À l’avant, Élisabeth Jourdain, directrice générale du CMI, et David Fréchette, conseiller pédagogique des sciences et des technologies et responsable de l’équipe des Panthères. Première rangée: Anaël Loïs Nga Onana (promoteur de la culture geek au CMI), Nathaniel Carpentier, Nathan Fecteau, Ramez Kauzman, Kyle Bérubé, Louis Lavallée (robotique). Deuxième rangée: Janik Lesage, Marc-Olivier Godin Farley, Samuel Fortin, Thomas Bourque et Noah Morin.

Du sport électronique encadré au CMI

Trois-Rivières — La popularité de la pratique des sports électroniques incite la direction du Collège Marie-de-l’Incarnation à former une équipe au sein de ses murs et à encadrer les élèves qui en font partie.

L’équipe des Panthères pourra prendre part à des tournois scolaires organisés par la Ligue cyber espoirs, une ligue de sports étudiants qui relève de la Fédération québécoise de sports électroniques. Le CMI est inscrit à cette fédération depuis février et a participé à deux compétitions.

Depuis près de cinq ans, une quinzaine de jeunes font partie du Gaming Club de cette école secondaire trifluvienne. La nouvelle structure mise sur pied par le CMI vient soutenir le potentiel de ses élèves dans une activité qui est, de toute façon, hautement pratiquée.

«Les jeux électroniques sont déjà dans les murs de l’école, rappelle David Fréchette, conseiller pédagogique des sciences et des technologies et responsable de l’équipe des Panthères. Ça a commencé il y a trois ou quatre ans: c’était des jeunes qui se faisaient chicaner parce qu’ils jouaient à des jeux vidéos et ça ne passait pas dans les règlements d’une école. Le Gaming Club a vu le jour lorsqu’on a décidé de dire qu’on va arrêter de faire l’autruche. On va les encadrer. On croit que la pédagogie peut se vivre à travers une plateforme comme ça, à condition que ce soit bien contrôlé.»

Selon la directrice générale, Élisabeth Jourdain, l’école a décidé d’embarquer dans cette aventure afin d’accompagner ses élèves.

«On ne voulait pas être en dehors de ce que les jeunes vivent. Les jeux électroniques, c’est tellement présent qu’on a voulu suivre le courant, mais en leur donnant un cadre. C’est important pour nous de leur permettre de se réaliser tout en joignant bien sûr un cadre qui leur permet de s’épanouir, d’avoir une hygiène de vie.»

L’école veillera effectivement à ce que la pratique de ces sports électroniques en parascolaire se fera dans une quête d’équilibre entre les résultats scolaires et une bonne hygiène de vie. Dès septembre 2019, des ateliers de formation sur la nutrition, sur les saines habitudes de vie et sur la gestion des émotions liées à la pratique de sports électroniques seront offerts. Le CMI profitera aussi de l’apport de professionnels par l’entremise d’un partenariat avec le département des sciences de l’activité physique et la clinique universitaire de kinésiologie de l’Université du Québec à Trois-Rivières. Les spécialistes pourront préparer un programme d’entraînement pour les élèves.

«La santé physique fait que tu vas mieux performer aux jeux vidéos. On va faire de l’entraînement, de la musculation. On va jouer dans le gymnase, le mercredi midi, avec des élèves volontaires qui veulent faire bouger les gamers. Pour correspondre au cadre scolaire, on doit leur demander aussi de faire quelque chose sous nos yeux en milieu scolaire», ajoute M. Fréchette, en précisant que les sports électroniques offrent l’avantage de réunir les membres d’une équipe en ligne, contrairement à une équipe de soccer qui doit rassembler ses membres en un seul et même lieu pour la tenue d’un entraînement.

Le CMI compte sur une ancienne de l’école, Josée Lupien, à titre de marraine. Animatrice 3D senior chez Ubisoft Montréal, Mme Lupien rencontrera en septembre les membres des Panthères afin de parler d’entraînement, de stratégie et de prévention.