La ministre déléguée au Développement économique régional, Marie-Ève Proulx

Deux appels de la ministre à Michel Angers

SHAWINIGAN — La ministre déléguée au Développement économique régional, Marie-Ève Proulx, n’a pas souhaité réagir directement à la sortie du directeur général du Réseau national des pôles régionaux d’innovation, Philippe Nadeau, au sujet des coûts réels prévus pour l’organisation du lac-à-l’épaule à Saint-Alexis-des-Monts. Son analyse se poursuit et aucun délai n’est établi pour trancher l’avenir de cette organisation.

Rappelons que M. Nadeau a finalement précisé que le coût du lac-à-l’épaule s’établissait à 31 000 $ et non à 70 000 $, un montant qui avait indigné la ministre et qui a entraîné la révision en cours. Jeudi, le RNPRI a notamment rendu public la facture de cette activité, qui établit précisément ses coûts à 31 070,56 $. Avec les taxes applicables, les frais totaux s’élevaient à 35 723,38 $.

Même si le lac-à-l’épaule est annulé, le RNPRI doit assumer cette facture en entier, étant donné que les délais pour l’annulation de l’activité étaient trop serrés. Un dépôt de 8000 $ avait déjà été versé, de sorte que l’organisation doit maintenant assumer un solde de 27 723,38 $.

Antoine De La Durantaye, attaché de presse de la ministre Proulx, tient toutefois à nuancer les propos de M. Nadeau au sujet du manque de communication entre son bureau et le RNPRI depuis le début de cette controverse.

«La ministre a parlé à M. (Michel) Angers à deux reprises», précise-t-il. «C’est le président du DigiHub. Lors de notre dernière conversation, M. Angers nous avait donné sa pleine collaboration.»

En fait, le maire de Shawinigan ne siège pas sur le RNPRI selon le registraire des entreprises, même s’il s’était bel et bien présenté comme président lors d’une conférence d’information en décembre dernier. Le conseil d’administration du réseau devait être formé lors du lac-à-l’épaule de cette semaine. Pour le moment, des administrateurs provisoires y sont désignés.

Pour le reste, l’analyse se poursuit au ministère, résume M. De La Durantaye.

«Nous révisons toujours la mesure qui encadre les pôles régionaux d’innovation», déclare-t-il. «Il y aura des rencontres, en temps et lieu, avec les gens concernés. Il n’y a pas de date arrêtée encore.»

Le porte-parole confirme que le ministère n’a établi aucun délai avant de rendre sa décision sur l’avenir du réseau. «Nous n’avons pas d’agenda précis là-dessus», indique-t-il.