Gina Landry, directrice de la Direction de la protection de la jeunesse.

DPJ: hausse des signalements

Le Québec a connu une hausse des signalements à la Direction de la protection de la jeunesse pour l'année 2016-2017, mais la hausse en Mauricie et au Centre-du-Québec est supérieure aux données provinciales.
C'est ce qui ressort du 14e bilan annuel des directeurs de la protection de la jeunesse-directeurs provinciaux (DPJ-DP) du Québec rendu public à Trois-Rivières, mardi.
Pour l'année 2016-2017, 91 191 signalements ont été traités au Québec par les DPJ, soit une augmentation de 4 %, ce qui se traduit par 250 signalements par jour, soit 10 situations de plus chaque jour que l'an dernier.
En Mauricie et au Centre-du-Québec, la DPJ-DP a retenu 2990 signalements, au cours de l'année, ce qui représente une hausse de 6 % par rapport à l'an dernier.
Dans la région, 7233 signalements ont été traités au cours de l'année et 41,3 % d'entre eux ont été retenus. La hausse des signalements reçus est de 8 % par rapport à l'année précédente.
Leur plus grand nombre, soit 1269, concerne les 6 à 12 ans, suivis de près par les 0-5 ans avec 1004 signalements.
La directrice provinciale de la DPJ, Gina Landry, indique que «le milieu familial, les parents, les grands-parents, les gens du réseau familial d'un enfant se signalent maintenant à une hauteur de 21,5 %», dans la région, soit nettement plus que la moyenne québécoise qui est de 17 %.
Dans la région, ce sont malgré tout les employés de différents organismes qui font le plus de signalements, soit 36,7 %.
Encore là, c'est plus que la moyenne provinciale qui se situe à 33 %.
La directrice indique que la négligence et les risques sérieux de négligence sont les deux facteurs combinés les plus importants menant aux signalements à la DPJ.
En effet, 27,1  % des cas relèvent de la négligence et 23,1 % d'un risque sérieux de négligence. Les deux totalisent 50 % des situations menant à la prise en charge des enfants de moins de 18 ans dans la région.
Les mauvais traitements psychologiques suivent de près avec 19 % des cas. Ces chiffres sont assez semblables aux données provinciales.
Notons que 8,3 % des adolescents dont le signalement est retenu par la DPJ présentent un trouble de comportement sérieux.
On parle de violence verbale et menaces, toxicomanie et violence physique.
Cette année, les adolescents sont à l'honneur dans le rapport annuel de la DPJ qui invite à se soucier de leur bien-être puisque ce sont les adultes qui formeront la société de demain.
«Il faut se soucier de chacun d'eux», plaide Mme Landry.