Au printemps, Robert Trudel a quitté la Cité de l’énergie en pleine controverse.

Dix événements marquants de l’année 2018 à Shawinigan

1 Changement de garde à la Cité de l’énergie

En mai, un reportage d’ICI Radio-Canada Mauricie - Centre-du-Québec jetait un ombrage sur la longue carrière de Robert Trudel comme directeur général de la Cité de l’énergie. Cinq femmes, dont une à visage découvert, dénonçaient des comportements déplacés de nature sexuelle. Ces allégations ont convaincu la Cité de l’énergie et Robert Trudel de mettre fin à leur association. Le septuagénaire ne fait toujours face à aucune accusation. En novembre, la Cité de l’énergie annonçait l’arrivée de Sandie Letendre à la direction générale.

Le désolant site abandonné de la Belgo est enfin pris en charge par le ministère de l’Environnement.

2 Le MDDELCC à la rescousse

En août, le ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques annonçait qu’il sommait Recyclage Arctic Beluga de terminer le nettoyage et la décontamination du site de l’ancienne papeterie Belgo. Devant l’absence de réponse d’une entreprise qui n’existe plus que sur papier, le ministère assumera lui-même ces travaux en 2019.

En mai, la juge Suzanne Ouellet s’est déplacée au lac à la Tortue pour s’imprégner du contexte des vols d’hydravions.

3 Combat aérien

Le procès en recours collectif de la Coalition contre le bruit contre l’entreprise Bel-Air Laurentien aviation s’est finalement déroulé sur quatre mois au début de l’année, entre mars et juin, au palais de justice de Shawinigan. Pendant 26 jours, les parties ont défendu leurs prétentions devant la juge Suzanne Ouellet. La Coalition contre le bruit veut obtenir une réduction de la pollution sonore provoquée par les vols d’hydravions au lac à la Tortue, ainsi qu’un dédommagement pour les inconvénients encourus depuis 2008. Le jugement est attendu au début de l’année 2019.

Les travaux de décontamination du Château Bellevue réservaient quelques surprises...

4 La saga du Château Bellevue

Des problèmes de sols ont retardé les travaux de construction du Château Bellevue, près du Centre Gervais auto. En mars, la Ville de Shawinigan a dû adopter deux résolutions en une semaine pour ajouter 746 000 $ à un contrat de réhabilitation environnementale d’abord attribué à 608 000 $ parce que la contamination était plus élevée que prévu. La Ville a entamé des recours contre les firmes qui ont sous-estimé ces travaux, mais en attendant, elle a dû se résoudre à vendre son terrain 1 $ au Groupe Château Bellevue, plutôt que les 273 480 $ entendus. La date d’ouverture du complexe pour personnes âgées autonomes a été repoussée du 1er octobre au 30 novembre 2019.

Le projet Nemaska Lithium a pris du galon en 2018.

5 Financement complété

À la fin mai, Nemaska Lithium annonçait la conclusion d’engagements financiers de 1,1 milliard de dollars pour l’exploitation de la mine Whabouchi et la construction de son usine commerciale à Shawinigan. Ces partenariats consolident cet ambitieux projet sur le site de l’ex-papeterie Laurentide, où la principale unité de production devrait entrer en exploitation à la fin 2020. Pour la première fois, la société a organisé son assemblée générale annuelle des actionnaires à Shawinigan, le 18 décembre.

Philippe Nadeau, directeur général du DigiHub, dont le modèle fait maintenant des petits à travers le Québec.

6 Un réseau national

Le DigiHub de Shawinigan a été choisi comme organisme responsable d’élaborer et d’appuyer un réseau de 18 pôles régionaux d’innovation à travers le Québec. L’ex-premier ministre Philippe Couillard s’était notamment déplacé à Shawinigan pour procéder à cette annonce, en février. Cette initiative dispose d’une enveloppe budgétaire de 32 millions de dollars.

Lise Landry, présidente du conseil d’administration de la Corporation des Trois colombes, en compagnie d’Aline Chrétien, qui a donné son nom à la nouvelle maison de soins palliatifs de Shawinigan.

7 La Maison Aline-Chrétien ouvre ses portes

Désirée depuis une quinzaine d’années, la création d’une unité de soins palliatifs autonome à Shawinigan est finalement devenue réalité en 2018. À la fin avril, la Maison Aline-Chrétien a donné une nouvelle vie à la résidence familiale de feu Gabriel Buisson, fondateur de la Société Laurentide. Huit chambres sont ainsi mises à la disposition de personnes souhaitant terminer leurs jours dans un environnement paisible.

Shawinigan n’apparaît sur la Route des brasseurs de la Mauricie.

8 Le Trou du diable exclu de la Route des brasseurs

Petite controverse touristique sur fond politique, alors que le projet de la Route des brasseurs de la Mauricie a été lancé, en novembre, sans la présence du Trou du diable. L’acquisition de ce fleuron shawiniganais par Molson Coors, à l’automne 2017, la disqualifiait comme entreprise brassicole indépendante. Le Broadway Microbrasserie a choisi de ne pas joindre la Route des brasseurs, par solidarité.

En mai, un violent incendie réduisait en miettes la Station plein air Val-Mauricie.

9 Incendie à la Station plein air Val-Mauricie

En mai, un incendie a complètement ravagé la Station plein air Val-Mauricie. Des roulottes ont finalement été installées pour passer la saison hivernale et un nouveau pavillon sera construit en 2019. En attendant, le Parc de l’Île Melville peine à trouver un successeur à sa directrice générale, Marie-Louise Tardif, devenue députée caquiste de Laviolette - Saint-Maurice.

En mars, la fabrique de la paroisse Sainte-Marguerite-d’Youville annonçait la fermeture de l’église Saint-Pierre en septembre.

10 Des églises dans l’actualité

Les ventes d’églises retiennent maintenant beaucoup moins l’attention tellement elles sont devenues nombreuses, mais à Shawinigan, celle de l’église Saint-Pierre revêt un caractère particulier en raison de son rôle historique et de sa richesse patrimoniale. En août, un important dégât d’eau au presbytère a forcé le déménagement de la fabrique au sous-sol de l’église Saint-Charles-Garnier. Une dernière messe a été célébrée à l’église Saint-Pierre le 29 septembre. Auparavant, dans le secteur Grand-Mère, la nef de l’église Saint-Paul accueillait à nouveau les fidèles le 26 mars, 15 mois après un important dégât d’eau.