Sonia LeBel et Jean Boulet pourraient bien être tous les deux ministres.

Deux ministres en Mauricie?

Trois-Rivières — Après avoir été limitée à un seul représentant au sein du conseil des ministres tout au long du règne libéral, la Mauricie pourrait bien avoir deux ministres dans le nouveau gouvernement caquiste.

Alors que l’heure était toujours aux réjouissances quelques minutes à peine après la confirmation de leur élection respective, les nouveaux députés de Champlain, Sonia LeBel, et de Trois-Rivières, Jean Boulet, reconnaissaient qu’ils seraient très heureux que François Legault leur confère d’importantes responsabilités lorsqu’il choisira quels députés siégeront sur son premier conseil des ministres. Néanmoins, les deux nouveaux élus se montrent prudents et rappellent que le choix final appartient au premier ministre.

«Ces discussions-là n’ont pas encore eu lieu avec mon chef. Je vais le laisser choisir son cabinet», lance Sonia LeBel, que plusieurs analystes voient comme vice-première ministre.

Tout comme sa nouvelle collègue, Jean Boulet soutient qu’il n’a eu aucune indication de la part des bonzes du parti à l’effet qu’il pourrait tirer les rênes de quelconque ministère.

«C’est la prérogative de M. Legault. C’est lui qui va former son conseil des ministres. Mais s’il lève le drapeau, ça me fera plaisir d’assumer les responsabilités qu’il me confiera», indique l’avocat qui devra mettre en veilleuse son implication au sein du cabinet Lavery pour les quatre prochaines années.

Des dossiers pressants

Même s’ils ne sont élus que depuis quelques heures, les nouveaux députés caquistes des quatre circonscriptions de la Mauricie ont déjà une bonne idée des dossiers qu’ils doivent traiter en priorité.

Pour Sonia LeBel, étendre la couverture Internet à l’ensemble du nouveau territoire de la circonscription de Champlain constitue un dossier prioritaire.

«J’ai fait le tour du comté ce matin (lundi) et dans le coin de Notre-Dame-de-Montauban et de Lac-aux-Sables, j’avais de la difficulté à joindre les gens avec mon cellulaire. En priorité, il faut mettre tout le monde en 2018. Après ça, on va pouvoir travailler sur tout le reste. Ç’a toujours été pour moi la pierre angulaire, le marbre sur lequel nous devons travailler», mentionne-t-elle.

Dans Maskinongé, Simon Allaire compte bien mettre les efforts nécessaires afin d’amoindrir le problème de la pénurie de main-d’œuvre. Il est inconcevable selon lui que l’expansion de certaines entreprises soit freinée en raison de cet inquiétant phénomène.

Pour sa part, Marie-Louise Tardif cible notamment l’engorgement de l’urgence de l’hôpital du Centre-Mauricie ainsi que plusieurs problématiques touchant la Haute-Mauricie comme dossiers prioritaires.

Des allures de 2007

Ayant été élu comme député de Maskinongé lors de la vague adéquiste en 2007, Jean Damphousse milite maintenant pour la CAQ. Présent lors du rassemblement de fin de campagne, il s’est rappelé des souvenirs de sa propre élection en voyant la CAQ s’imposer sur l’échiquier électoral québécois.