Le député Donald Martel

Donald Martel blanchi par le commissaire à l’éthique

TROIS-RIVIÈRES — Alors que le député de la Coalition Avenir Québec (CAQ) de Nicolet-Bécancour, Donald Martel était visé en janvier dernier par une enquête sur des allégations d’embauche d’attachés politiques «fantômes», le commissaire à l’éthique a déposé un rapport mardi, stipulant qu’il n’y a eu aucun manquement à l’éthique dans ce dossier, épargnant du même coup M. Martel.

Après plus de 10 mois à attendre la conclusion de cette saga, Donald Martel était visiblement satisfait des conclusions du rapport, lorsque Le Nouvelliste s’est entretenu avec lui mardi après-midi.

«Je suis bien content évidemment, car ce n’est jamais plaisant de faire l’objet d’une telle enquête. Je n’étais toutefois pas inquiet du dénouement puisque j’ai toujours démontré beaucoup de rigueur dans mon travail. J’avais par contre hâte que ça se finisse, car évidemment, ça inquiétait des personnes de mon entourage», a-t-il précisé.

Dans le rapport déposé mardi, le commissaire à l’éthique et à la déontologie arrive à la conclusion que «la preuve au dossier ne comporte aucun élément factuel, indice ou contexte laissant croire que le volet partisan, de l’une ou l’autre des activités liées à l’exercice de la charge des attachés politiques, pourrait avoir pris une tournure à tel point que je devrais constater un manquement au Code».

Rappelons que cette saga a débuté en janvier dernier, alors que la whip en chef péquiste Carole Poirier avait soupçonné Donald Martel et le député de Groulx, Claude Surprenant d’avoir enfreint les règles du code d’éthique de l’Assemblée nationale, chose qui avait mis en colère le député de Nicolet-Bécancour. 

«Même si j’étais en colère, je n’ai jamais cru au complot dans cette affaire. Mais à l’avenir, il faudra évidemment éclaircir cette zone grise pour que tous les députés sachent à quoi s’en tenir et pour que tous les partis politiques puissent agir de la même manière dans des dossiers de même nature», a-t-il conclu.