La conseillère du district des Forges, Mariannick Mercure, lance une fois de plus une flèche à sa collègue du district des Carrefours en lien avec le dossier de la sécurité routière.
La conseillère du district des Forges, Mariannick Mercure, lance une fois de plus une flèche à sa collègue du district des Carrefours en lien avec le dossier de la sécurité routière.

Dossier sécurité routière: Mariannick Mercure en rajoute et dénonce l’hypocrisie

Amélie Houle
Amélie Houle
Le Nouvelliste
TROIS-RIVIÈRES — «L’hypocrisie des politiciens, c’est une des affaires les plus “tought” (sic) à endurer dans ma job.» Après avoir soutenu dans nos pages ce dimanche que la solution concernant le problème de la sécurité routière devait passer par une augmentation du budget, la conseillère du district des Forges, Mariannick Mercure, va encore plus loin sur sa page Facebook personnelle et dénonce l’absence de transparence de certains élus et lance une fois de plus une flèche à sa collègue du district des Carrefours, Valérie Renaud-Martin.

La conseillère n’a en effet pas mâché ses mots sur sa page Facebook lundi, à l’endroit de sa collègue.

«La conseillère du district des Carrefours - où 2 flots (sic) viennent d’être happés par des fuyards - est sortie dans les médias hier pour faire un appel à l’action afin qu’une décision soit prise dans le dossier de la sécurité routière. Je. Suis. Tombée. Sur. Le. Cul. Elle l’a déjà prise cette décision en votant contre le projet de sécurité routière que mon collègue Claude et moi avons déposé en 2018, après un an de discussions en conseil. Mais pire: elle avait activement participé à mobiliser les citoyens opposés à l’approche systémique de sécurité routière afin de tenter de faire dérailler le projet», pouvait-on y lire, avant d’ajouter qu’elle espère que les électeurs s’en souviendront lors des prochaines élections.

Pour Mme Mercure, cette seconde sortie avait un but bien précis, soit celui d’obtenir plus de transparence de la part de ses collègues.

«Mon objectif avec cette publication, c’est d’avoir de la transparence de la part des élus qui ont voté contre ce projet et qu’ils arrêtent de jouer sur les deux tableaux pour essayer de faire plaisir à tout le monde. Je souhaite qu’ils se positionnent à savoir présentement, le projet de sécurité routière en 10 axes dans son état actuel, est-ce qu’ils sont pour ou contre? C’est ça que je veux entendre.»

La principale intéressée dans ce dossier, Valérie Renaud-Martin, a évidemment tenu à réagir à ces propos lundi matin.

La conseillère du district des Carrefours, Valérie Renaud-Martin, estime que la tribune choisie par sa consoeur de travail pour dénoncer la situation n’était pas le meilleur endroit pour tenir de tels propos.

«Je ne suis pas du tout contre la sécurité routière, au contraire, mais je suis pour une façon équilibrée de l’appliquer et d’intervenir aux endroits où on sait qu’il y a des problématiques. Je n’ai donc pas voté contre la sécurité routière, mais contre le projet Vision zéro, car j’étais contre la façon de l’appliquer. D’ailleurs, je me considère transparente et j’ai toujours pris position en fonction de ce que je jugeais acceptable et raisonnable pour les citoyens», a-t-elle précisé.

Mise au fait de cette récente publication Facebook la concernant lundi en matinée, cette dernière estime par ailleurs que la tribune choisie par sa consoeur de travail pour dénoncer la situation n’était pas le meilleur endroit pour tenir ce genre de propos.

«Selon moi, une page Facebook n’est pas le bon endroit pour discuter avec ses collègues, donc si elle a quelque chose à nous mentionner, on a une rencontre du conseil qui est prévue mardi et on a une rencontre sur le PTI où on va discuter de ces budgets-là qui est prévue le 8 septembre prochain. Je ne souhaite donc pas embarquer dans des échanges comme ça sur sa page Facebook», a-t-elle soutenu.

Des faits erronés

Après avoir pris connaissance de l’article publié dans Le Nouvelliste lundi matin, Mme Renaud-Martin soutient avoir été surprise de constater cette sortie publique de la part de sa collègue concernant un dossier qui n’est pas dans son district.

«Je trouve ça dommage, car plusieurs informations qui ont été données par Mariannick étaient erronées. Tout d’abord, le projet pour le tronçon où s’est déroulé l’accident de vendredi sur côte Richelieu ne faisait pas partie de la liste des projets envisagés et n’avait donc pas été analysé, donc aucune cote ne lui avait été attribuée. De plus, le tableau dont elle parle avec les cotes, c’est celui qui englobe tous les axes de sécurité routière et quand on parle des mesures d’apaisement, on a un tableau différent et la côte Richelieu ne fait pas partie de ce tableau-là. J’ai même demandé d’ajouter une cote à ce tronçon dernièrement», explique-t-elle.

Rappelons que les deux conseillères n’en sont pas à leurs premières prises de bec au sein du conseil municipal, alors qu’elles ont notamment eu de vifs échanges sur les réseaux sociaux dernièrement concernant le projet de piste cyclable aménagée sur le boulevard des Forges.

Publication sur la page Facebook personnelle de Mariannick Mercure.