Une quarantaine de véhicules ont été impliqués dans deux carambolages sur l’autoroute 40.

Deux carambolages sur la 40

Yamachiche — Deux carambolages majeurs ont causé la fermeture complète de l’autoroute 40 en direction est, jeudi matin à la hauteur de Yamachiche. Les deux incidents, qui sont survenus à environ 30 minutes d’écart, ont impliqué en tout une quarantaine de véhicules, faisant cinq blessés mineurs.

Le premier incident est survenu vers 7 h 55 non loin du kilomètre 182. Un épais brouillard pourrait notamment être en cause dans ces multiples collisions, alors que la visibilité était réduite. Lors de cet événement, une douzaine de véhicules ont été impliqués, dont une remorque qui contenait des animaux.

Une vache s’est même retrouvée à l’extérieur de la remorque et a été aperçue marchant sur l’autoroute, ce qui a aussi distrait d’autres automobilistes qui ont été impliqués dans la collision. L’animal a cependant été capturé et les bêtes ont pu être récupérées par leur propriétaire.

Environ trente minutes plus tard, un second carambolage s’est produit, cette fois à la hauteur du kilomètre 178, un peu plus à l’ouest. Lors de ce deuxième incident, ce sont entre 25 et 30 véhicules qui se sont tamponnés dans ce secteur, dont quelques poids lourds. Heureusement, aucun blessé grave n’a été répertorié et les secours ont eu à prendre soin de cinq blessés légers.

Outre la Sûreté du Québec, le ministère des Transports, les paramédics ainsi que différents corps de pompiers des environs ont été appelés à intervenir sur les lieux. Les secouristes ont pu faire le tour de chacun des véhicules pour s’assurer que tout le monde allait bien et pour prodiguer des soins aux blessés.

L’autoroute a donc été fermée à la hauteur de Louiseville et les automobilistes ont dû emprunter un détour par la route 138 pour éviter le secteur, le temps que tous les véhicules impliqués soient dégagés de la route. L’autoroute a pu rouvrir vers 11 h 15, après que le ministère des Transports eut effectué une opération d’entretien de la route, notamment avec du fondant, étant donné qu’une fine couche de glace avait eu le temps de se former sans aucune circulation sur la chaussée.

Des poids lourds figuraient au nombre des véhicules impliqués.

Brouillard

Les conditions météorologiques et routières qui prévalaient jeudi matin dans le secteur où se sont produits les deux carambolages pourraient être qualifiées de cocktail explosif. Selon Environnement Canada, non seulement le brouillard était-il très épais, réduisant la visibilité sur la route, mais cet épais brouillard a également causé une fine couche de glace, réduisant l’adhérence de la chaussée.

Selon le météorologue Alexandre Parent, ce type de brouillard est appelé «brouillard de rayonnement». Il se produit lorsque le ciel est complètement dégagé la nuit et qu’il n’y a pas de vent, à des températures où le sol se refroidit plus rapidement que l’air. «Le taux d’humidité de l’air en surface se retrouve alors saturé et il se forme de fines gouttelettes d’eau. C’est ce qui s’est produit jeudi matin, causant du même coup une bruine verglaçante qui a rendu la chaussée glissante», explique Alexandre Parent, qui reconnaît qu’un brouillard de cette épaisseur est plutôt rare mais que les conditions étaient toutes réunies pour sa formation jeudi matin. 

Le ministère des Transports note en effet que la portion de l’autoroute 40 qui longe le lac Saint-Pierre fait très souvent l’objet d’alertes de visibilité réduite.

À ce sujet, la Sûreté du Québec rappelle l’importance d’adapter sa conduite. «Ce ne sont pas les conditions climatiques qui sont responsables des collisions, mais bien le fait que les conducteurs n’adaptent pas adéquatement leur vitesse en fonction de ces conditions. Plusieurs des sorties de route peuvent être causées par une vitesse inadaptée aux conditions climatiques et routières. Adapter sa vitesse aux conditions climatiques et routières peut permettre aux usagers de la route d’éviter les sorties de route et les collisions et, donc, de sauver des vies», constate la porte-parole de la SQ, Éloïse Cossette. 

Cette dernière rappelle d’ailleurs qu’en vertu de l’article 330 du Code de la sécurité routière, un usager de la route peut être intercepté pour ne pas avoir adapté sa vitesse aux conditions climatiques et routières même s’il respecte la limite indiquée sur le panneau routier. De plus, le conducteur doit réduire sa vitesse lorsque les conditions de visibilité sont rendues insuffisantes à cause de l’obscurité, du brouillard, de la pluie ou de précipitations ou lorsque la chaussée est glissante ou pas entièrement dégagée.