Denis Morissette organise bénévolement le Repair Café.

Deux initiatives dans la région

NOTRE-DAME-DU-MONT-CARMEL — Notre-Dame-du-Mont-Carmel aura son tout premier Repair Café, le 8 mars et l’activité pourrait se tenir une fois par mois, selon l’engouement dont feront preuve les citoyens et les bénévoles. Une initiative du même genre se tiendra également à Yamachiche où un café-réparation est organisé pour la deuxième fois par le Comité citoyen carboneutre de la MRC de Maskinongé sous le nom de Maski s’répare. Dans ce cas-ci, l’événement se déroulera de 13 h à 17 h, le 9 mars.

Les gens qui veulent faire réparer un grille-pain, un jeans, une bicyclette ou tout autre objet du quotidien pourront se présenter au Centre municipal des loisirs, 3860 rue de l’Hôtel-de-Ville à Notre-Dame-du-Mont-Carmel, le vendredi 8 mars, de 14 h à 18 h. Dès le lendemain, 9 mars, le café La Bezotte, 601 rue Sainte-Anne à Yamachiche, sera investi de bénévoles prêts à lutter également contre le gaspillage, l’obsolescence et la surconsommation.

Le Comité citoyen carboneutre avait organisé le tout premier café-réparation en Mauricie en septembre 2018 à Saint-Étienne-des-Grès. Vingt-trois objets avaient obtenu une seconde vie et seulement 4 ont dû prendre le chemin de l’écocentre.

«Nous souhaitons que ça devienne un événement récurrent qui se déplace dans la MRC, d’où le choix de Yamachiche pour cette deuxième édition», explique Thierry Archambault-Laliberté, membre du comité.

À Notre-Dame-du-Mont-Carmel, plusieurs réparateurs bénévoles ont confirmé qu’ils seront sur place pour réparer les objets brisés.

L’objectif de cette initiative d’entraide est de détourner le plus d’objets possible du lieu d’enfouissement. Les lampes, sèche-cheveux, vêtements, vélos, jouets et vaisselle aboutissent souvent dans la poubelle lorsqu’ils sont brisés alors que, dans bien des cas, ils peuvent être réparés.

«Nous autres, Nord-Américains, jetons énormément ce qui est à peine abîmé et qui serait parfaitement réutilisable après une simple réparation. Pour nombre d’entre nous, réparer n’est plus chose normale», se désole Denis Morissette, organisateur de l’événement. «Au Repair Café, nous voulons changer les choses», dit-il.

Mécanicien de profession avec 6000 heures de vol à son actif, Denis Morissette est un travailleur autonome qui fabrique et répare de la machinerie pour l’agriculture biologique. «Je ne peux pas concevoir qu’il se fabrique des choses qui ne se réparent pas», dit-il. Ce bénévole a donc décidé d’intervenir à sa façon pour contrer le phénomène.

L’idée de tenir ces journées d’entraide bienfaisantes pour la nature a vu le jour à Amsterdam en 2009 où est née la Fondation Repair Café (Repaircafe.org) qui soutient des groupes locaux dans le monde entier désireux de démarrer leur propre Repair Café, indique M. Morissette.

Ce dernier fait valoir que réparer ne permet pas seulement d’économiser des sous, mais également des matières premières, contribuant du même coup à la réduction des gaz à effet de serre.


« Nous autres, Nord-Américains, jetons énormément ce qui est à peine abîmé et qui serait parfaitement réutilisable après une simple réparation.  »
Denis Morissette

«Si vous avez le goût d’aider, de passer au suivant et que vos mains de bricoleur frétillent, devenez bénévole-réparateur et contactez-nous ou rejoignez-nous», dit-il.

En novembre dernier, une initiative du même genre avait vu le jour à Trois-Rivières et les organisateurs l’avaient tenue symboliquement le jour du Vendredi fou (Black Friday) en guise de réponse à la surconsommation qui caractérise notre société. Au lieu de conserver le titre de Repair Café, ils avaient nommé leur activité la Shop à réparer.

À Yamachiche, le 9 mars, on offrira la possibilité de réparer les appareils électroniques et électroménagers.

«En 2016, pas moins de 45 millions de tonnes de déchets d’appareils électroniques et électroménagers ont été produites dans le monde», signale le comité. On a donc avantage à leur éviter l’enfouissement le plus longtemps possible.