Les rues de la capitale haïtienne Port-au-Prince étaient inondées, mardi, à la suite du passage de Matthew sur l'île.

Des Trifluviens en Haïti épargnés par Matthew

L'ouragan Matthew n'est pas une menace ni un obstacle pour le groupe de stagiaires et d'accompagnateurs provenant de Trois-Rivières qui foulent actuellement le sol haïtien.
Jean-François Aubin
L'ouragan de catégorie 4 sur l'échelle de Saffir-Simpson s'est abattu sur la partie sud-ouest de l'île lors de la matinée de mardi avec des bourrasques franchissant parfois le cap des 230 km/h. 
Les neuf stagiaires du Cégep de Trois-Rivières, accompagnés de deux enseignantes et du conseiller du district de Marie-de-l'Incarnation Jean-François Aubin, résident actuellement à Cap-Haïtien, tandis que deux membres du Programme de stages internationaux pour les jeunes (PSIJ) séjournent à Sainte-Suzanne. Fort heureusement, ces deux villes sont en partie à l'abri de Matthew puisqu'elles se retrouvent dans une région qui est moins touchée par le cataclysme.
«Comparativement à d'autres villes du pays, ici c'est relativement bien. Nous n'avons pas de complications et nous ne ressentons pas de la crainte ni de la peur. La trajectoire de l'ouragan indique que nous ne serons pas touchés. Il ne poursuivra pas sa route dans notre direction», assure M. Aubin.
L'ouragan Matthew ne devrait d'ailleurs pas contrecarrer les plans de la brigade de solidarité internationale du Cégep de Trois-Rivières durant son séjour en Haïti, qui s'échelonnera du 2 au 23 octobre.
«Dans notre cas, [la seule ombre au tableau] est la pluie qui s'est mise de la partie, mais sans le vent. C'est un peu ce qui était prévu puisque nous sommes dans la partie la plus au nord en Haïti, pas très loin de la frontière avec la République dominicaine. Pour vous donner une idée, présentement c'est très calme et rien n'est inquiétant», confirme le conseiller municipal.
Tout indique que le groupe composé d'étudiants du programme de Techniques de travail social et d'accompagnateurs sera en mesure de rejoindre ses homologues du PSIJ à Sainte-Suzanne le 8 octobre prochain. Si les précipitations s'amplifient au cours des prochains jours, il y aura «évidemment des modifications à apporter, mais ce serait fort surprenant. On ne veut pas prendre de chances», enchaîne M. Aubin.
Le gouvernement haïtien a tout de même tenu à prendre des mesures au cas où la force du cyclone tropical soit décuplée et qu'il finisse par frapper sur une plus grande portion du pays.
Quelques établissements scolaires sont fermés depuis le 3 ctobre et le demeureront jusqu'au 5 octobre, dans le meilleur des scénarios. Des agents civils ont également été déployés dans les rues de Cap-Haïtien, notamment, afin de divulguer de l'information et des consignes à la population.