Le comité organisateur, de gauche à droite: Jimmy Plourde, Christian Bouchard, Marc-André Caron-Mailhot, Patricia Nourry et Joël Bégin.

Deuxième édition du Festiphilo

TROIS-RIVIÈRES — Le centre-ville de Trois-Rivières sera le théâtre de la deuxième édition du Festiphilo. Du 14 au 16 juin, dans différents cafés, bars et restaurants, le public est invité à brasser des idées en compagnie de philosophes sur des thématiques d’actualité.

«Apprendre la philosophie, apprendre à argumenter, apprendre à utiliser un autre langage que celui des cris, des injures, ça tient presque d’une sorte de miracle parce qu’on sort de quelque chose», fait valoir un des organisateurs de l’événement, Christian Bouchard, professeur retraité de littérature du Collège Laflèche.

«Actuellement, dans l’ensemble de la société occidentale, on parle beaucoup de polarisation des débats. Nous sommes pour ou contre. Les nuances semblent s’absenter de la conversation publique. Les organisateurs veulent donc «converser doucement et justement», comme le dit Montaigne, de sujets parfois controversés. «C’est l’objectif du Festiphilo», dit-il.

Rappelons que, l’an dernier, l’événement était le tout premier en son genre au Québec. Un autre a émergé ailleurs depuis, mais dans un espace universitaire. À Trois-Rivières, la philo tient à côtoyer les citoyens dans l’espace public.

Les diverses conférences offertes seront d’une durée de 30 minutes et une période de 20 minutes sera réservée à des périodes de discussions avec le public après chacune d’elles. Les organisateurs veulent s’assurer que tous ceux qui le souhaitent puissent s’exprimer au moins une fois.

Le 14 juin, la Festiphilo s’amorce à 15 h 30 avec une table ronde portant sur l’élargissement de l’aide médicale à mourir, un enjeu on ne peut plus d’actualité. Ça se passe à la salle de la gare maritime avec Danielle Chalifoux, Jean-Pierre Ménard et Vincent Thériault.

Tout de suite après, au Café Frida, on va se poser la question «Sommes-nous à l’ère de la post-vérité?», en compagnie de Louis-Étienne Villeneuve et Félix Milette.

Il y aura cocktail d’ouverture à 17 h au restaurant Poivre noir, une gracieuseté du Cégep de Trois-Rivières. Le cocktail sera suivi, à 19 h, au même endroit, d’une discussion portant sur «L’éthique de l’intelligence artificielle: dédramatiser sans banaliser» avec Jocelyn Maclure.

Le 15 juin, le festival se déroulera à la Gare maritime, rue du Fleuve, sous le thème «Consentir, ou l’oubli de la dimension pratique du corps» avec la conférencière Marie-Hélène Desmeules.

De 11 h à midi, il sera question de «Faire de la recherche en éthique appliquée en contexte autochtone: un exemple en ergothérapie», avec les conférencières M.-J. Drolet et Marie Goulet. De 13 h 30 à 14 h 30, Geoffroy Mannet de l’Université Paris 8-Saint-Denis, parlera du thème «La démocratie est-elle une communauté sans chef?». La journée sera clôturée par le conférencier Jean Pichette des Éditions Somme toute qui parlera de «La nouvelle société invisible. Quelle laïcité dans un monde sans ciel».

Le 16 juin, la journée s’amorce à 10 h à la salle Cogeco du Musée Pop avec Pierre-Olivier Garand de l’UQTR. Sa question sera «Qu’est-ce qu’enseigner? Une question au cœur des enjeux éducatifs modernes.»

Syliane Charles de l’UQTR enchaînera à 11 h avec «Des passions de l’âme aux passions passionnantes: réflexion sur les origines modernes de l’individu contemporain».

À 13 h 30, Claude Fortin de l’Université de Sherbrooke discutera de «Médias et démocratie: les limites du marché dans la production de nouvelles d’intérêt public».

C’est Claude Panaccio de l’UQAM qui livrera la dernière conférence de la journée avec «Dialoguer avec les philosophes du passé. Présentation du livre Récit et reconstruction».

Plusieurs autres activités font partie de la programmation. On peut consulter les détails de l’horaire à www.facebook.com/festiphilo.