à la Commission scolaire de l’Énergie

TROIS-RIVIÈRES — Jean-Yves Laforest, président de la Commission scolaire de l’Énergie, a annoncé la nomination de Patricia Pépin à titre de vice-présidente et Diane Auger au poste de commissaire.

Mme Pépin travaille au mieux-être des élèves depuis plus d’une douzaine d’années. «Favorisant le travail d’équipe, elle travaille pour faire en sorte que tous les élèves aient accès à la même qualité d’enseignement et qu’ils se développent à leur plein potentiel. Elle participe également à plusieurs comités internes et siège à de nombreux comités de sélection», explique Renée Jobin, coordonnatrice aux communications de la Commission scolaire de l’Énergie.

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Des ateliers sur l’environnement offerts aux écoles primaires

TROIS-RIVIÈRES — Les jeunes de sixième année du primaire pourront créer leur propre cour de récréation de rêve tout en incarnant différents personnages. Deux étudiants de l’Université de Sherbrooke seront en Mauricie du 19 au 23 mars pour offrir des ateliers sous forme de jeux et de questionnements sur le thème de l’environnement aux écoles primaires.

Rémi Proteau et Vincent Boisclair ont créé Itin’ERE afin d’offrir des ateliers éducatifs relatifs à l’environnement aux élèves d’un peu partout au Québec. Les deux étudiants ont mis sur pied leur propre jeu éducatif en collaboration avec des enseignants de l’Université de Sherbrooke et de l’Université du Québec à Montréal en philosophie et d’éducation relative à l’environnement. L’objectif de cet atelier est d’offrir un espace de dialogue et de réflexion critique aux enfants du primaire.

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Cégep de Trois-Rivières: des programmes et des options sur le point d’être suspendus

Trois-Rivières — En raison de la baisse démographique, le Cégep de Trois-Rivières devra vraisemblablement suspendre l’automne prochain des programmes et des voies de sorties.

En effet, les programmes Mécanique du bâtiment et Mécanique industrielle devraient être temporairement suspendus jusqu’à nouvel ordre, ce qui signifie qu’il n’y aura pas de nouvelle cohorte en septembre prochain. Deux voies de sorties seront également touchées par la modification de l’offre des programmes soit l’option Télécommunications du programme Technologie de l’électronique et l’option Contrôle des matériaux du programme Technologie du génie métallurgique. Comme l’a précisé le Cégep de Trois-Rivières dans un communiqué, les deux programmes et ces deux options présentaient un total de 16 demandes d’admission à la fin du premier tour le 1er mars.

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École Notre-Dame: une rencontre avec la ministre Julie Boulet

Notre-Dame-du-Mont-Carmel — Deux membres du Comité d’agrandissement de l’école Notre-Dame, Marylène Ménard et Julie Régis, de même que le maire de Notre-Dame-du-Mont-Carmel, Luc Dostaler et le directeur de l’école Notre-Dame, Clément Pratte, ont rencontré la ministre régionale, Julie Boulet, mardi matin, afin de discuter de l’agrandissement de l’école tel que demandé par les parents et la communauté.

Mme Ménard, la présidente du Comité, indique que la ministre régionale s’est montré «très réceptive, à l’écoute et compréhensive», face aux besoins exprimés par la communauté.

Éducation

Les futures sages-femmes veulent être payées

Trois-Rivières — Les étudiantes en pratique sage-femme demandent au gouvernement du Québec de les rémunérer pour les stages et l’internat qu’elles doivent faire au cours des quatre années que dure leur formation. Ces étudiantes doivent en effet faire pas moins de 2400 heures de stages et d’internat. «Nous faisons tous ces stages de façon bénévole, gratuite et ça encourt un endettement assez majeur et cet endettement vient même entraver le délai dans lequel on réussit à réaliser notre programme», explique Françoise Hasty, représentante du comité de mobilisation de rémunération de l’Association des étudiantes sages-femmes du Québec.

