L’ancienne usine Aleris.

Donald Martel prône une décontamination immédiate

Trois-Rivières — Même si le scrutin général n’est prévu que l’automne prochain, il y a déjà une odeur d’élection dans l’air. Vendredi, le député Donald Martel de la Coalition avenir Québec demandait aux députés libéraux de la région de «prendre leurs responsabilités» au sujet de la décontamination du site de l’usine Aleris, fermée en 2008.

Le député de Nicolet-Bécancour demande aussi aux députés «d’exercer les pressions nécessaires pour que le gouvernement agisse enfin».

«Autant les libéraux que les péquistes se sont traîné les pieds dans cet imbroglio qui dure depuis des années et qui a déjà coûté plus de 10 millions $ aux contribuables sans qu’aucun résultat concret soit enregistré», dénonce Donald Martel dans un communiqué publié vendredi.

La Ville de Trois-Rivières avait adopté en juin 2017 une résolution demandant au ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte aux changements climatiques de procéder à la décontamination complète du site.

Donald Martel avait déjà abordé la question de la décontamination du site de l’ancienne usine Aleris en commission parlementaire en février dernier en interpellant la ministre responsable de la Mauricie, Julie Boulet.

«C’est maintenant qu’il faut régler le problème et je ne comprends pas pourquoi le député de Champlain refuse de demander à son gouvernement de faire ce qui doit être fait, c’est-à-dire procéder immédiatement à la décontamination du site et poursuivre les entreprises responsables», soutient Donald Martel.

Interpellé par la publication de ce communiqué de presse vendredi, Pierre Michel Auger n’a pas pris de temps à réagir. Il affirme d’emblée que Donald Martel devrait d’abord s’occuper de sa propre circonscription.

Le député de Champlain, dont le bureau est situé tout juste devant l’ancienne usine, soutient qu’en avril 2017 il était intervenu pour explorer la possibilité pour Québec de décontaminer le site en même temps que de poursuivre les deux entreprises impliquées dans le dossier, soit Alcoa et l’entreprise à numéro de Tim Martinez. «À ce moment-là, une ordonnance avait été émise pour que les deux entreprises présentent au gouvernement un plan de réhabilitation. Alcoa l’a fait, mais malheureusement le contenu ne satisfait pas le ministère de l’Environnement», explique Pierre Michel Auger. «Les procédures judiciaires se poursuivent, mais également en parallèle mes démarches personnelles pour que le gouvernement décontamine le site.»

Le député de Champlain affirme qu’une rencontre est prévue à ce sujet la semaine prochaine avec la ministre de l’Environnement, Isabelle Melançon. Si jamais Québec va de l’avant avec une décontamination, la facture pourrait s’élever à près de 50 millions $.