Le projet de développement de la station de ski Vallée du parc consiste principalement à déplacer des conteneurs transformés en unités d’hébergement jusqu’au bas de la pente des glissades sur tubes.
Le projet de développement de la station de ski Vallée du parc consiste principalement à déplacer des conteneurs transformés en unités d’hébergement jusqu’au bas de la pente des glissades sur tubes.

Développement contesté à Vallée du parc: les citoyens rencontrés mercredi

SHAWINIGAN — À la suite de contestations de certains citoyens à l’égard d’un projet de développement mené par la station de ski Vallée du parc, le maire de Shawinigan, Michel Angers, tiendra une assemblée d’information en présence, mercredi.

Au cours des derniers jours, des résidents des zones contiguës à la station de ski, dont une bonne partie demeure sur le chemin des Versants, ont exprimé leur désaccord envers ce projet, qui prendrait place dans leur environnement immédiat.

Celui-ci consisterait d’ailleurs à déménager les conteneurs transformés en unités d’hébergement, situés dans le stationnement depuis l’automne 2018, vers le bas de la pente de glissade sur tubes. Cette attraction, pour sa part, serait déplacée vers un endroit plus sécuritaire.

Comme il a pris l’habitude de le faire depuis 11 ans, le maire a organisé cette rencontre dans le dessein d’entendre le son de cloche des citoyens sur le projet, pour ensuite discuter de l’aspect qui accroche entre les deux parties, le tout dans une ambiance cordiale.

«On va étudier le dossier tous ensemble pour ensuite questionner les citoyens et tenter de trouver un terrain d’entente pour satisfaire tout le monde. Quand les gens sont plus ou moins en accord avec une décision prise sur le territoire, c’est notre responsabilité de prendre le temps de tenir le nombre de rencontres qu’il faut pour nous en parler», a-t-il fait savoir.

Il est à noter qu’en raison des mesures sanitaires à respecter à l’intérieur de l’hôtel de ville, un maximum d’environ 16 citoyens pourront assister à la rencontre. Celle-ci débutera vers 19 heures. Les Shawiniganais désireux d’y prendre part pourront avoir accès à la salle du conseil dès 18 h 30. Évidemment, les autorités municipales n’ont pas le choix d’imposer cette limitation du nombre de participants à l’assemblée afin que «tous respectent la distanciation sociale en tout temps dans la salle».

Le maire de Shawinigan, Michel Angers, souhaite donner la parole aux citoyens mécontents pour que «rien ne soit poussé dans la gorge de personne».

Par ailleurs, Michel Angers n’a pas voulu prendre position sur le sujet, dont il a pris connaissance au cours des derniers jours.

«La Ville est toujours ouverte à ce genre de projets de développement. Toutefois, il est primordial pour nous que le tout se fasse dans l’harmonie. Lorsque ce n’est pas le cas, la Ville comme les promoteurs ont le mandat de répondre à tous les questionnements», a-t-il indiqué.

Interrogé à propos de ces contestations vendredi dernier, le directeur général de la station, Alain Beauparlant, a mentionné avoir du mal à comprendre ce désaccord qu’ont exprimé ses voisins. Il avait même avancé que, selon lui, ce débat avait pris des «proportions démesurées».

Rappelons qu’une visioconférence visant à donner la parole aux citoyens avait eu lieu le 3 juin dernier. C’est à ce moment que les critiques à l’endroit de ces modifications proposées aux grilles de spécification des zones concernées ont été formulées.

Heureux de recevoir à nouveau les gens

Cette assemblée municipale sera la toute première organisée en présence à l’hôtel de ville de Shawinigan depuis le début de la pandémie de COVID-19. À cette occasion, le maire Angers a tenu à exprimer son enthousiasme à l’idée de pouvoir entendre de vive voix ses citoyens.

«Mon passé de syndicaliste oblige, j’ai toujours grandement apprécié ces rencontres en personne où de nombreux débats et discussions pouvaient avoir lieu. C’est toujours un bonheur de recevoir des gens à la salle du conseil et c’est pour cette raison que je fais de la politique. Je ne vous cacherai donc pas que j’ai bien hâte à la rencontre de mercredi soir», a-t-il affirmé.

Michel Angers n’a pas souhaité se prononcer sur les étapes qui pourraient suivre cette rencontre d’information. «On va commencer par écouter les gens, après on verra», a-t-il conclu.