Le maire de Louiseville, Yvon Deshaies.
Le maire de Louiseville, Yvon Deshaies.

Du personnel mis à pied à Louiseville

Louiseville — La Ville de Louiseville n’échappe pas à la crise de la COVID-19. Lundi, le conseil municipal a mis fin prématurément au contrat d’une personne affectée au service des loisirs, ce qui porte à cinq le nombre d’employés touchés par la pandémie.

Cette employée avait été embauchée vers la fin de 2019 pour un contrat de six mois. Son travail prend fin quelques semaines avant l’échéancier initial.

«Elle perd son emploi à cause de la pandémie», affirme sans détour le maire, Yvon Deshaies.

«Étant donné qu’elle avait été engagée pour l’animation du centre-ville, dès qu’on a su qu’il n’y aurait aucune activité publique d’ici fin août, le poste devenait non requis», précise Yvon Douville, le directeur général de Louiseville.

Cette mise à pied s’ajoute à un remaniement de l’effectif effectué au fil des dernières semaines. Une employée à temps partiel du service de la trésorerie ne travaille plus, mais elle sera réintégrée après la pandémie. Une employée du service des loisirs travaille maintenant un jour par semaine au lieu de cinq. Une brigadière scolaire est de retour au travail depuis lundi après un congé forcé. Un préposé au gymnase a aussi vu son travail prendre fin plus rapidement.

Faire des mises à pied n’est jamais une partie de plaisir, mais avoir réussi à limiter ces mises à pied à cinq satisfait Yvon Douville.

«On a environ 65 employés à la Ville de Louiseville, rappelle le directeur général. Je suis fier d’avoir seulement cinq employés touchés lorsqu’on compare à d’autres villes. C’est par force majeure qu’on a fait ces mises à pied, car il n’y avait plus de travail. On est content d’avoir minimisé ces impacts.»

Si quelques postes ont subi les contrecoups de la crise de la COVID-19, la majorité des travailleurs demeurent en poste. C’est le cas de l’équipe des travaux publics.

«Il faut continuer d’entretenir les parcs, mentionne Yvon Deshaies. Ça prend du monde pour répondre aux bris d’aqueduc. Et aux loisirs, les gens travaillent. On a enlevé les bancs de l’aréna pour les sabler et les vernir. On fait un ménage à l’aréna. S’il y a de l’ouvrage à faire, c’est le temps. Avec la fin de la saison de la glace qui est arrivée plus tôt, ils ont un mois et demi d’avance. On met ça propre.»