Mathis Vallerand
Mathis Vallerand

Deux jeunes de la région s’impliquent dans la lutte contre les changements climatiques

TROIS-RIVIÈRES — Laurence Dubuc et Mathis Vallerand, deux élèves du secondaire de la région, ont joint les rangs de la troisième cohorte du Conseil national des jeunes ministres de l’Environnement.

Composé de 16 jeunes de niveau secondaire, d’âges et de régions variés, le nouveau Conseil national des jeunes ministres de l’Environnement s’engage à investir leur potentiel au service de la lutte contre les changements climatiques et à participer à la réalisation de projets d’action climatique à l’échelle de la province.

L’étudiante de quatrième secondaire à l’Académie Les Estacades de Trois-Rivières, Laurence Dubuc espère contribuer au Conseil avec, entre autres, son temps et sa créativité. Elle a d’ailleurs été inspirée par sa soeur qui a elle aussi été jeune ministre.

«Ça m’a donné le goût de changer les choses autour de moi. Ç’a fait changer ma perception aussi, nous sommes les adultes de demain et je pense qu’il faut s’occuper de notre futur maintenant. L’environnement me tient vraiment à cœur. On essaie d’avoir le moins d’impact possible. Je pense que chaque petit geste peut faire une différence. On est mieux d’essayer que de ne rien faire. Il ne faut pas se décourager», lance la jeune femme.

«En ce moment, il y a une barrière entre les générations. En voyant des jeunes s’impliquer comme ça, j’ai l’impression que ça va la briser un peu. C’est mon but en fait», ajoute-t-elle.

Mathis Vallerand, pour sa part, croit qu’il faut davantage que des actions individuelles. Pour l’étudiant de deuxième secondaire de Saint-Étienne-des-Grès, c’est la responsabilité de toute la collectivité et du gouvernement.

«Je suis allé au Sommet jeunesse sur les changements climatiques l’année dernière et j’ai vu des gens très inspirants et impliqués. Il faut faire des actions collectives pour pouvoir changer les choses pour l’avenir», explique l’étudiant de l’école secondaire des Pionniers.

«Au terme de la crise de la COVID, il va falloir se questionner. Il y eu des baisses de gaz à effet de serre suite au confinement, mais si on ne change rien après la crise, ça va revenir à la normale. Il faut être proactif», lance-t-il.

Compte tenu de l’annulation du Sommet jeunesse sur les changements climatiques 2020 (SJCC20) en raison de la COVID-19, tout le processus d’élection s’est tenu en ligne.

Laurence Dubuc

Bien qu’une élection ait été prévue, les seize nouveaux jeunes ministres de l’Environnement ont finalement été élus «par acclamation».

«Différents critères ont mené le comité organisateur de l’événement Élection 2020 #Sorsdetabulle à prendre une telle décision, notamment la qualité des candidatures et la diversité à la fois des niveaux scolaires et des régions administratives représentés par celles-ci», explique Émilie Robitaille, coordonnatrice de Sors de ta bulle à la Fondation Monique-Fitz-Back, par voie de communiqué.

Le conseil 2020-2021 est composé de dix filles et six garçons qui résident dans neuf régions administratives. Ils sont tous des élèves du secondaire. Les jeunes ministres de l’Environnement seront en poste jusqu’en mai 2021.

Les jeunes participants sont motivés et déjà engagés dans leur école et leur communauté.

Laurence Dubuc s’implique sur le comité vert de son école depuis trois ans afin de faire changer les choses. Elle faisait aussi partie des élèves du secondaire qui avait demandé à la Ville de Trois-Rivières de déclarer l’état urgence climatique.

De son côté, Mathis Vallerand s’implique pour l’achat local, notamment comme bénévole au marché public de Trois-Rivières. Il a aussi donné un coup de main à sa mère, qui était candidate pour le Parti vert du Canada dans la circonscription de Saint-Maurice-Champlain, aux dernières élections.

«J’ai pu aider un peu. C’est ce qui m’a fait réaliser qu’il faut vraiment faire des actions collectives», avoue-t-il.

Deux des principales réalisations des cohortes précédentes ont été de mettre en œuvre une campagne de sensibilisation sur l’achat local, à la fois dans une dizaine d’écoles du Québec et sur les réseaux sociaux et de mobiliser la jeunesse autour des 16 DÉFIS Sors de ta bulle.

Les nouveaux jeunes ministres détiennent maintenant un profil sur la page «Jeunes ministres 2020-2021» du site www.Sorsdetabulle.com.

Rappelons que la Fondation Monique-Fitz-Back œuvre pour stimuler l’engagement social et environnemental et à entretenir l’espoir chez les jeunes du Québec. Depuis sa création en 2006, plus de 100 000 jeunes de toutes les régions du Québec ont été sensibilisés au développement durable par les projets de la fondation.