Droits de passage: une épée de Damoclès

Guy Veillette
Guy Veillette
Le Nouvelliste
SHAWINIGAN — Les diverses associations de motoneigistes doivent vivre avec l’épée de Damoclès des droits de passage au-dessus de leur tête pratiquement chaque hiver. René Thibodeau, secrétaire du Club de Motos Neige de la Mauricie, fait remarquer qu’il dénombre pas moins de 722 droits de passage sur le territoire pour que les amateurs puissent bénéficier des 295 kilomètres de sentiers.

«Au Québec, la plupart des municipalités n’ont pas pérennisé les sentiers de motoneige», rappelle M. Thibodeau. «Chaque fois qu’il y a un développement résidentiel, il faut se tasser. Nous n’avons pas d’outils, sauf de négocier des droits de passage avec des propriétaires terriens. Et on ne peut pas les payer.»

Mercredi, les bénévoles finalisaient l’installation de la signalisation adéquate et l’aménagement des sentiers. En fin de semaine au plus tard, tout sera prêt pour le lancement officiel de la saison. D’ailleurs, la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec présente, les 18 et 19 janvier, son événement portes ouvertes sur les sentiers.

M. Thibodeau déplore qu’une importante menace pèse sur les motoneigistes de la région alors que ces derniers n’ont visiblement rien fait pour nuire à cette propriété du rang Saint-Mathieu.

«Ça n’a rien à voir avec notre club», assure-t-il. «Même qu’en mai, on installe des blocs de béton des deux côtés du rang Lamothe, à la demande des propriétaires, parce que des gens iraient mener des déchets sur ces terrains. Je ne pense donc pas que le club ait causé des dommages. Au contraire, nous avons essayé de contribuer, car acheter des blocs de béton et les installer, ça a un coût pour nous.»