Plusieurs écoles ont d'ailleurs dû s'adresser aux parents d'élèves pour qu'ils rappellent ces derniers à l'ordre.
Plusieurs écoles ont d'ailleurs dû s'adresser aux parents d'élèves pour qu'ils rappellent ces derniers à l'ordre.

Écoles secondaires: des comportements problématiques observés dans la région

Matthieu Max-Gessler
Matthieu Max-Gessler
Le Nouvelliste
Même si les écoles de la région assurent avoir tout mis en place pour créer un environnement le plus sécuritaire possible, en limitant les risques de transmission de la COVID-19, force est de constater qu'une fois les classes terminées, les écoliers peuvent difficilement être supervisés lorsqu'ils vont dîner ou quand ils rentrent chez eux. Or, des comportements à risque ont été observés à plusieurs reprises dans les dernières semaines.

Élèves circulant en groupe dans les rues, sans distanciation, ou se rassemblant dans certains restaurants rapides sans respecter les normes sanitaires en vigueur : voici deux exemples de ces comportements observés par quelques personnes ces dernières semaines. Plusieurs écoles ont d'ailleurs dû s'adresser aux parents d'élèves pour qu'ils rappellent ces derniers à l'ordre.

«On a effectivement dû envoyer des communications aux parents pour les sensibiliser à cette situation-là. Des rappels ont été faits aux élèves par interphone et par leur titulaire de classe. On leur rappelle que quand ils sont à l'extérieur de l'école, ils devraient quand même respecter la même règle de distanciation. Une première lettre a été envoyée à l'ensemble des parents la semaine dernière et les directions d'écoles secondaires leur ont aussi envoyé une lettre au début de la semaine», confirme Amélie Germain-Bergeron, coordonnatrice aux communications du Centre de services scolaires (CSS) de l'Énergie.

Au CSS de la Riveraine, au Centre-du-Québec, on indique aussi être au courant d'une telle problématique. Selon la secrétaire générale du CSS Émilie Guay, des rappels ont également été faits aux parents.

«Effectivement, les jeunes du secondaire ont tendance à se rassembler à l'extérieur lors des pauses sur l'heure du lunch. Sur les terrains de l'école, le personnel est en mesure de travailler au respect de la distanciation. Cependant, lorsque les jeunes quittent les terrains de l'école, il nous est impossible de le faire», indique-t-elle.

Anne-Marie Bellerose, coordonnatrice du Service du secrétariat général, des communications et de la gestion documentaire du CSS du Chemin-du-Roy, affirme aussi que cette situation n'est pas inconnue du CSS. Bien qu'aucune lettre n'ait été envoyée par l'institution, des rappels sont faits fréquemment aux élèves, en classe. Il n'est pas impossible non plus que certaines directions d'école aient pris l'initiative de communiquer avec les parents.

«Si ça s'est fait, ça n'a pas été porté à mon attention», précise-t-elle.

La limite de la responsabilité des écoles

Malgré ces rappels et ces communications, il demeure difficile, pour ne pas dire impossible, de s'assurer en tout temps que les directives de la santé publique soient bel et bien appliquées par les écoliers lorsqu'ils quittent la maison ou l'école.

«On a un devoir d'assurer la sécurité des élèves à l'école, mais à l'extérieur, cette responsabilité appartient aux élèves et à leurs parents. Il y a une limite dans la surveillance qu'on peut faire: on ne peut quand même pas les faire suivre lorsqu'ils quittent le terrain de leur école», souligne Mme Germain-Bergeron.

C'est donc avec un certain soulagement que la CSS de l'Énergie a appris, cette semaine, que le gouvernement demandait aux divers corps policiers de la province d'être plus présents aux endroits névralgiques où les écoliers risquent de se rassembler à la sortie des classes, notamment sur l'heure du dîner. À savoir si d'autres mesures seront nécessaires, comme demander aux étudiants de demeurer sur le terrain de leur école sur l'heure du dîner, on n'en est pas là, assure-t-on.

«À l'heure actuelle, nous concentrons nos efforts sur la sensibilisation», indique Mme Guay.

C'est la même approche que privilégie le CSS de l'Énergie, affirme Mme Germain-Bergeron. Le passage de la région en zone rouge dès samedi soir, minuit, pourrait cependant changer la donne, puisque des mesures plus strictes devront être appliquées dans les écoles au cours de la semaine prochaine. Parmi ces mesures, on recommande notamment que le repas du midi soit pris «avec le groupe-classe stable». Par ailleurs, les élèves de quatrième et de cinquième secondaire ne seront présents en classe qu'un jour sur deux, à l'exception des élèves handicapés ou en difficulté d'adaptation ou d'apprentissage qui fréquentent une école spécialisée, une classe spéciale ou le Parcours de formation axée sur l’emploi.