Sylvain Gaudreault et Paul St-Pierre Plamondon sont de passage dans la région. Ils étaient à La Tuque mercredi.
Sylvain Gaudreault et Paul St-Pierre Plamondon sont de passage dans la région. Ils étaient à La Tuque mercredi.

Direction du PQ: deux candidats de passage en Mauricie

Audrey Tremblay
Audrey Tremblay
Le Nouvelliste
LA TUQUE — Deux candidats dans la course à la direction du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon et Sylvain Gaudreault, sont de passage dans la région. Ils ont fait un arrêt à La Tuque mercredi et ils seront du côté de Shawinigan, jeudi, afin de présenter leurs idées aux militants de la circonscription de Laviolette—Saint-Maurice.

Quelques dizaines de personnes se sont rassemblées, en respectant les mesures de distanciation sociale, afin d’en apprendre davantage sur les deux candidats et leurs projets qui partagent une même conviction, celle de faire du Québec un pays.

«Le Parti québécois est un parti à rebâtir. Nous devons rebâtir le camp du oui», a lancé Paul St-Pierre Plamondon qui aimerait un référendum sur la souveraineté du Québec dans un premier mandat.

«Il faut parler d’indépendance avec dynamisme, conviction et vigueur», insiste-t-il.

Le candidat a parlé d’avenir, de passion, de redonner une place importante au drapeau, mais également de stabilité.

«Il ne faut pas des courses à la chefferie à chaque deux ans. Si vous me prenez moi, je suis là pour rester», a-t-il martelé.

Sylvain Gaudreault pour sa part a attiré l’attention sur son intention de décentraliser les décisions et de redonner du pouvoir aux régions.

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Il veut davantage de cohérence au sein du Parti, mettre à l’avant-plan l’enjeu de la question nationale et faire monter l’adhésion au projet d’indépendance.

«La liberté c’est ce qui nous unit au Parti québécois. Nous avons en commun la conviction que le destin, que la suite logique de l’histoire du Québec, c’est de devenir libre. La liberté, c’est d’être capable de prendre toutes nos décisions, avoir la capacité d’influencer le cours de choses, de prendre des décisions différentes en fonction des intérêts propres du Québec», s’est-il exprimé.

Les candidats présents ont également pu faire valoir leurs idées sur divers sujets, notamment l’environnement. Ils ont été questionnés par des militants de La Tuque sur la langue française, les chicanes internes, la corruption, l’éducation, mais également sur la question des peuples autochtones.

«J’ai pris position en faveur d’une négociation de nation à nation en disant que si on réalise l’indépendance, ce n’est pas juste nous autres qu’on libère, on libère les peuples autochtones du joug de la Loi sur les Indiens», a fait valoir Paul St-Pierre Plamondon.

«Il faut s’entendre d’égal à égal, en respectant l’intégrité du territoire québécois, avant le prochain référendum pour ne pas se retrouver après à essayer de ‘’patcher les trous’’. Il faut avoir en tête la dignité des personnes, la qualité de vie et leur avenir en santé», a pour sa part plaidé Sylvain Gaudreault.

Bien qu’ils n’aient pas rencontré les élus de La Tuque, les deux candidats étaient bien au fait des enjeux de la ville.

«La Tuque est une municipalité importante, il faut qu’on aille à la rencontre des gens partout, incluant La Tuque où il y a plusieurs dossiers importants. Je pense à la couverture cellulaire sur la route 155, l’accès aux services d’urgence comme les ambulances, on sait qu’il y a eu un dossier là-dessus, le développement économique, l’industrie forestière…», lance Sylvain Gaudreault.

«Évidemment, il y a des enjeux locaux qui m’intéressent, les transports, le soutien à l’industrie touristique, la foresterie, la téléphonie cellulaire», souligne pour sa part Paul St-Pierre Plamondon.

Mais, rappelle-t-il, c’est davantage l’avenir du Parti dont il doit être question.

«Je pense que la question de fond qui se pose, c’est qui incarne l’avenir du parti au moment où on est à la croisée des chemins?» note celui qui veut surprendre dans cette course.

Les deux candidats qui se sont déplacés en Haute-Mauricie s’entendent toutefois pour dire que la campagne se déroule un peu dans l’ombre de la pandémie de COVID-19. De part et d’autre, on affirme qu’il est plus difficile d’avoir l’intérêt médiatique et d’avoir accès aux membres du parti.

«On est loin, et c’est compréhensible, dans la préoccupation des gens», avoue Sylvain Gaudreault.

«Je pense que dans les prochains mois, on va trouver notre espace et que les gens vont s’y intéresser», ajoute Paul St-Pierre Plamondon.

Les deux candidats à la chefferie du Parti québécois seront du côté de Shawinigan au parc des Vétérans en formule 5 à 7, jeudi.

Rappelons que depuis quelques semaines, le Parti québécois a officiellement repris sa course à la chefferie qui permettra l’élection d’un nouveau chef le 9 octobre 2020. Quatre candidats sont dans cette course: Frédéric Bastien, Sylvain Gaudreault, Guy Nantel et Paul St-Pierre Plamondon.