Les chiens étaient impatients de s’élancer sur les pistes du Parc régional de la rivière Gentilly.

Du canicross pour une bonne cause

SAINTE-MARIE-DE-BLANDFORD — Une course de canicross, sport canin qui gagne en popularité au Québec, avait lieu dimanche matin, au Parc régional de la rivière Gentilly, à Sainte-Marie-de-Blandford. Cette course amicale visait à recueillir des fonds pour Candide Bellerose, une éducatrice canine de Trois-Rivières que la maladie a forcé à prendre un arrêt de travail.

Atteinte d’une colite ulcéreuse sévère, la jeune femme a passé deux mois à l’hôpital pour subir une ablation du côlon, ce qui l’a empêchée de s’occuper pleinement de son entreprise, LouniKa Comportement. «J’ai au moins un mois d’arrêt de travail, indique Candide. Par chance, j’ai une deuxième éducatrice qui travaille pour LouniKa et qui continue les cours de groupe et de donner les consultations à domicile. Mais moi, pendant un temps, je ne pourrai pas nécessairement aller voir un chien qui va sauter ou qui va tirer sur la laisse, à cause de ma stomie.»

L’éducatrice canine est donc privée de pratiquer un sport canin qu’elle apprécie, le canicross, une course lors de laquelle les chiens et leur maître, auquel ils sont reliés par un harnais, courent ensemble. Des amies avec qui elle court habituellement ont donc décidé d’organiser une course-bénéfice, le Défi LouniKa, afin de l’aider financièrement le temps qu’elle se rétablisse et soit apte à reprendre le travail.

«Ça m’a touchée énormément et en plus, il y a une de mes amies qui va courir avec mon chien, se réjouit Candide. Il va avoir l’occasion de courir aujourd’hui, même si moi je ne peux pas le faire.»

Candide Bellerose et son chien, qui participait au Défi LouniKa sans sa maîtresse.

Une quarantaine de personnes se sont inscrites aux circuits de 2 et 5 km proposés par l’organisation de l’événement. Plusieurs prix étaient offerts aux coureurs qui se sont classés au podium, offerts par des commanditaires de l’événement. Une séance d’initiation au canicross avait également lieu après les courses.

Un sport en vogue

Si Le Défi LouniKa était une course amicale, pour les amateurs de ce sport canin, le canicross, c’est du sérieux. «Il y a des événements de canicross avec la Fédération québécoise des sports canins attelés où là, les chronomètres sont importants, tout est calculé dans le temps, explique Audrey-Anne Campeau, l’une des organisatrices du Défi LouniKa. Ici, les athlètes ont été informés que c’est pour le plaisir, mais il y a quand même un chronomètre et toutes les mêmes étapes.»

Le canicross, tout comme d’autres sports impliquant l’attelage de chiens comme le skijoëring et le bikejoëring, gagnerait d’ailleurs en popularité au Québec, après avoir vu le jour en Europe.

«Au départ, c’était plus présent en Europe, explique Candide Bellerose. Ça gagne en popularité et c’est super demandant, autant psychologiquement que physiquement, parce que le chien doit comprendre les commandes: gauche, droite, stop, ralentis, tire. Le chien doit être à l’aise de se laisser dépasser par d’autres chiens aussi. C’est un très beau sport.»

La discipline sportive et canine serait née en s’inspirant du skijoëring, une discipline norvégienne qui serait pratiquée depuis plusieurs millénaires.