Marie-Louise Tardif

«Différentes choses à revoir et à améliorer»

LA TUQUE — «Pour donner un meilleur service aux citoyens, il faut être capable de s’asseoir tout le monde ensemble et de se parler calmement. C’est le rôle que je me suis donné dans plusieurs dossiers.» La députée caquiste de Laviolette-Saint-Maurice, Marie-Louise Tardif, a pris en charge les dossiers chauds concernant les services d’urgence de la Haute-Mauricie, notamment celui des ambulanciers et de la sécurité publique.

Il y a eu deux rencontres. La première avec les dirigeants du CIUSSS concernait les services ambulanciers. Les paramédics de La Tuque font pression depuis déjà un bon moment. Ils dénoncent publiquement leurs horaires de travail. Ils estiment que les horaires de faction sont désuets depuis plusieurs années.

«Les gens que nous avons rencontrés sont d’une grande écoute. Ils sont ouverts à essayer et à faire des projets pilotes. On travaille vraiment main dans la main pour qu’il y ait des améliorations là ou il y a des irritants», a indiqué Marie-Louise Tardif.

«Il y a le dossier des horaires de faction versus les horaires à l’heure. Ça semble être un dossier simple quand on pense que c’est soit un, soit l’autre, mais ça pourrait être aussi un amalgame des deux», ajoute-t-elle.

C’est ce qui serait sur la table présentement. Plutôt que d’avoir trois horaires de faction, il pourrait y avoir un projet pilote pour qu’un des groupes soit modifié en horaire à l’heure.

«Malgré ce qui est véhiculé, ce ne sont pas tous les ambulanciers qui sont intéressés par des horaires à l’heure. Chaque cycle comporte ses avantages et ses inconvénients», note-t-elle.

Mme Tardif a également fait savoir qu’une lettre avait été envoyée au ministère de la Santé et qu’elle allait pousser le dossier.

«Mon rôle c’est d’accélérer ça», insiste-t-elle.

Les principaux intéressés, pour leur part, n’avaient pas entendu parler de la rencontre entre la députée et le CIUSSS. Par contre, ils se réjouissaient de savoir que le dossier n’allait pas accumuler la poussière sur un coin de bureau.

«C’est certain que de savoir qu’il y a des actions, ça nous fait plaisir. Notre dossier est sur la table depuis longtemps. C’est un gros dossier pour les ambulanciers, mais surtout l’ensemble de la population. On est content de voir que ça bouge plus vite et on espère qu’on va nous tenir au courant», a commenté Shane Lynch, paramédic et représentant du syndicat à La Tuque.

En début de semaine, une autre rencontre a eu lieu. Cette fois-ci, ce sont des dirigeants de la municipalité et du CIUSSS qui étaient autour de la table. La grandeur du territoire était au cœur des discussions, principalement les interventions en forêt, à l’extérieur des zones urbaines.

«Quand on arrive dans les zones forestières, entre La Tuque et Parent par exemple, la loi est claire, ça relève de la sécurité publique, ça ne relève pas du CIUSSS. La sécurité publique, ça veut dire que ça relève de la Ville», explique Marie-Louise Tardif.

Cette dernière comprend toutefois les visions opposées des deux organisations, qui, selon ses dires, sont fermement campées sur leur position.

«Il y a du budget qui est donné par le gouvernement à la Ville de La Tuque pour aller chercher des gens en forêt. On parle de budget pour des VTT, motoneiges, radio satellite, différents équipements pour aller chercher les blessés et les amener sur le bord de la route pour l’ambulance s’il le faut. Là où les deux ont raison, le maire dit que le territoire est tellement grand qu’il n’a pas assez d’argent et l’autre dit que ça ne relève pas de lui. C’est ce qu’il faut voir».

À cet effet, il a été question de la formation de plus de premiers répondants. La députée de Laviolette Saint-Maurice s’est donné comme mission d’être la courroie de transmission entre les deux parties qui sont à l’opposé afin d’en arriver à des solutions concrètes et applicables.

«Il y a différentes choses à revoir et à améliorer et c’est complexe comme dossier. Ce qui est intéressant, c’est que le CIUSSS est ouvert à proposer ou revoir des façons de faire pour que ça fonctionne mieux sur le territoire qui a des éléments particuliers […] Je suis à l’écoute des maires et de mes concitoyens, mais mes partenaires sont aussi les gens du CIUSSS et du ministère», a-t-elle conclu.