Cet endettement fait en sorte que la diplomation se fait «au compte-goutte», indique Mme Hasty. Au moins le tiers de toutes les étudiantes sages-femmes du Québec (elles sont 76) se sont réunies pour manifester, mardi, au seul endroit du Québec où leur formation est dispensée, c’est-à-dire à l’Université du Québec à Trois-Rivières. «On propose au gouvernement de s’inspirer du salaire des stagiaires dans la fonction publique, selon les échelles salariales déjà établies. Pour ce qui est de l’internat, qui est notre stage final, on constate qu’on a les mêmes responsabilités que les résidents en médecine, donc on réclame un salaire qui se rapproche plus de celui des résidents en médecine familiale», indique Mme Hasty.

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Sondage: 22 % ont pensé décrocher dès 13 ans

Près du quart des jeunes vulnérables au décrochage ont commencé à penser à abandonner l’école dès l’âge de 13 ans, montrent les résultats d’un sondage Léger dévoilé à l’occasion des Journées de la persévérance scolaire (JPS) 2018. On y apprend également que 52 % ont été victimes d’intimidation et que 43 % consommaient des drogues ou de l’alcool de façon occasionnelle ou régulière.

Les résultats du sondage ont été dévoilés lundi matin avec le coup d’envoi des JPS, qui se déroulent jusqu’à vendredi. Ce coup de sonde a été mené auprès de Québécois âgés entre 18 et 34 ans qui ont décroché, pensé à abandonner l’école ou encore qui ont raccroché. Un peu plus de 1000 personnes ont été sondées.

« Le premier grand constat du sondage est qu’il existe une multitude de facteurs qui font une différence dans la réussite des jeunes », note Josiane Bergeron, coordonnatrice du projet Partenaires pour la réussite éducative en Estrie (PRÉE). « On sait entre autres aussi que pour les raccrocheurs, à 34 %, c’est une expérience de travail qui a motivé leur choix de retourner à l’école. Le rôle du milieu des affaires dans la persévérance scolaire est essentiel pour ces jeunes-là. Ils ont fait le choix d’aller chercher un diplôme ou une qualification à cause de leur expérience de travail. »

La moitié des répondants ont rapporté avoir subi de l’intimidation. Quelle réflexion les intervenants peuvent-ils tirer devant une telle donnée?

« Ces jeunes-là qui ont été interviewés de 18 à 34 ans, pour certains leur parcours à l’école date d’il y a quelques années (...) Dans les 10 ou 15 dernières années, beaucoup de mesures ont été mises en place dans les écoles ou dans les différents organismes du milieu. Ça vient juste renforcer l’importance de continuer à mettre en place différentes mesures pour faire en sorte que les jeunes ne vivent pas de l’intimidation », commente Mme Bergeron. Sept pour cent des répondants ont commencé à penser à abandonner l’école dès le primaire.

Les décrocheurs sont « significativement plus nombreux » à ne pas occuper un emploi et ils sont deux fois plus nombreux à gagner 20 000 $ et moins.

En Estrie, plus de 275 activités auront lieu dans le cadre des JPS.

« Pendant ces cinq jours, c’est le Québec qui se mobilise pour la cause », a souligné Christian Provencher, coprésident de la Table estrienne de concertation interordres en éducation (TECIÉ) et du projet PRÉE.

Les intervenants présents au lancement ont rappelé que de nombreux gestes peuvent être posés afin de donner le goût de l’école aux jeunes, comme valoriser l’éducation ou leur donner accès aux livres. D’ailleurs, le sondage montre que 45 % des répondants ne lisaient pas à la maison, mis à part les lectures pour les travaux scolaires. De plus, quelque 18 % n’avaient pas de livre à la maison et 65 % ne fréquentaient pas leur bibliothèque municipale. Les trois quarts des jeunes interrogés ont affirmé qu’ils s’ennuyaient à l’école. Le sondage a été mené à la demande du Réseau des instances régionales de concertation sur la persévérance scolaire et la réussite éducative du Québec.

La Fondation Le Goéland pour aider les jeunes

Des enseignants du Goéland lancent une fondation qui viendra supporter les élèves de l’établissement, qui permet aux jeunes de 16 à 21 ans de raccrocher, de persévérer et de compléter une formation afin de gagner le marché du travail.

