Les consultations publiques entourant Vision zéro se dérouleront en février.

Dix événements marquants de l’année 2018 à Trois-Rivières

1 Démission du maire

Le maire Yves Lévesque annonce le 27 décembre qu’il démissionne. En octobre, il s’était retiré temporairement de ses fonctions pour des raisons de santé. Depuis quelques mois, on le sentait fatigué, amaigri et surtout désabusé de l’ambiance de travail au conseil de ville, comme il le laisse entendre dans une entrevue au mois d’août. Sous recommandation de son médecin, il choisit de démissionner en toute fin d’année. À voir si son état de santé lui permettra, dans quelques mois, d’envisager une candidature chez les conservateurs au fédéral...

Yves Lévesque démissionne de son poste de maire le 27 décembre.

2 Vision zéro

Le débat entourant l’adoption à la majorité de Vision zéro par le conseil municipal en novembre divise grandement l’opinion publique. Les multiples mesures entourant cette philosophie d’amélioration du bilan de la sécurité routière sont complètement éclipsées par une seule, l’abaissement de la limite de vitesse à 40 km/h dans les zones résidentielles et les rues collectrices. Une pétition de plus de 3700 noms circule contre cette mesure et pour une consultation publique. Des séances d’information et de consultations sont prévues pour février 2019.

3 Stationnement de l’autogare

Le chantier de réfection du stationnement de l’hôtel de ville aura ralenti la cadence dans ce secteur du centre-ville du mois de mai jusqu’en novembre, moment où le stationnement est finalement rouvert aux automobilistes. Les travaux de près de 3,8 M$ auront aussi nécessité le déménagement de plusieurs départements de l’hôtel de ville vers la gare de la rue Champflour pour plusieurs mois, en plus de la réduction des heures d’ouverture de la bibliothèque Gatien-Lapointe.

4 Saga du stationnement Badeaux

Au mois de juillet, le conseil municipal renverse une résolution proposant la vente du stationnement étagé Badeaux du centre-ville de Trois-Rivières aux gestionnaires du Centre d’événements et de congrès interactifs. Alors que le maire estime qu’il n’est pas du rôle de la Ville de gérer un stationnement, plusieurs conseillers constatent la possibilité pour la Ville de dégager tout près de 200 000 $ de profits annuellement, des profits qui pourraient augmenter avec l’augmentation aussi de l’achalandage au CECI.

L’autogare a été fermée du printemps jusqu’au mois de novembre pour réfection.

5 Stationnement centre-ville

Le conseil municipal, en session de préparation budgétaire, discute de la possibilité d’augmenter les tarifs des horodateurs et parcomètres au centre-ville, en plus d’élargir les plages horaires aux jeudis et vendredis soirs ainsi qu’aux samedis. Le scénario fait grincer des dents plusieurs commerçants. La Ville et Trois-Rivières Centre acceptent finalement de s’asseoir ensemble et de discuter d’une façon d’atteindre la cible budgétaire. Des solutions devraient être proposées tôt en 2019.

6 Boisé des Estacades

Une annonce placée sur le site immobilier Sotheby’s révèle que le Boisé des Estacades est à vendre, dans le but d’y voir se développer un projet immobilier. La réaction populaire est vive: par le biais d’une pétition, plus de 14 000 personnes demandent au conseil municipal d’intervenir pour empêcher ce développement, alors que des milliers de personnes fréquentent régulièrement cet espace vert. À l’heure actuelle, le zonage ne permet pas de développement d’une telle ampleur sur ce terrain, et le conseil dit n’avoir reçu aucun projet assez intéressant pour l’inciter à modifier ce zonage.

À l’automne, on apprend que le Boisé des Estacades est à vendre pour y développer un projet domiciliaire, ce qui soulève la grogne dans la population.

7 Chef de cabinet

Roger D. Landry, chef de cabinet du maire Yves Lévesque depuis plusieurs années, prend sa retraite en 2018. La tâche est alors divisée entre les anciens conseillers René Goyette et André Noël, ce qui fait grincer des dents à l’hôtel de ville. René Goyette avait soutenu certains candidats aux dernières élections, et leurs adversaires maintenant élus au conseil doutent de la capacité de l’homme à incarner le rôle rassembleur d’un chef de cabinet. La nomination sera finalement de courte durée et c’est Jean-Marc Bergeron qui accédera à ce poste clé.

8 Télédiffusion et ouverture séances de travail

L’année 2018 est marquée par plusieurs changements au conseil municipal en ce qui concerne la diffusion des informations. Outre le début de la télédiffusion et de la webdiffusion des séances du conseil municipal le 20 mars sur les ondes de NousTV et via le site web de la Ville, on assiste aussi à l’ouverture des séances de travail du conseil municipal aux représentants des médias à partir de l’été.

9 Saga du vérificateur général

Le vérificateur général par intérim Claude Cournoyer n’aura été en poste que quelques semaines à Trois-Rivières. Visé par une plainte de harcèlement psychologique de la part d’une employée de son bureau, il estime être injustement traité par la Ville de Trois-Rivières dans ce dossier et multiplie les sorties médiatiques. L’affaire, qui prend les allures de saga, se terminera en mars avec le congédiement de Claude Cournoyer et le dépôt d’une plainte en déontologie à l’Ordre des comptables professionnels agréés du Québec. Le nouveau vérificateur général, Jacques Bergeron, est officiellement nommé en septembre.

Le vérificateur général par intérim Claude Cournoyer n’aura été à l’emploi de la Ville que quelques semaines avant d’être congédié.

10 Feu vert au colisée

Le feu vert est finalement donné en tout début d’année 2018 par le conseil municipal à la construction du colisée municipal au District 55. Le contrat de 49 288 000 $ taxes exclues est octroyé au Groupe TEQ, qui fera la construction de ce nouveau colisée de deux glaces, dont l’une accueillera 4390 sièges. Les premiers camions arrivent sur le chantier en mai pour la préparation du terrain, et les fondations ont été coulées en novembre.

Les fondations du futur colisée du District 55 ont été coulées en novembre.