Certaines écoles privées préparent des visites virtuelles en 3D.
Certaines écoles privées préparent des visites virtuelles en 3D.

Écoles privées: visites restreintes pour les élèves

Brigitte Trahan
Brigitte Trahan
Le Nouvelliste
Trois-Rivières — Les écoles privées de la région commencent à déployer leurs diverses stratégies pour attirer la clientèle des élèves de 6e année. De taille plus modeste que les écoles secondaires publiques, elles pourront jouir d’un contact un peu plus étroit, peut-être, avec la future clientèle.

Pour une, l’école privée Keranna, a choisi de faire le tournage d’une visite virtuelle en 3D de l’école qui sera déployée le 3 octobre, indique la directrice, Julie L’Heureux.

Au CMI, une journée portes ouvertes sera tenue le 17 octobre, mais sur rendez-vous seulement, indique la directrice, Élisabeth Jourdain. «Ce sont de petits groupes qui seront guidés dans notre collège pour visiter les niveaux préscolaire, primaire et secondaire», dit-elle.

«Nous ajoutons, cette année, une visite virtuelle élaborée par la compagnie iSCAN de Trois-Rivières, la même qui a créé une application en 3D pour le Musée des Ursulines», indique Mme Jourdain.

À l’école primaire Val-Marie, on organise une journée portes ouvertes différente cette année. Elle aura lieu le 17 octobre sur rendez-vous. Seulement deux familles seront reçues à la fois indique la directrice, Carla Cholet «et avec des circuits différents dans l’école en compagnie d’un guide. Les visiteurs «feront le tour de l’école en suivant un trajet... en espérant que la pandémie ne viendra pas changer les couleurs de la région», espère-t-elle.

«Cette année, on va miser sur une porte ouverte virtuelle. Notre grosse journée est le 17 octobre», indique le directeur du Séminaire Saint-Joseph, Dany Dallaire. Le matin, les visiteurs pourront toutefois se rendre en personne et suivre un parcours adapté à sens unique tout en limitant, toutefois, le nombre de personnes dans l’école. À partir de midi, la visite se fera en mode virtuel. «C’est sûr que c’est différent, mais cette année, tout est différent», plaide M. Dallaire, «que ce soit la façon dont on gère la pédagogie ou les aires communes. Tout le monde est prêt à mettre de l’eau dans son vin», constate-t-il.

L’école primaire Vision, elle, ne fait pas ses promotions en octobre, mais dans un moment plus près de la rentrée pour éviter les fausses inscriptions. «On s’arrimait avec les centres de services scolaires qui font leurs inscriptions en maternelle en février. Ça fait donc 3 ou 4 ans que nos portes ouvertes étaient en février. Là, on s’enligne pour une visite virtuelle en février, mais il n’y a pas de décision de prise encore», indique la directrice, Caroline Melançon. La différence, cet automne, à cause de la COVID, c’est que les écoles secondaires ne peuvent plus visiter l’École Vision pour recruter les 6e années et les inviter à leurs portes ouvertes. «Les visiteurs ne sont pas acceptés dans l’école», dit-elle, même pas les parents.

Au Séminaire Sainte-Marie aussi il faut faire preuve de créativité. Les prochaines portes ouvertes se feront sur rendez-vous. «Les gens pourront réserver leur plage horaire de la journée du 25 octobre via notre site web et par téléphone, ce qui nous permettra d’avoir un contrôle sur l’achalandage et ainsi respecter les règles de la santé publique», indique Pierre Duplessis, responsable des communications au SSM. «À notre grande surprise, nous avons déjà dû ouvrir nos inscriptions, car nous avons reçu plusieurs appels pour des demandes d’admission pour 2021-2022. Avec une augmentation de clientèle de 30% depuis les deux dernières années, on constate par cet engouement hâtif que notre courbe ne s’aplatit pas», dit-il.

Du côté du Collège Notre-Dame-de-l’Assomption, «on fait une visite COVID cette année le 4 octobre», indique la directrice, Mylène Proulx. «On va prendre un guide avec une famille et il fera toute la tournée avec elle», dit-elle, c’est-à-dire sous forme de stands «expliquant les programmes et nos profils et répartis dans l’école le long de parcours prédéterminés.» L’école prépare aussi un plan B «si jamais on tombait en zone rouge», dit-elle. «On prépare, pour les semaines à venir, une visite virtuelle. C’était dans nos plans de toute façon pour le recrutement des élèves internationaux.» L’école a vu revenir tous ses étudiants internationaux déjà inscrits avant la COVID. Pour l’année 2020-2021, il faut toutefois attendre la réouverture des frontières.

Les formules prises cette année par les écoles privées sont «adaptées aux mesures sanitaires», assure Julie L’Heureux.

«Les jeunes de 5e et 6e années ne seront pas en reste, mais ça va aller avec l’air du temps de ce qui se passe actuellement», fait valoir la porte-parole des écoles privées.