Les dons de sang sont essentiels quand vient le temps de sauver des vies, le policier Davio Piccinin en sait quelque chose.

Dons de sang: «Ça sauve littéralement des vies»

Shawinigan — À 42 ans, le policier de la Sûreté du Québec Davio Piccinin mord dans la vie plus que jamais. Papa de deux enfants, énergique, actif et engagé dans sa communauté, rien ne pourrait laisser croire qu’il a dû mener une dure bataille contre la maladie il y a quelques années. Au plus fort de ses traitements, Davio aura eu besoin de trois transfusions sanguines pour lui permettre de rester en vie, un don de vie qui l’incite à redonner au suivant aujourd’hui.

L’agent Davio Piccinin a en effet accepté la présidence d’honneur, mardi prochain, de la Collecte de sang du 62e Régiment d’artillerie de campagne et de la Sûreté du Québec du poste de Shawinigan. L’activité qui se déroulera au Manège militaire du boulevard Royal aura pour objectif de recevoir 185 dons de sang, des dons essentiels quand vient le temps de sauver des vies, comme celle de ce policier il y a quelques années.

C’est à la suite d’épisodes d’extrême fatigue et de maux de dos que l’agent Piccinin a décidé d’aller consulter son médecin à l’été 2012. «Je pouvais dormir douze heures d’affilée et quand même être fatigué mort pendant la journée. Je savais que quelque chose n’allait pas. Quand le médecin m’a annoncé la nouvelle, ça a fessé, mais je ne suis pas non plus tombé en bas de ma chaise, c’était évident qu’il se passait quelque chose», se souvient-il.

Le diagnostic était loin d’être encourageant: cancer testiculaire avec des métastases aux poumons, au foie et aux ganglions. «J’ai demandé au médecin si j’avais une chance de m’en sortir. Il m’a dit qu’il y avait toujours des chances. À partir de ce moment-là, j’ai décidé que je partais à la guerre. Il n’y avait aucune autre option pour moi que celle de guérir», confie le père de famille. «Je me suis dit: ce n’est pas vrai que mes enfants vont grandir pas de papa! Alors j’ai dit aux médecins que j’embarquais à fond avec eux, que je voulais qu’on m’explique tout, mais que j’allais tout faire ce qu’il était possible de faire», ajoute l’agent Piccinin.

Entre octobre 2012 et janvier 2013, il aura donc traversé une chirurgie importante et plusieurs traitements de chimiothérapie qui ont grandement affaibli son système. La baisse importante de son taux de globules rouges dans le sang aura nécessité une transfusion de trois unités sanguines. À ce moment, le policier était dans un grand état de faiblesse et souffrait de fièvre. Sa bonne forme physique lui aura certainement permis de traverser cette période sans que son cœur lâche.

Les banques de sang étaient pourtant bien basses ce jour-là, si bien qu’on a hésité à lui donner une troisième unité de sang, une transfusion qui aura finalement été réalisée et qui l’aura certainement aidé à se rétablir.

«On me dit que bientôt, au Québec, ce sera une personne sur deux qui aura à combattre un cancer dans sa vie. Il faut être allé dans une salle d’hémato-oncologie une fois dans sa vie pour réaliser le nombre de personnes qui doivent subir un traitement contre le cancer. C’est assez impressionnant», constate l’agent de la Sûreté du Québec. Sans connaître les statistiques, il demeure convaincu que bon nombre de ces personnes seront susceptibles à un moment ou un autre d’avoir besoin d’une transfusion sanguine.

«Ça sauve littéralement des vies. C’est essentiel», martèle celui qui s’est également impliqué dans le Relais pour la vie ainsi que pour la cause du cancer du sein depuis cette période. Davio Piccinin, pour sa part, est en rémission depuis la fin de ses traitements et devra subir un suivi serré pour encore quelques années avant de pouvoir être déclaré comme complètement guéri.

La collecte de sang se déroulera au Manège militaire Colonel Gérard F. Dufresne au 5315 boulevard Royal, le 29 janvier entre 13 h 30 et 20 h. Héma-Québec accueillera tous les donneurs, et sollicite plus particulièrement les groupes sanguins dont le RH est négatif.