Les procès du père et de la belle-mère de la fillette de Granby pourraient «difficilement» se tenir en 2020, a indiqué Me Claude Robitaille, du ministère public.
Les procès du père et de la belle-mère de la fillette de Granby pourraient «difficilement» se tenir en 2020, a indiqué Me Claude Robitaille, du ministère public.

Drame de Granby: le père et la belle-mère toujours en attente de leurs procès

Pascal Faucher
Pascal Faucher
La Voix de l'Est
Un an après la mort tragique de la fillette de Granby, son père et sa belle-mère sont toujours en attente de leurs procès devant les tribunaux. Tous deux ont plaidé non coupable aux divers chefs d’accusation auxquels ils font face.

La femme, âgée de 36 ans et toujours détenue, fait face à des accusations de meurtre au deuxième degré, de séquestration et de voies de fait graves.

Quant à son conjoint, un homme de 31 ans, il doit répondre d’accusations de négligence criminelle, de séquestration ainsi que d’abandon d’enfant et d’omission de lui avoir fourni les choses nécessaires à la vie.

Contrairement à sa conjointe, il a demandé puis obtenu, le 5 septembre dernier, sa libération sous conditions. Puis, à la dernière présence en cour du couple, le 9 mars, ils ont tous deux renoncé à leur enquête préliminaire pour aller directement à deux procès séparés.

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Leurs dossiers reviennent devant la cour le 6 mai, mais uniquement pour décider de la suite des choses. Les accusés ne sont pas tenus d’être présents à cette date.

Probablement pas en 2020

Leurs procès pourraient «difficilement» se tenir en 2020, a récemment indiqué Me Claude Robitaille, du ministère public, compte tenu de la complexité des causes et de la disponibilité des avocats, juges et salles d’audience dans le district judiciaire de Bedford.

Au moins six semaines seront réservées pour chaque cause, dont 30 jours pour présenter la preuve de la poursuite. Me Robitaille représente la Couronne dans le procès du père, tandis que Me Laurence Bélanger et Me Émilie Baril-Côté font de même pour celui de la belle-mère.

Celle-ci est défendue par Me Michel Marchand, tandis que Me Martin Latour et Me Marylie Côté représentent son conjoint.

Une ordonnance de non-publication empêche quiconque de diffuser le nom de la victime, des accusés et des éventuels témoins, et ce, afin de préserver l’anonymat des autres enfants du couple.