Les citoyens de la Mauricie verront leur compte de taxe scolaire diminuer, en moyenne, de 71 $.

Diminution du compte de la taxe scolaire

TROIS-RIVIÈRES — Les citoyens de la région pourront dans les prochains jours constater la baisse de la taxe scolaire en vigueur partout au Québec à partir de l’année 2018-2019, à la suite de l’adoption de la loi 166, en mars dernier.

C’est en moyenne 71 $ que les résidents de la Mauricie épargneront sur la taxe scolaire, cette année. Cette baisse est due à un article de la loi 166 qui stipule une diminution de 25 000 $ de l’évaluation foncière comptabilisée pour la taxe scolaire.

«Si vous avez une maison de 200 000 $, l’an dernier, vous payiez la taxe scolaire sur 200 000 $. Cette année, la taxe scolaire est appliquée sur 175 000 $», a expliqué Claude Lessard, président du conseil des commissaires de la Commission scolaire du Chemin-du-Roy.

La loi 166 instaure également une uniformisation du taux de taxe scolaire par région. En d’autres mots, un taux fixe par région a été déterminé selon le taux le plus bas parmi les commissions scolaires d’une même région.

En Mauricie, ce taux est d’environ 0,30 $, soit un des plus hauts de la province. Donald Martel, député de la Coalition avenir Québec (CAQ) dans Nicolet-Bécancour, s’en indigne.

«C’est incompréhensible que les cinq députés libéraux de la Mauricie aient accepté cela», a soutenu M. Martel.

Le député caquiste a notamment comparé le taux de la Mauricie à celui des Laurentides, qui se situe à environ 0,10 $. «Dans les faits, on paie trois fois plus cher que d’autres régions au Québec».

En janvier dernier, la CAQ avait annoncé vouloir instaurer un taux de taxe scolaire fixe pour la province entière.

Par contre, selon Jean-Denis Girard, député libéral dans Trois-Rivières, les besoins en éducation diffèrent grandement d’une région à l’autre.

«Je trouve que c’est très simpliste de faire une comparaison de chiffres comme ceux-là», a indiqué le député de Trois-Rivières.

Différents facteurs tels que les infrastructures, le nombre d’élèves et la distance entre les écoles varient dans chaque région du Québec.

Afin d’illustrer ces différences, le député a décrit la situation de la Commission scolaire des Découvreurs, dans la région de la Capitale-Nationale.

«C’est une des commissions scolaires qui a le moins d’enfants à accueillir et qui a la plus grande valeur immobilière», a souligné Jean-Denis Girard.

Le nombre moindre d’enfants et la haute valeur immobilière sont synonymes d’un taux plus faible quant à la taxe scolaire, «ce qui est tout à fait normal», selon le député libéral.

Pour la Mauricie, M. Girard a mentionné à titre d’exemple le Plan d’engagement vers la réussite de la Commission scolaire du Chemin-du-Roy, qui a pour but d’améliorer la réussite scolaire des jeunes et qui est adapté aux besoins de cette institution en particulier.