Les quatre candidats dans la course à la direction du Parti québécois, Sylvain Gaudreault, Frédéric Bastien, Guy Nantel et Paul St-Pierre Plamondon étaient de passage à Louiseville jeudi.
Les quatre candidats dans la course à la direction du Parti québécois, Sylvain Gaudreault, Frédéric Bastien, Guy Nantel et Paul St-Pierre Plamondon étaient de passage à Louiseville jeudi.

Direction du PQ: les quatre candidats croisent le fer à Louiseville

Amélie Houle
Le Nouvelliste
LOUISEVILLE — Les quatre candidats dans la course à la direction du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, Sylvain Gaudreault, Guy Nantel et Frédéric Bastien étaient de passage dans la région jeudi. Ils ont en effet effectué un arrêt du côté de Louiseville, au parc du Tricentenaire, afin de partager leur vision avec des partisans, lors d’un 5 à 7.

Alors qu’il s’agissait d’un troisième rendez-vous du genre dans la région pour les candidats Sylvain Gaudreault et Paul St-Pierre Plamondon, les quatre candidats étaient tous réunis pour la première fois en Mauricie et ont pu croiser le fer devant les quelque 50 militants réunis pour l’occasion.

Pour ce faire, chaque candidat disposait d’un temps de parole de six minutes bien chronométré afin de présenter leurs idées aux militants de la circonscription de Maskinongé. Sans surprise, la conviction principale du parti qui est de faire du Québec un pays a été mise à l’avant-plan par l’ensemble des candidats.

Sylvain Gaudreault

«Nous détenons cette grande responsabilité de faire du Québec un pays. Si nous sommes au Parti québécois, c’est que nous partageons une valeur commune qui est la liberté. Donc la première chose qu’il faut faire, c’est de faire augmenter l’adhésion à l’indépendance», a lancé Sylvain Gaudreault aux militants.

«Pour moi, dès le premier mandat, c’est la constitution et au deuxième mandat, un référendum, bing bang!», a quant à lui clamé Frédéric Bastien.

Le candidat Guy Nantel a lui aussi martelé son message quant à l’indépendance du Québec, lui qui aimerait effectuer un référendum sur la souveraineté dans un premier mandat.

Frédéric Bastien

«La souveraineté est un projet stimulant pour le Québec, mais aussi pour tous les Québécois et la Mauricie va en profiter. C’est pourquoi je suis assez pressé, car quand on va être élu en 2022, je vais appliquer mon plan rapidement, soit d’avoir une constitution écrite par le peuple dès la première année et la deuxième année, on va avoir un référendum en deux questions, à savoir si les gens veulent avoir un pays indépendant et s’ils adoptent la constitution écrite par leurs pairs dans la dernière année. C’est aussi simple que ça.»

Pour Paul St-Pierre Plamondon, l’indépendance est un projet de toutes les générations, chose qu’il n’a pas manqué de mentionner, malgré son arrivée tardive.

«On doit être capable de parler d’indépendance comme un projet d’avenir pour des problèmes actuels. C’est un projet d’avenir qui vient régler des problèmes concrets. Et la jeune génération qui n’a pas connu le référendum de 1995 a le droit de vivre cette histoire, tout comme les militants de la première heure qui ont droit à leur victoire. Et tant qu’on ne répondra pas au problème de l’indépendance, on est condamné à un déclin graduel de la langue, de la culture et de l’économie et moi, je ne veux pas laisser à mes enfants le mépris et le déclin que le Canada nous réserve», a-t-il fait valoir.

Guy Nantel

Une soirée riche en idées et en sujets

Les sujets abordés lors de la rencontre ont évidemment été très nombreux pour tenter de convaincre les militants. Qu’il soit question de l’avenir de la langue française, d’économie, d’immigration ou d’environnement, les échanges étaient enflammés.

«Dans mon plan, il y a aussi plusieurs enjeux contemporains, dont la culture, l’électronique et l’environnement. Mais il va falloir être rigoureux pour montrer qu’au lendemain d’un référendum gagnant, dans un premier mandat, on sera prêts à faire la transition. Donc le 10 octobre au matin, avec des militants et des experts, on va mettre en place neuf chantiers pour se préparer et répondre aux questions des citoyens quant à notre indépendance», a soutenu Sylvain Gaudreault.

Concernant le sujet de l’immigration, il a quant à lui été mis sur la table rapidement par le candidat Frédéric Bastien.

Paul St-Pierre Plamondon

«Un deuxième point qui est très important pour le français, c’est selon moi de réduire l’immigration, car il y a une corrélation directe entre le recul du nombre de francophones au Québec et l’immigration. On n’a jamais eu si peu de langue maternelle française depuis la Confédération canadienne et la raison, c’est notre politique d’immigration où on reçoit beaucoup trop d’immigrants pour notre capacité d’intégration.»

Les candidats présents ont également pu être questionnés par les militants afin d’éclaircir certains sujets, tels que la langue française, l’achat local et le taux d’adhésion au parti qui devra être revu à la hausse pour simplement penser gagner la prochaine élection. Les candidats ont donc pris part à l’exercice et devaient répondre à tour de rôle aux questions du public.

Rappelons que l’élection du nouveau chef du Parti québécois aura lieu le 9 octobre prochain.