Simon Allaire
Simon Allaire

Eau potable au chemin de la Montagne-Ronde: Charette veut de l’aide

Martin Lafrenière
Martin Lafrenière
Le Nouvelliste
LOUISEVILLE — Charette tient à obtenir une aide financière gouvernementale pour connecter les résidences du chemin de la Montagne ronde au réseau public d’eau et le député de Maskinongé, Simon Allaire, déposera bientôt une demande à cet effet.

Le député caquiste a reçu, jeudi, des représentants de la Municipalité de Charette afin de discuter une fois de plus de ce dossier. Des résidents de ce chemin doivent s’approvisionner en eau potable en transportant de l’eau embouteillée étant donné la mauvaise qualité de l’eau des puits de surface.

Charette est incapable d’obtenir du financement par le biais de programmes gouvernementaux, car ceux-ci ne soutiennent pas les projets géographiquement situés à l’extérieur des périmètres urbains. Simon Allaire reconnaît que la modification des paramètres des programmes gouvernementaux représente tout un défi. Mais il s’engage à faire les représentations nécessaires pour trouver une solution.

«Je sens au gouvernement une crainte de l’étalement urbain. Il y a d’autres options comme la TECQ (la taxe sur l’essence et de la contribution du Québec). Je vais demander au ministère des Affaires municipales une permission spéciale. Il y a du travail de député à faire auprès du gouvernement», déclare le député Allaire.

Claude Boulanger

Charette propose d’installer une conduite d’eau sur 1,5 km. La Municipalité est prête à assumer la moitié de la facture estimée à quelque 400 000 $, mais souhaite un appui financier de 100 000 $ de la part du gouvernement afin d’amoindrir la part réservée aux contribuables de ce secteur.

«À 200 000 $ (pour les citoyens), ça revient à une taxe de secteur d’environ 1400 $ par année sur 20 ans. C’est beaucoup. Si on peut avoir un bonus pour baisser la facture, c’est ce qu’on veut. On maintient la part de Charette à 200 000 $ (provenant de la taxe sur l’essence et de la contribution du Québec). Mais si on va chercher 100 000 $, on coupe de moitié la part des citoyens. Donc, on parlerait d’une taxe de secteur de 700 $ ou de 800 $ par année. L’idéal est une aide de 100 000 $», avance le maire de Charette, Claude Boulanger.

Le maire croit que M. Allaire a des arguments pour aller chercher l’argent souhaité.

«L’eau n’est pas potable et Charette part avec la moitié de la facture», rappelle M. Boulanger.

Ce dernier indique que l’option d’établir un partenariat avec Saint-Élie-de-Caxton demeure une option envisageable. Mais si Charette avait un soutien financier appréciable d’ici quelques mois, la Municipalité pourrait lancer les travaux cet été si jamais le projet est accepté par les citoyens.

«Ce serait avantageux avec Saint-Élie, mais ça pourrait se faire quand? On n’a aucune idée. Je veux des développements le plus vite possible. Si on a une réponse rapide, ça peut se faire cet été, car les plans sont faits (avec les estimations déjà réalisées). Il y a des travaux d’excavation sur 1,5 km et la pose d’une conduite. En quelques semaines, ce serait fini.»