La Fondation Le Goéland caresse différents objectifs, dont de fournir une aide financière à des élèves. « La Fondation est partie du fait qu’à l’école, honnêtement, nos jeunes étaient rendus là. Nos jeunes en avaient besoin. Notre clientèle de jeunes de 16 à 21 ans a beaucoup de difficultés. On a pas mal la pointe du diamant : les jeunes qui ne fonctionnent pas dans les autres écoles ou qui ont des difficultés dans leur parcours scolaire, on les reçoit ici. Le but de la fondation, c’est de les outiller », remet en contexte Olivier Brisson, un des enseignants du Goéland qui a travaillé à la mise sur pied de la fondation, aux côtés de Mélissa Milani, Karina Veilleux et Carina Beltrano.

Les jeunes abandonnent parfois pour des raisons financières ou encore parce qu’ils n’ont pas le soutien de leur famille, illustre-t-il. « On est une école où l’on encourage le raccrochage scolaire. Il faut trouver des façons pour ne pas qu’il y ait de décrochage en raison de choses extérieures », renchérit l’enseignante Karina Veilleux.

Un des grands projets de la fondation est d’aménager des cuisines dans les locaux de la rue de l’Ontario.
« Il y en a plusieurs qui vont même faire leur épicerie au dépanneur. On veut instaurer de saines habitudes de vie », explique Mélissa Milani, également enseignante.

Elle se remémore l’histoire d’un jeune pour qui prendre l’autobus était source d’anxiété. L’équipe lui a déniché un vélo... qui a fait toute la différence. Fini les retards ou les absences. Si un tel coup de pouce peut aider un jeune à poursuivre son parcours, la demande sera examinée. « On n’imagine pas, des fois, les détails qui font la différence, renchérit l’enseignant Karl Lachance. Étant donné notre grande proximité avec le jeune, on peut avoir une meilleure idée de ce qu’il peut vivre. »

« C’est pour aider les jeunes qui, malgré leur bonne volonté, ne peuvent pas suivre... » lance Mme Veilleux.
Certains ont toujours un pied dans la vie active et l’équipe d’enseignants ne peut le nier, note M. Lachance. « Ce ne sont pas des jeunes du secondaire de 16 ans; ce sont des jeunes qui ont du vécu à l’extérieur, qui sont revenus à l’école, qui n’ont pas le choix; ils ont des responsabilités. Ils ont des obligations. »

Miser sur la différence


Le Goéland, créé en 1982, joue un rôle dans la scolarisation d’environ 1000 élèves par année. Le portrait de ces jeunes est très varié : certains sont issus de l’immigration et sont arrivés dans leur terre d’accueil depuis peu, d’autres sont devenus parents à un jeune âge, d’autres encore reviennent sur les bancs d’école après avoir expérimenté le marché du travail.

« Certains travaillent de nuit et viennent à l’école de jour, certains sont en foyer d’accueil... », illustre Mme Veilleux. « La situation des immigrants, ce n’est pas toujours facile, la situation dans laquelle ils arrivent et d’où ils partent. »

« La différence, ça amène aussi de belles choses », plaide Mme Milani.

Les enseignants soulignent que le Goéland joue lui-même un rôle important sur la persévérance scolaire et le taux de diplomation. De tous ceux qui obtiennent un diplôme, environ 19 % l’obtiennent par l’entremise de leur passage au Goéland.

« Tu peux avoir des difficultés à accomplir ton projet scolaire, mais ça ne veut pas dire que tu ne seras pas bon dans ce que tu veux faire. Il faut juste que tu aies un chemin plus facile pour le faire », souligne Karl Lachance.

Le lancement de la fondation sera marqué par la tenue d’une soirée spectacle du duo Corbeil et Maranda le 19 avril au Théâtre Granada. Il est possible d’acheter des billets (au coût de 45 $) via la salle de spectacle ou encore en communiquant avec la Fondation au 819 822-5505, poste 16715.
Les responsables du projet courtisent aussi en ce moment différents commanditaires.