Dès mardi, les cliniques sillonneront les rues de Trois-Rivières et Shawinigan mais aussi des municipalités avoisinantes. Elles offriront un service sans rendez-vous et sans frais à toute personne qui présente des symptômes de la COVID-19. On aperçoit sur la photo Gilles Hudon, président-directeur général adjoint du CIUSSS-MCQ.
Dès mardi, les cliniques sillonneront les rues de Trois-Rivières et Shawinigan mais aussi des municipalités avoisinantes. Elles offriront un service sans rendez-vous et sans frais à toute personne qui présente des symptômes de la COVID-19. On aperçoit sur la photo Gilles Hudon, président-directeur général adjoint du CIUSSS-MCQ.

Deux nouvelles cliniques de dépistage mobile en Mauricie

Deux nouvelles cliniques de dépistage mobile seront déployées en Mauricie et ce, grâce à la collaboration de plusieurs partenaires.

Dès mardi, elles sillonneront les rues de Trois-Rivières et Shawinigan mais aussi des municipalités avoisinantes. Elles offriront un service sans rendez-vous et sans frais à toute personne qui présente des symptômes de la COVID-19. Les résultats seront connus dans un délai de 24 heures. 

Selon le CIUSSS-MCQ, entre 50 et 100 dépistages par jour pourront être réalisés dans chaque clinique.  

Tel que l’a précisé Gilles Hudon, président-directeur général adjoint du CIUSSS-MCQ, l’objectif est de rehausser la capacité de dépistage en proximité et en allant dans des milieux spécifiques comme des résidences pour aînés, des entreprises, des écoles, des zones d’éclosion. «Dans le contexte de déconfinement  progressif actuel, il est important d’assurer une vigie pour limiter la transmission du virus et intervenir rapidement en cas d’éclosion», a-t-il précisé. 

Lorsque l’unité mobile se déplacera dans certains milieux, les intervenants inviteront la population qui présente des symptômes à se faire dépister et ce, en sonnant aux portes. 


Le maire de Shawinigan Michel Angers a visité l’unité de décontamination du service de sécurité incendie transformée en clinique mobile de dépistage et s’est prêté au jeu de la simulation pour les besoins de la photo.

En outre, l’équipe multidisciplinaire se chargera de sensibiliser la population aux impacts psychosociaux de la pandémie et ainsi apporter du soutien psychologique. Et à ce sujet, Karine Lampron, directrice par intérim des services ambulatoires et des soins critiques, insiste sur le fait que les besoins sont présents. «La pandémie est une réalité particulière et inhabituelle.  Par exemple, à Drummondville la semaine dernière  avec la clinique de dépistage mobile, il y a des journées où une trentaine d’interventions psychosociales ont été faites. C’est une occasion unique pour nous d’être présent dans la communauté. Avec ces unités, nous aidons concrètement les gens à diminuer l’anxiété et à identifier des pistes de solution et, au besoin, l’intervenant peut aussi faire des références dans les ressources de la communauté et du CIUSSS-MCQ. En  plus, c’est une opportunité de faire de l’enseignement en matière de prévention des infections», a-t-elle expliqué. 

C’est la Direction de la santé publique qui déterminera les endroits où les cliniques mobiles seront envoyées, à la lumière des enquêtes sur les milieux à risques et les lieux d’éclosions. Les horaires seront inscrits sur le site du CIUSSS-MCQ et sur sa page Facebook. 

Rappelons qu’actuellement, environ 700 dépistages sont effectués par jour en Mauricie et au Centre-du-Québec (dont 250 à 400 par jour dans les  cliniques de dépistage  et les cliniques d’évaluation ) alors que la capacité en laboratoire est de 1300. 

Comme précisé précédemment, l’arrivée de ces nouvelles cliniques de dépistage mobile est le résultat d’une collaboration entre le CIUSSS-MCQ et les villes de Trois-Rivières et de Shawinigan mais aussi de plusieurs partenaires. 

Sur la photo on voit à l’avant-plan, Gilles Hudon, président-directeur général adjoint du CIUSSS-MCQ. Derrière lui, dans l’ordre habituel malgré les règles reliées à la distanciation sociale, on retrouve Annie Brousseau, directrice générale de la Fondation régionale pour la santé de Trois-Rivières, Jean Lamarche, maire de Trois-Rivières, Amélie Vallée, directrice générale de la Fondation de la SSS de l’Énergie, Karine Lampron, directrice par intérim des services ambulatoires et des soins critiques, Michel Angers, maire de Shawinigan et Robert Landry, maire de Saint-Étienne-des-Grès.  

Ainsi, l’association entre la Ville de Trois-Rivières, la Société de transport de Trois-Rivières et les équipes du CIUSSS-MCQ a permis d’adapter un autobus de ville afin d’en faire une clinique mobile de dépistage.  «En cette période de pandémie, il faut que les gestes posés soient eux aussi pandémiques et contagieux. C’est ce qu’on fait aujourd’hui, au-delà de créer des systèmes de dépistage mobile qui vont nous permettre d’aller dans nos premiers quartiers et de rejoindre des gens qui ne seraient pas rejoints naturellement. C’est en travaillant ensemble qu’on va y arriver ensemble», a mentionné Jean Lamarche, maire de Trois-Rivières.  

À Shawinigan, la ville a mis à la disposition son unité de décontamination qui a été préparée et adaptée aux besoin des intervenants de la santé avec la collaboration du service de sécurité incendie de Shawinigan.  «Le déconfinement amène un certain relâchement auprès de la population et peut faire en sorte qu’il y ait une deuxième vague. Alors, pour nous, c’est important d’être partenaire du projet d’unités mobiles. Il est naturel que Trois-Rivières et Shawinigan puissent s’inscrire dans cette démarche et qu’on puisse aller dans les secteurs où  les gens sont le plus en retrait. On ne veut pas revivre ce qu’on a vécu du côté du CHSLD Laflèche. Plus on fera de dépistage, plus on sera en mesure de contrôler cette pandémie», a déclaré Michel Angers, maire de Shawinigan.