Toussaint Pothier, ancien député du conseil exécutif du Bas-Canada et propriétaire de la seigneurie de Lanaudière de 1814 à 1841.

Du temps où les Lanaudière en menaient large

TROIS-RIVIÈRES — On l’oublie parfois, mais avant que notre territoire ne soit organisé en villes et villages, le Québec vivait au rythme du régime seigneurial. C’est pour aller à la source de ce qui est aujourd’hui devenu Sainte-Ursule, Saint-Édouard, Saint-Justin et quelques autres villages de la région voisine de Lanaudière, que Philippe Beaulieu travaille à produire un ouvrage relatant, images à l’appui, l’histoire de la seigneurie de Lanaudière.

M. Beaulieu, historien amateur, raconte qu’au temps du régime seigneurial, aboli en 1854 au profit du régime municipal sous lequel nous vivons encore aujourd’hui, les Lanaudière en menaient large. M. Beaulieu explique qu’à l’origine, la région de Lanaudière telle que l’on connaît aujourd’hui était divisée en trois seigneuries, soit celles de Lanoraie, Lavaltrie et Lanaudière. Les trois entités appartenaient à des Lanaudière, d’après M. Beaulieu.

Le fondateur de la capitale régionale du Lanaudière d’aujourd’hui, Barthélemy Joliette, a lui-même été associé à la famille par son mariage avec Charlotte Lanaudière, rapporte la Commission de toponymie du Québec.

La seigneurie qui allait prendre son nom a été concédée à Charles François Tarieu de Lanaudière par le roi Louis XV en 1750. Celle-ci changera de main 23 fois, jusqu’à son abolition en 1854.

Maître-électricien fraîchement retraité, M. Beaulieu a toujours été un passionné d’histoire et de généalogie. Un amour qui court dans la famille. Ses parents ont rédigé un ouvrage relatant le passé de son patelin d’origine, Saint-Damien-de-Brandon.

Le projet de M. Beaulieu est de longue haleine. Il y travaille depuis maintenant six ans et espère le voir aboutir au cours des deux prochaines années. Si son statut de nouveau retraité lui laisse maintenant le temps de se consacrer à sa passion de manière plus active, M. Beaulieu se heurte à d’autres problématiques. D’une part, les photographies sont rares et difficiles à obtenir. De l’autre, l’accès aux archives du Québec est payant, ce qui constitue également un frein à son travail de recherche.

Celui qui se qualifie «d’historien local, qui fait de l’histoire locale» lance un appel à tous ceux qui auraient en leur possession des photos d’époque pouvant l’aider à illustrer son ouvrage.

Outre les trois villages de la Mauricie, la seigneurie de Lanaudière recoupait en partie les municipalités de Saint-Gabriel, Saint-Émond, Mandeville et Saint-Didace. Pour en savoir davantage sur le projet de M. Beaulieu, on peut consulter son site Internet à l’adresse suivante: www.seigneurielanaudiere.com