Les étudiants de deuxième année en Techniques de travail social présentaient jeudi les projets d’intervention dans la communauté qu’ils ont élaborés dans le cadre de leur cursus et qui se dérouleront au cours du mois de mai. À l’avant: Jessica Tremblay, Justine Montplaisir, Amélie Lavoie, étudiantes en Techniques de travail social. Dans la deuxième rangée: Zoé-Florence Julien, Mélanie Lemieux, Naomie Matton-Paillé et Maude Girard, étudiantes en Techniques de travail social. À l’arrière: Gabriel Larivière, étudiant en Techniques de travail social, Jean-François Aubin, professeur au département de Techniques de travail social, Kelly-Ann Héroux, Sandrine Barrette, Camille Fortin, Marika Simard, étudiantes en Techniques de travail social, Caroline Guay, directrice de la Démarche des premiers quartiers et professeure au département de Techniques de travail social, et Louis Gendron, directeur général du Cégep Trois-Rivières.

Dix projets étudiants investissent la communauté

Trois-Rivières — Jean-François Aubin a délaissé son veston d’aspirant maire en campagne pour revêtir ses habits de professeur de cégep, jeudi matin, le temps d’accompagner ses étudiants en Techniques de travail social qui présentaient dix projets d’intervention dans la communauté, qui se réaliseront entre les 2 et 17 mai prochain, dans le quartier Saint-François-d’Assise et dans le bas du Cap-de-la-Madeleine.

La formule, qui en est à sa quatrième édition dans sa mouture actuelle, vise à mettre en application des techniques du cours Intervention sociale et collective II. Elle est rendue possible grâce à une collaboration entre le Cégep et la Démarche des premiers quartiers de Trois-Rivières. L’organisme de concertation agit à titre de coordonnateur terrain et assure le lien entre les étudiants et les nombreux partenaires des différents projets.

Étant donné les circonstances, nommément la course à la mairie dans laquelle il est plongé, M. Aubin aura dû passer le flambeau au cours de la session, d’autant que les projets sur lesquels les étudiants ont travaillé trouveront leur aboutissement au moment même où les Trifluviens seront occupés à voter. C’est Caroline Guay, directrice de la Démarche des premiers quartiers, et qui agissait déjà comme professeure au programme de Techniques de travail social, qui aura vu au dénouement des efforts des étudiants.

Les dix projets présentés sont variés et touchent divers aspects de l’intervention sociale. Il est notamment question d’accompagnement des aînés, de sécurité routière, de saines habitudes de vie, d’ateliers de cuisine et d’activités culturelles.

La démarche des 45 étudiants de deuxième année se veut l’aboutissement d’un processus entamé au cours de leur première année, où ils se seront déployés dans la communauté pour un travail d’exploration et de diagnostic, explique Caroline Guay. «C’est très important parce qu’un processus d’intervention collective débute toujours par une analyse du terrain», soutient-elle.

La directrice de la Démarche des premiers quartiers se réjouit que plus d’une vingtaine de partenaires, acteurs de la vie communautaire, soient impliqués dans l’initiative. Si les projets des étudiants sont ponctuels, il n’en demeure pas moins qu’ils s’inscrivent dans la mission plus large des organismes partenaires, souligne-t-elle. «C’est un projet réel, il faut aller chercher des gens, ce n’est pas une simulation», insiste la professeure.

Par ailleurs, l’apport des étudiants peut aussi faire émerger des projets auxquels on n’avait pas pensé, relate Mme Guay. Elle donne l’exemple du projet de «ciné-famille» qui consistera en une projection de film dans le parc Jean-Béliveau, le 17 mai prochain. La Démarche des premiers quartiers travaille actuellement avec Ciné-Campus pour répéter l’activité et la faire perdurer dans le temps, illustre-t-elle.

Pour Jean-François Aubin, l’exercice en est un de mise en situation dont la valeur formatrice est importante. «Ce n’est pas facile», assure-t-il, si les projets demeurent modestes dans leur forme finale, les étudiants sont confrontés à l’épreuve du réel. Les contacts avec les partenaires, les contraintes de temps et les contraintes budgétaires sont autant de facteurs avec lesquels ils doivent apprendre à composer, fait-il valoir.