Les résidents du secteur Lac-à-la-Tortue n’oublieront pas de sitôt les travaux d’aménagement pour les égouts et l’aqueduc.

Dix événements marquants à Shawinigan

Les égouts de la colère

Retards, dépassements de coûts, routes impraticables, citoyens et commerçants exaspérés... Attendu depuis des dizaines d’années, le nouveau réseau d’égout autour du lac à la Tortue a défrayé la manchette au cours des douze derniers mois, le plus souvent pour les mauvaises raisons. Le réseau est devenu enfin fonctionnel le 20 décembre, à un prix qui fera sursauter les résidents desservis à la réception de leur prochain compte de taxes.

La quantité de matières résiduelles à sortir du site de l’ancienne usine Belgo avait été sous-estimée, retardant ainsi les travaux.

Le ménage qui n’en finit plus

Autre grande source de frustration à l’hôtel de ville, le nettoyage à l’ex-usine Belgo, qui n’en finit plus. Le processus semblait enfin enclenché pour de bon cet été, mais une mauvaise évaluation de la quantité de matières résiduelles à sortir du site a forcé le ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques à retourner en appel d’offres. Le nouveau contrat a été attribué trop tard pour reprendre le chantier avant l’hiver. La suite au printemps 2020.

La Coalition contre le bruit, représentée notamment par Me Marie-Anaïs Sauvé, a été déboutée en Cour supérieure, en février.

La Coalition contre le bruit fait chou blanc

Dans un jugement très attendu, l’honorable Suzanne Ouellet a rejeté, à la fin février, les prétentions de nuisance au-delà des limites acceptables imposées par les vols d’hydravions touristiques au lac à la Tortue. Un cuisant échec pour la Coalition contre le bruit, dont l’exercice du recours collectif avait été accordé en 2012. Le jugement a été porté en appel et toutes les parties auront déposé leur mémoire en juin 2020.

Courte existence du RNPRI

Le Réseau national des pôles régionaux d’innovation devait faire rayonner Shawinigan à travers le Québec, mais une étrange histoire de lac-à-l’épaule organisé à l’Auberge du lac à l’Eau claire a pris des proportions qui ont finalement signé l’arrêt de mort de cette initiative de l’ex-gouvernement libéral. En pareille matière, la Ville a pu se consoler un peu avec l’organisation de la deuxième édition du Sommet international de l’innovation en villes médianes, en novembre à Espace Shawinigan, qui a rassemblé plus de 400 personnes.

En février, des citoyens en colère voulaient obtenir des explications sur la dernière augmentation de leur compte de taxes, à l’Auberge Gouverneur.

Citoyens en furie

Une exceptionnelle baisse de l’évaluation moyenne des résidences unifamiliales à Shawinigan ne laissait entrevoir rien de particulier en 2019, mais la décision du conseil municipal de hausser le compte de taxes moyen de 4,2 % a changé la donne. Le mécontentement a pris une telle ampleur qu’une séance d’information avec la firme Servitech a été organisée à l’Auberge Gouverneur le 5 février, au cours de laquelle 400 personnes sont venues partager leur colère au sujet de leur évaluation ou du compte de taxes.

L’heure était aux célébrations au Château Bellevue le 5 décembre, après un début de chantier pour le moins chaotique.

Conclusion heureuse

L’inauguration du Château Bellevue, un investissement de 60 millions de dollars tout près du centre-ville, a constitué un baume sur un début de chantier rocambolesque, qui a incité la Ville de Shawinigan à poursuivre deux firmes pour une mauvaise évaluation de contaminants sur cette propriété. Non seulement l’arrivée de plus de 300 appartements pour retraités n’est pas passée inaperçue dans le marché, mais elle a incité les compétiteurs à se mettre à la page, comme le Groupe Maurice qui a investi 2,5 millions $ aux Jardins du Campanile.

En recherche de financement

Un projet associé à la relance industrielle de Shawinigan a donné d’inquiétants signes d’essoufflement en 2019. En février, Nemaska Lithium a annoncé qu’il lui manquait 375 millions $ pour conclure ses investissements à la mine Whabouchi et à son usine sur le site de l’ex-papeterie Laurentide. Le ministre de l’Économie et de l’Innovation, Pierre Fitzgibbon, a assuré que tout sera déployé pour sauver ce projet. Le 23 décembre, la société annonçait qu’elle demandait à la Cour supérieure de se placer sous la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies.

À la fin juillet, la Ville de Shawinigan procédait à l’ouverture de la marina de Grand-Mère, mais les travaux d’aménagement se sont poursuivis pendant toute l’année.

Marina au pied du pont

La nouvelle Marina de Grand-Mère a ouvert ses portes aux visiteurs en juillet. Cet investissement de 14 millions de dollars sur le site de l’ancienne papeterie Laurentide ne commencera toutefois à être utilisé à son plein potentiel qu’en 2020. Il reste quelques travaux à compléter au parc riverain, dont une tour d’observation qui a dû être revue en raison des coûts trop élevés des plans initiaux.

Le député de Saint-Maurice - Champlain, François-Philippe Champagne, ne s’est pas fait prier pour annoncer la construction d’un nouveau Centre national de vérification et de recouvrement, en février.

Un nouvel immeuble

Alors que les jeux de coulisse politiques sur la volonté du Québec de gérer un rapport d’impôt unique semaient à nouveau l’insécurité au Centre national de vérification et de recouvrement, la ministre du Revenu national, Diane Lebouthillier, le ministre de l’Infrastructure et des Collectivités, François-Philippe Champagne et le secrétaire parlementaire de la ministre des Services publics et de l’Approvisionnement et de l’Accessibilité, Steven McKinnon, venaient annoncer en février que l’immeuble actuel ne serait pas rénové, mais plutôt démoli pour faire place à un nouveau bâtiment. L’investissement, estimé à au moins 100 millions $, ne se concrétisera toutefois pas avant cinq ans.

La directrice générale du CNETE, Nancy Déziel, reçoit l’accolade du ministre de l’Économie et de l’Innovation, Pierre Fitzgibbon, lors de l’annonce d’un important projet de développement d’une filière régionale de recyclage de piles.

Recyclage de piles

Le Centre national en électrochimie et en technologies environnementales a annoncé le plus important investissement de son histoire, en juin. Québec et Ottawa ont ainsi confirmé une aide financière de 3,9 millions $ sur le développement d’une filière régionale de recyclage de piles, une première au Québec. Mené en collaboration avec la Société Laurentide, ce projet de cinq ans est estimé à 6,3 millions $.