Luc Fournier de Saint-Stanislas

Deux hommes arrêtés pour des délits de nature sexuelle

TROIS-RIVIÈRES — La marchandisation sexuelle ne se limite pas à celui ou celle qui favorise la prostitution et en tire des revenus mais aussi aux clients qui paient pour les services sexuels. Le Service des enquêtes sur les crimes majeurs de la Sûreté du Québec, en collaboration avec la Direction de la police de Trois-Rivières, a d’ailleurs arrêté, jeudi matin, deux individus pour des délits de nature sexuelle commis envers une mineure.

Les suspects, Luc Fournier, 29 ans, de Saint-Stanislas, et Thierry Charette, 37 ans, de Trois-Rivières, sont tous les deux accusés d’avoir obtenu des services sexuels contre rétribution d’une adolescente de 14 ans et d’agression sexuelle. Les infractions auraient été commises entre janvier 2018 et août 2018. 

Compte tenu de la nature des accusations et de leur absence d’antécédents judiciaires, ils ont tous les deux pu reprendre leur liberté pour la durée des procédures judiciaires mais avec des conditions dont celle de ne pas se trouver en présence de jeunes de moins de 16 ans. 

Ils sont considérés comme les clients d’un présumé proxénète de Trois-Rivières, Simon Castonguay, 19 ans, qui avait pour sa part été arrêté en juillet dernier. En 2018 et 2019, il aurait en effet incité deux personnes (l’une avait 14 et l’autre 20-21 ans) à offrir ou à rendre des services sexuels moyennant rétribution, d’avoir exercé un contrôle, une direction ou une influence sur les mouvements de ces personnes et d’avoir bénéficié d’un avantage pécuniaire ou autre sachant qu’il provenait de la commission des infractions. Dans le cas de l’une des présumées victimes, il se serait également livré à des voies de fait contre elle, l’aurait menacée de mort ou de lui causer des lésions, et aurait tenté d’entraver le cours de la justice en lui demandant de retirer sa plainte. Enfin, il est accusé de possession de cocaïne.

Thierry Charette de Trois-Rivières

L’enquête sur les activités présumées de Castonguay aurait révélé que le suspect aurait tout d’abord fourni des stupéfiants aux jeunes filles au point de créer une accoutumance. Il les aurait ensuite obligées à se prostituer pour rembourser leurs dettes. Dans le cadre du processus judiciaire, il a été libéré sous conditions mais il doit se soumettre à une thérapie fermée de six mois au Centre L’Autre côté de l’ombre. 

Notons toutefois que l’enquête policière n’est pas encore terminée sur cette affaire. Toute information sur des actes criminels ou des événements suspects peut être communiquée à la Centrale de l’information criminelle de la Sûreté du Québec au 1 800 659-4264.